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APRES LA FORTE MOBILISATION POPULAIRE : Quatre scénarios pour l'Algérie
Publié dans Réflexion le 11 - 03 - 2019

Je précise que selon la Constitution, aussitôt la liste retenue et publiée par le conseil constitutionnel aucun candidat ne peut se retirer et donc que le processus de l'élection du 18 avril 2019 ne peut être bloqué Les derniers évènements doivent donc être analysés avec lucidité, privilégiant uniquement les intérêts supérieurs de l'Algérie. Nous avons quatre scénarios demandant non des solutions juridiques mais des solutions politiques, du fait de la situation particulière et exceptionnelle pour le devenir de l'Algérie, après ces évènements que l'on n'a pas connus depuis l'indépendance politique, qui ont émerveillé le monde entier par son caractère pacifique, pouvoir et opposition ayant été hors circuit avec leurs organisations satellitaires.
Les quatre scénarios :
Le premier scénario : non souhaitable d'aller vers l'état d'exception, sauf très graves crises majeures, afin de préserver l'unité de l'ANP et des services de sécurité, La revue de l'ANP Al Djeich a clairement mentionné la symbiose entre l'ANP et son peuple devant éviter les drames des années passées face aux inévitables tensions budgétaires et les enjeux géostratégiques 2019/2025/2030 au niveau de la région, l'Algérie étant comme viennent de la rappeler plusieurs experts de l'OTAN un acteur stratégique de stabilisation
Le second scénario : est d'aller vers l'élection présidentielle. Au vu des désistements des candidats sérieux, et de l'atmosphère actuelle c'est un scenario à hauts risques si les tensions perdurent, pour la stabilité du pays. Les décideurs devront analyser tous les impacts de cette option tout en privilégiant la sécurité nationale.
Le troisième scénario : est l'application de l'article 102 qui relève des prérogatives exclusives du conseil constitutionnel. Cela donne pouvoir au président du sénat d'aller vers des élections. Au vu de la situation explosive actuelle c'est un scénario qui pourrait provoquer une anarchie dans la mesure où le temps est trop court, la rue n‘ayant pas de représentants officiels, étant un mouvement spontané non organisé et même les partis d'opposition et du pouvoir demandant du temps pour s'organiser.
Le quatrième scénario : évitant le vide juridique, et devant être pragmatique s'adapter étant un signe d'intelligence , où seul le président selon la constitution peut prendre des décisions majeures, est le report des élections d'environ une année avec une période de transition avec promesse de ne pas briguer un cinquième mandat, d'élections libres et transparentes, le remplacement , de l'actuel gouvernement y compris le premier ministre, avec un gouvernement non partisans de technocrates , évitant les mêmes figures largement décrié par la jeunesse que l'on voit depuis 2000 non crédibles et donc la mise sur table de toutes les revendications lors de la conférence nationale avec deux options. Il appartiendra à la rue de s'organiser en élisant ses représentants pour que ses revendications soient prises en charge. La première option de cette conférence est la totale transparence des élections, avec de véritables contre-pouvoirs, le remplacement de l'instance de surveillance de sélections, laissant le soin au futur président de réviser la constitution, de dissoudre éventuellement les assemblées élues et d'aborder les réformes économiques et politiques majeures étant pilotée par un comité de sages non partisans, le président actuel étant le garant de cette transition qui ne se présenterait pas aux élections .La deuxième option de cette conférence outre la totale transparence des élections, toujours par le remplacement de l'instance de surveillance des élections, serait la révision de la constitution incluant de profondes réformes économiques et politiques toujours pilotée par un comité de sages non partisans, le président actuel étant toujours le garant de cette transition d'une année qui ne se présenterait pas aux élections . (Voir mon interview chaine3 Alger 09/03/2019 -13h).
Dépasser le statu quo actuel
Contrairement aux visions de sinistrose, la population algérienne a montré sa maturité politique voulant de profonds changements dans la gouvernance, contrairement aux partis tant du pouvoir que de l'opposition souvent déconnectés des réalités sociales. Après ces fortes mobilisations des 48 wilayas du pays, quel scénario il s'agit de dépasser le statu quo actuel. Dans ce cadre, comment ne pas souligner la passivité de la majorité des organisations tant politiques que civiles pro -régimes qui se targuaient d'avoir des millions de voix pour le candidat-président Comment ne pas souligner la passivité tant de l'opposition que du gouvernement pour ne pas dire sa démission, certainement tétanisés qui ont été incapables d'aller vers la population pour entendre ses doléances comme le font les dirigeants et oppositions d'autres pays.. Au moment où le monde traverse des bouleversements politiques, sociaux et économiques, où l'Algérie est interpellée par plus de 70 % de sa population revendiquant de véritables réformes démocratiques , condition d'un développement harmonieux et durable face à l'implacable mondialisation, nous devons rendre un grand hommage à notre jeunesse qui n'a pas connu le drame des années 1990-1999,impliquant un autre discours proche de ses préoccupations. Saluons sa maturité politique et les marches pacifiques sans violence, où les partis politiques toutes tendances confondues n'ont joué aucun rôle pour la mobilisation. Saluons nos forces de sécurité qui ont su gérer d'une manière moderne ces évènements qui doivent être médités profondément par les partis du pouvoir et leurs satellites – faiblement représentatifs, pour ne pas dire non-représentatifs – ainsi que par toute l'opposition, qui s'est trouvée hors circuit. L'Algérie a besoin pour sa crédibilité nationale et internationale de rassembler tous ses enfants dans leur diversité et non de nous diviser, nécessitant un minimum de consensus économique et social qui ne saurait signifier unanimisme, signe de décadence de toute société afin de stabiliser le corps social. Les réformes au-delà des résistances naturelles des tenants de la rente, en réhabilitant la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption qui devient une menace pour la sécurité nationale, concrètement et pas seulement par des textes de lois, et le capital humain, sont la base du développement. Les cris de la jeunesse en ces mois de février et mars 2019 pour un profond changement doivent être entendus afin que l'Algérie puisse relever les défis du XXIe siècle caractérisés, en ce monde interdépendant en perpétuel mouvement, par d'importants bouleversements géostratégiques tant dans le domaine sécuritaire, économique, politique, social et culturel. Le peuple algérien est un grand peuple, comme il l'a démontré tout au cours de sa longue histoire millénaire et récemment par sa maturité politique. La réussite des réformes pour faire de l'Algérie un pays émergent, ayant toutes les potentialités, doit reposer sur cinq axes : sécurité/ stabilité du pays, rassemblement, refondation de l'Etat/ réformes politiques/démocratisation et réformes économiques conciliant efficacité économique et une profonde justice sociale.
Références
-Pour le cahier des réformes politiques, sociales et économiques- voir programme Association Nationale de Développement de l'Economie de Marché ADEM diffusé en langue nationale-anglais-français (Algérie, USA avec conférence à l'université de Clemson en 1994 Caroline du Sud et à Bruxelles 1995- Europe) reproduit entre 1993/1996 dans El Watan- le Soir d'Algérie, le Quotidien d‘Oran et El Khabar dont le Pr A. Mebtoul fut le président de 1992/2016.
-Contribution sur ce sujet paru au site international Africa-Presse Paris France -Pr A. MEBTOUL (1/3) : -« Le développement de l'Algérie implique la réforme du système politique » 8 août 2018 - Pr A. MEBTOUL (2/3) :« Il est urgent d'adapter nos partis politiques algériens, pour la majorité liés à des intérêts de rente » 9 août 2018 - Pr A. MEBTOUL (3/3) : « Pas de développement pour l'Algérie sans vision stratégique d'une économie hors hydrocarbures » 10 août 2018 - Pr A. MEBTOUL : « Les cris de la jeunesse d'Algérie pour un profond changement doivent être entendus » 5 mars 2019
-Débat a eu lieu sur ce sujet le 09/03/2019 à 13h sur la radio chaine 3 avec le Pr Abderrahmane Mebtoul, quelles sorties de crise face aux manifestations ?


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