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CRASC : Un ouvrage collectif dédié à Abdelkader Alloula
Publié dans El Watan le 20 - 10 - 2018

L'ouvrage, dirigé par Mohamed Daoud, ancien directeur de l'unité de recherche UCCLLA (culture communication, langue, littérature et arts) représente les actes d'un colloque international organisé en 2014, soit 20 ans après l'assassinat du célèbre et brillant dramaturge algérien ayant laissé derrière lui une des œuvres les plus marquantes de l'Algérie indépendante. L'expérience est particulièrement riche et, même inachevée, ses échos résonnent encore aujourd'hui.
Le débat qui a suivi, jeudi, la cérémonie de vente-dédicace organisée au siège du Crasc montre aujourd'hui à quel point il y a encore beaucoup de choses à entreprendre pour sauvegarder et faire vivre un patrimoine original, mais aussi pour poursuivre les recherches et surtout ouvrir de nouvelles pistes d'analyse. «Le colloque a été un moment important dans l'étude du théâtre de Abdelkader Alloula (…) et a permis aux participants d'examiner les différents aspects de cette œuvre inachevée qui exige une continuité et un approfondissement de la part des dramaturges et des chercheurs spécialisés dans cette expression artistique», souligne Mohamed Daoud dans la présentation de l'ouvrage.
Le colloque en question avait réuni une trentaine d'intervenants de divers horizons qui, chacun dans son domaine de compétence, ont apporté par couches successives des éclairages différents sur ce théâtre qui demeure aujourd'hui encore difficile à cerner. Derrière l'œuvre, il y avait l'effort de réflexion pour la création et le besogneux travail de concrétisation et c'est cette «totalité» qui fait de Abdelkader Alloula l'un des rares véritables hommes de théâtre en Algérie. Il n'est certes pas sorti du néant et cette question a été bien posée dans le débat pour savoir qui était cet homme, dans quoi il a baigné, quels ont été ses référents culturels hérités ou acquis, etc.
Une des nouvelles pistes à explorer pour mieux appréhender ce dramaturge, également l'un des rares dans ce domaine à avoir pu porter la voix du théâtre algérien hors des frontières. Lors de l'événement «Année de l'Algérie en France», organisé en 2003, la pièce Elitham, dernière de la trilogie comportant El Goual et El Adjouad , a été montée et jouée en français. Cette expérience est rappelée par Rihab Alloula, chercheuse à l'URTT (Unité de recherche en traduction et terminologie), pour avoir intervenu sur la traduction et l'adaptation en français (la pièce a été traduite en 1995 par Messaoud Benyoucef), mais c'était surtout pour montrer les complexités supplémentaires qui se posent devant le traducteur quand il s'agit de théâtre.
Un théâtre d'autant plus complexe que, tout en prenant acte des expériences universelles, s'appuie sur le socle culturel maghrébin pour traiter de questions qui préoccupent la société contemporaine et ses aspirations. La dimension politique est une des innombrables thématiques abordées dans le débat autour de l'ouvrage publié par le Crasc. «Quelle est la nature des personnages de Alloula» ? Egalement soulevée dans le débat, cette question représente en elle-même une autre nouvelle piste de recherche pouvant être enrichie par la manière avec laquelle le metteur en scène travaille avec ses comédiens.
On estime que des témoignages peuvent encore être recueillis pour servir de base à une analyse utile pour la pratique, en plus de la nécessité de rassembler toutes les interventions de l'auteur, écrites ou enregistrées. Les entretiens accordés à Abdelkader Djellid dans le cadre d'une thèse en sociologie datant de 1985 n'en constituent qu'une petite partie évoquée par Raja Alloula, présidente de la fondation instituée pour perpétuer l'œuvre alloulienne. Le débat autour du livre a suscité une certaine ferveur dans le sens de fédérer les efforts et les initiatives académiques ou liés à la pratique théâtrale pour raviver la flamme de la création et aller encore de l'avant.


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