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Il était une fois la presse
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 21 - 12 - 2021

La satisfaction d'un auteur ou d'un contributeur de presse c'est d'être publié et lu. Les passionnés de l'écriture aiment écrire pour raconter et partager leurs idées et leurs opinions. Les lecteurs et les rédacteurs ont le droit de s'exprimer dans le cadre de la loi régissant l'information. Le journal ou le site électronique est un moyen d'expression pour valoriser les mentalités et tracer les sentiers de la communication. Ecrire est un acte citoyen. Il faut donner la chance à la société de se cultiver, de communiquer et de s'informer. La presse est un support de l'expression démocratique et de la liberté d'opinion. Le media est un outil de communication et d'information pour sensibiliser, cultiver et informer la société. Le journal est un éclairage pour ceux qui savent l'apprécier à sa juste valeur. Notre histoire médiatique nous apprend qu'Ici en Algérie, la presse est apparue dans le pays avec les premiers mois de la conquête et tout au long de la colonisation après 1830. Le premier titre dans l'histoire de la presse coloniale qui a vu le jour sur cette terre, a été tiré dans les cales d'un bateau prés de Sidi Fredj, le 25 juin 1830, au moment du débarquement des soldats français : il s'agit de « l'Estafette d'Alger». Ensuite il y a eu un deuxième numéro de l'Estafette, le 5 juillet 1830 qui cessera de paraitre juste après ce dernier tirage. A cette époque là, la presse, la poste, comme toutes les autres activités publiques en Algérie étaient sous le commandement militaire français. En 1832 un nouveau titre de la presse, titré « Le Moniteur » vient remplir le vide laisser par son prédécesseur qui a cessé de paraitre. Un autre journal verra ensuite le jour juste après en 1839, titré en arabe « Al Akhbar » qui disparaitra de la scène médiatique également en 1934. Entretemps, ce fut la presse régionale et locale qui a gagné du terrain et commencé à apparaitre dans les coins les plus reculés de l'Algérie. En 1844 il y a eu la naissance de l'écho d'Oran, Le Seybouse de Bône (Annaba), le courrier de Philippeville (Skikda), qui viendront enrichir le paysage médiatique de l'époque. On parle de 180 titres de presse en langue française et de 90 titres en langue arabe au moment de la colonisation. Entre 1883 et 1916, une douzaine de titres sont investi le marché de la presse. La Dépêche de l'Est, La Dépêche Algérienne, L'Echo d'Alger, La Vigie, Le Petit Algérien, Le Petit Colon, Al Akhbar, Le Radical, L'Union et les Nouvelles. Dans cette pluralité, il y avait un grand nombre de journaux appartenant à divers corps de métiers, tel que Le Journal de robe et le Mobacher pour la justice, l'Algérie agricole et viticole, Le Journal Général pour les travaux publics, les bâtiments, industrie et les mines, La Revue de l'Epicier, pour ne citer que ceux là. En 1846 la France coloniale instaure un régime de censure très sévère envers la presse pour masquer ses atrocités envers le peuple Algérien. C'était l'époque du transport par diligence et ces quotidiens ou hebdomadaires qui paraissaient dans les grandes villes d'Algérie seulement ne pouvaient pas être transportés ailleurs parce qu'il n'y avait pas de moyens de transport mécaniques rapides à l'époque pour les distribuer dans les localités isolées. Aussi pour combler cette lacune une presse de proximité est apparue ici et là pour produire des journaux locaux. Parmi ces journaux locaux, il y a le Chélif, Le Petit Kabyle, Le Ain Sefra, Le Cri d'Alger, Le Tell, Le Progrès .Tous ces journaux de proximités disparaitront après, face aux quotidiens nationaux. Ces journaux étaient de formats variés et pouvaient atteindre la dimension de 70 cm x 50 cm avec 5 ou 6 pages imprimées.
Ils n'étaient pas très illustrés parce que la photographie n'était pas encore née ou très développée. Les articles étaient souvent accompagnés de gravures issues du procédé lithographique ancien de l'époque. Les pages de journaux en plus des articles politiques, militaires ou sportifs publiés, contenaient beaucoup de publicités commerciales. Au moment de la révolution Algérienne quatre journaux se sont distingués dans la couverture des événements pour rapporter quotidiennement les informations sur cette guerre qui opposait le peuple algérien à l'armée coloniale française, ces journaux sont : L'Echo d'Alger, Le Journal D'Alger, Dernière Heure, La Dépêche Quotidienne. Le journal El Moudjahid organe de l'ALN était engagé lui aussi dans la clandestinité dans un pays frère pour la libération du pays et a marqué sa présence effective durant ces moments douloureux. Il y a eu aussi Alger Républicain, censuré durant la colonisation et même après.
Apres l'indépendance tous ces périodiques hérités de la colonisation sont dissous et une nouvelle presse souveraine remplace la presse coloniale d'autrefois.


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