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Sous le signe d'Averroès à Marseille : La Méditerranée nécessaire comme espace de médiation humaine
Publié dans El Watan le 27 - 10 - 2008

Parmi les moments exceptionnels des 15e Rencontres Averroès qui durent jusqu'au 9 novembre à Marseille, figure un débat mené par plusieurs auteurs algériens autour du legs de Kateb Yacine.
« Entre Islam et Occident, la Méditerranée ? » est le thème, cette année, des Rencontres Averroès qui ont débuté le 16 octobre dernier et qui dureront jusqu'au 9 novembre prochain. Au fil des éditions, la manifestation, née à Marseille, ne cesse de s'étendre aux villes voisines comme Aix-en-Provence, Arles, Martigues, Port de Bouc, ou plus lointaines comme la capitale du Vaucluse, Avignon, ou encore Apt.
Cinéma, littérature, concerts, lectures, débats et projections sont au menu de ces jours de rencontres peu ordinaires. sur le thème : « Islam contre Occident ? Deux blocs qui s'affrontent », que certains, de quelque côté où l'on porte le regard, veulent qu'il soit un facteur de division. « Les discours binaires sont rassurants. Mais ils sont réducteurs et trompeurs », affirment ainsi, en exergue de cette édition 2008, les organisateurs qui estiment que ces Rencontres « proposent un espace non consensuel, mais de consensus, pour dépasser l'affrontement.
La Méditerranée a toujours été un espace de médiation, d'interaction et d'interpénétration incessant entre le Nord et le Sud. Elle représente cet héritage commun que partage l'Europe et l'Islam… ». Depuis 15 ans, les débats et les productions artistiques placées sous le signe d'Averroès poursuivent ce travail de rapprochement entre les deux rives, en positivant avec toujours des armes intellectuelles. On ne peut qu'évoquer, ici, quelques angles qui, depuis l'Algérie, parlent directement. L'un des temps forts de cette année sera le 9 novembre, un hommage rendu à Kateb Yacine à Marseille, à la Friche La Belle de Mai, qui sera l'un des lieux phares de Marseille capitale européenne de la culture en 2013.
Outre la projection du très beau documentaire de Kamel Dehane Kateb Yacine, amour et révolution, un débat aura lieu avec plusieurs auteurs algériens dont le collaborateur d'El Watan, le journaliste et écrivain Mustapha Benfodil, mais aussi Arezki Mellal (Maintenant ils peuvent venir, Actes Sud, 2002), Omar Fetmouche, directeur du théâtre régional de Béjaïa. Une rencontre animée par Bénamar Médiène, auteur de Kateb Yacine, le cœur entre les dents, Laffont, 2006, Casbah 2007, en présence du comédien et metteur en scène Ziani Chérif Ayad, directeur de la Cie El Gosto Théâtre, en liaison avec Théâtre Massalia & Système Frich. Mercredi 22 octobre, a eu lieu, à la Médiathèque Boris-Vian de Port-de Bouc, une rencontre littéraire avec Salim Bachi, écrivain algérien, auteur de plusieurs romans, publiés pour certains en Algérie et d'autres en France.
Avec le dernier, il prend le risque de s'attirer les reproches d'une partie de ses lecteurs avec Le Silence de Mahomet qui paraîtra cet automne chez Gallimard, en faisant du Prophète un personnage de roman. Il y décrit un homme passionné à travers les confessions de plusieurs personnes : sa première femme, Khadija, un vieux moine chrétien, le calife Abu Bakr, le général Khalid et la très jeune Aïcha, sa dernière épouse… Provoquer le débat et l'échange sur les sujets litigieux, c'est d'ailleurs le leitmotiv de Thierry Fabre, l'initiateur des Rencontres, et ce, depuis 15 ans, et qui continue à les organiser. N'a-t-il pas, d'ailleurs, déclaré : « Il est important de permettre à la controverse de s'exprimer ».
Puis sera projeté le film récemment sorti sur les écrans français : Le Dernier Maquis, de Rabah Ameur-Zaïmèche avec Abel Jafri, Sylvan Roume, Christian Milia-Darmezin. Très remarqué lors de sa présentation à la Quinzaine des Réalisateurs, à Cannes, en mai dernier, ce nouveau film clot une trilogie sur l'identité immigrée, entamée il y a six ans avec Wesh wesh et continuée en 2002 avec Bled number one.


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