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Journaliste: être ou ne pas être (II/II)
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 19 - 06 - 2021

-Ce voleur qui, dans la nuit rase les murs pour rentrer chez lui, c'est lui (…). Cet homme qui fait le vœu de ne pas mourir égorgé, c'est lui. Ce cadavre sur lequel on recoud une tête décapitée, c'est lui. C'est lui qui ne sait rien faire de ses mains, rien d'autre que ses petits écrits. Lui qui espère contre tout, parce que, n'est-ce pas, les roses poussent bien sur les tas de fumier. Lui, qui est tout cela, et qui est seulement journaliste (Said Mekbel, 3 décembre 1994)
- Une démocratie avec une rétention de l'information publique est une dictature silencieuse (Benali Ahmed, 1995)
-Ta règle grammaticale était simple à retenir : sujet, verbe, complément (Amar Belkhodja, «Halim Mokdad», 2011)
-Le plus important réside dans l'appréhension qu'ont d'eux-mêmes les hommes et les femmes des médias. S'ils sont de plus en plus nombreux à prendre conscience que l'acte d'informer est une lourde responsabilité à assumer avec rigueur et abnégation, ils vont finir par développer des démarches pouvant participer efficacement à la démocratisation de la société et, par conséquent, à son évolution et à sa modernisation (Ahmed Ancer, 2014)
-En étant journaliste, j'ai compris que la réalité à laquelle nous nous confrontons n'a ni valeur ni poids. C'est l'imaginaire qui commande nos actions, ou plutôt nos réactions. Nous sommes de plus en plus incertains, apeurés, vulnérables, irrationnels (Hammouche Abdelkader, 2014)
- Les journalistes algériens ne seraient que d'éminents gribouilles peuplant les rédactions et ne sachant que traduire maladroitement un pays fantasmé quand le pouvoir serait en phase avec le pays réel ( Hamidechi Boubekeur, 2014)
- Il y a des journalistes (Algériens) qui font des articles sur vous et peuvent vous démolir aussi bien qu'un adversaire sur un ring. Ils ne m'ont pas seulement baissé le moral. J'avais l'impression qu'on voulait me faire quitter le ring avant le round final (Ould Makhloufi Abdelkader, 2015)
-Le devoir d'un journaliste est d'informer, mais sans transformer notre travail en une mission, autrement nous risquerions de perdre notre lucidité, et quand c'est possible, notre objectivité. Comment peut-on continuer à exercer honnêtement ce travail si les journalistes sont devenus une arme de guerre ? (Sgrena Guiliana, 2015)
-Informer d'abord, autant que la paranoïa du secret, véritable culture de l'Etat, le permettra. Informer en passant l'épreuve de la double lecture après celle du double éclairage. Expliquer ensuite ou, plus probablement, essayer d'expliquer, si l'on a compris soi-même ce qui n'est pas toujours l'évidence (Ameyar Kheireddine, Textes choisis, 1975-1999)
-J'ai accompli ce métier (de journaliste-chroniqueur) comme on accomplit parfois la prière, mais tournée vers les miens et ma terre (Daoud Kamel, Chroniques 2010-2016)
-Dans ce pays (l'Algérie), le journaliste est devenu une sorte de victime plurielle. Il est victime de lui-même, victime de calculs erronés, victime d'illusions et de contre-vérités, victime des dérives de l'histoire, victime du pouvoir et de la société (H'mida Ayachi, 2016)
-Pour les professionnels de l'information des pays du tiers monde, ce métier est pénible ; c'est une sorte de nage au milieu de hautes vagues sans bouée de sauvetage. Parfois, il peut être le chemin qui mène à la notoriété et au pouvoir comme il peut devenir une cause de descente aux enfers sans que personne ne vienne à la rescousse (Ould Khelifa Larbi, 2016)
-Le journalisme est l'espace privilégié du manque et de la frustration. C'est aussi le lieu de l'humilité (Cheniki Ahmed, 2018)
- Liberté (d'information) rime avec responsabilité. Responsabilité devant les faits à publier et devant le lecteur (Cheniki Ahmed, Alger 2018)
-Le journaliste algérien a été façonné par l'histoire (notamment celle de la guerre de libération nationale), formaté (par le parti unique), instrumentalisé par les forces du marché lors du «printemps» de l'Algérie, désintégré par une décennie de terrorisme et, enfin, prolétarisé dans un processus toujours en cours (Mohamed Koursi, 2019)
- De fait, le journaliste a mauvaise image et pratiquement plus personne ne pense faire carrière dans la profession, si ce n'est pour avoir un bon salaire, ce qui n'est même plus toujours le cas, et dîner aux côtés des plus grands, même si c'est en dehors et d'un mauvais sandwich (Chawki Amari, 2020)
- Un journaliste a un seul juge : sa conscience. Il n'a pas le droit de faire du tort ou du bien, sa fonction est d'informer, donner à lire la réalité sans aucune complaisance. (Ahmed Cheniki, samedi 19 octobre 2020)
- Art de faire et production intellectuelle d'une nation, le journalisme, en particulier d'investigation, est une irremplaçable source d'alerte et de critique sociale, en données de réalités (Belkacem Mostefaoui, 2021)
-Le journalisme n'est pas un tweet. Ni une kasma personnelle, ni un bulletin de parti. C'est un métier (….). Ce métier a donc besoin de revenir à ses sources, d'être exercé professionnellement, vécu comme une passion mais aussi comme une lucidité. Et pour ce faire, il a besoin de liberté. Celle des siens qui l'exercent pour ce qu'il est et qui doivent garder à l'esprit qu'il est une exigence, pas une immunité (Kamel Daoud, 2021)
-Le journalisme n'est pas une mission, le journalisme est un rôle comme celui du juge, du savant, du philosophe, de l'écrivain ou du poète (Chérif Anane, mai 2021)
- Le journalisme est un métier comme un autre et la télévision, qui gonfle les ego, n'est souvent qu'une usine à baudruches (Anne Sinclair, 2021)


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