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Dossier mémoriel Algérie-France: Le rapport Stora remis demain à l'Elysée
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 19 - 01 - 2021

Parmi les dossiers prioritaires au centre du « partenariat d'exception », une nouvelle ère que veut ouvrir Alger avec l'ancienne puissance coloniale, figure en bonne place la question brûlante de la Mémoire, sujet à des tensions récurrentes entre les deux pays.
Comme déjà annoncé, lors de l'entretien entre Abdelmadjid Tebboune et son homologue français Emmanuel Macron, le 19 décembre dernier, au cours duquel les deux chefs d'Etat ont abordé le dossier de la Mémoire, le rapport sur « les mémoires de la colonisation et de la guerre d'Algérie » sera remis officiellement, demain mercredi, au président français, a annoncé l'historien Benjamin Stora. Le rapport sera accompagné de propositions pour parvenir à « une nécessaire réconciliation » franco-algérienne, près de 60 ans après la fin du conflit, a indiqué dimanche l'Elysée. L'historien français « formule dans son rapport plusieurs recommandations qui visent à parvenir à cette nécessaire réconciliation des mémoires », ajoute le communiqué de l'Elysée. Le rapport Stora sera, donc, remis ce mercredi, après avoir été annoncé initialement pour le mois de décembre, avant d'être retardé par la pandémie de Covid-19. Spécialiste de l'Histoire contemporaine de l'Algérie, Benjamin Stora avait été chargé, en juillet, par Emmanuel Macron de « dresser un état des lieux juste et précis du chemin accompli en France sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie ». « Cette mission avait pour objectif de dresser un état des lieux précis du regard porté sur ces enjeux de part et d'autre de la Méditerranée », précise l'Elysée. Les présidents algérien et français ont désigné chacun un expert, Abdelmadjid Chikhi pour l'Algérie, qui est le directeur des Archives nationales et conseiller auprès de la présidence de la République chargé des Archives et de la Mémoire nationale, afin de travailler sur ce dossier toujours brûlant. Abdelmadjid Chikhi avait justement affirmé, le 21 décembre dernier, que « l'Algérie réclame la totalité de ses archives dont une grande partie se trouve en France ».
« Il n'est pas question d'écrire une histoire commune de l'Algérie, mais d'envisager des actions culturelles sur des sujets précis, à déterminer, comme par exemple les archives ou la question des disparus », avait expliqué, en août, l'historien français, Benjamin Stora. Emmanuel Macron l'a chargé de ce rapport dans le cadre de ses initiatives pour tenter de « finir le travail historique sur la guerre d'Algérie » parce que, avait-il expliqué en décembre, « nous avons des tas de mémoires de la guerre d'Algérie qui sont autant de blessures ». Dans son discours sur la défense des principes républicains, en octobre, il avait déclaré que le « séparatisme » islamiste était en partie « nourri » par les « traumatismes » du « passé colonial » de la France et de la guerre d'Algérie, qui « nourrit des ressentiments, des non-dits ».
Retardé des deux côtés à cause de la pandémie de Covid-19, le dossier sur la Mémoire devrait être relancé pour passer aux prochaines étapes, même si aucun calendrier n'a été communiqué officiellement, par les deux pays. Lors du Conseil des ministres tenu, début juin dernier, Abdelmadjid Tebboune avait souligné « l'intérêt accordé à la Mémoire nationale sous tous ses aspects, qui n'était pas motivé par des considérations conjoncturelles, mais par un devoir national sacré ne tolérant aucun marchandage et qui restera en tête des préoccupations de l'Etat afin d'immuniser la personnalité nationale, par fidélité aux martyrs de la glorieuse Révolution de Novembre et aux moudjahidine ». « La désignation par le Président Macron de l'historien Benjamin Stora s'inscrit dans le cadre de la facilitation des choses, en vue de sortir de la crispation politique et de l'exploitation politicienne», avait encore déclaré, en juillet dernier, le Président Tebboune.
« Nous œuvrons à récupérer notre Mémoire nationale, tout en travaillant d'égal à égal avec la France (dans les autres domaines), comme dicté par les intérêts de chaque pays », avait estimé le chef de l'Etat.


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