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Cherté de la vie
Publié dans El Watan le 18 - 10 - 2005

Les revendications portées haut et fort par les différents syndicats soulignent que les salariés ne sauraient se contenter de «miettes», au moment où le pays connaît une embellie financière jamais égalée.
Les résultats de plusieurs enquêtes menées sur le système de rémunération et sur le pouvoir d'achat des Algériens montrent que rares sont les citoyens qui sont suffisamment rémunérés pour pouvoir subvenir, durant un mois, aux besoins les plus élémentaires de leurs familles. «La persistance des principales revendications liées notamment aux salaires est le résultat de l'absence d'une stratégie profonde dans le plan de relance économique», avait indiqué le Conseil national économique et social (CNES) sous la présidence de M. Mentouri. Pour illustrer la faiblesse des salaires et leur très faible évolution, le CNES avait précisé dans un de ses rapports que «le revenu disponible des ménages à prix constants a augmenté entre 1990 et 2003, en moyenne annuelle, d'environ 4%. Sur la période de 1999 à 2003, il a atteint 9,37%». Il faut signaler à ce propos que les bourses des ménages ont connu durant cette période un affaiblissement considérable à telle enseigne que la toute relative hausse n'a été d'aucun secours face à la cherté de la vie. Bien avant le CNES, l'Institut national du travail (INT) avait affirmé, à l'issue d'une enquête dont les résultats ont été rendus publics en 2004, que les salaires des Algériens ont enregistré entre 1996 et 2002 «une évolution de l'ordre de 72,95%» mais que les prix à la consommation ont nettement quadruplé depuis la dernière revalorisation du SNMG, et le dinar a beaucoup perdu de sa valeur. Il faut dire à ce propos que les indices officiels sur les prix à la consommation et le taux d'inflation ne traduisent nullement une réelle évaluation du pouvoir d'achat. Selon le spécialiste algérien de la question des salaires, Hadj Lazib, ancien directeur aux salaires au ministère du Travail, les derniers ajustements et autres restructurations qu'a connus l'économie nationale ont engendré «un écrasement» des revenus salariaux. Selon lui, à la fin des années 1980, un enseignant du secondaire touchait presque quatre fois le salaire minimum, alors qu'aujourd'hui, avec 20 ans d'expérience, il perçoit 2,5 fois le SNMG. La situation salariale jugée «misérable» par nombre d'observateurs est aujourd'hui confirmée même par les nombreuses sociétés étrangères qui viennent s'installer en Algérie. Celles-ci trouvent, à leur grand avantage, que les salaires perçus par les travailleurs algériens sont nettement inférieurs à ceux pratiqués en Tunisie ou au Maroc par exemple. Ainsi, et malgré tout le malaise social que provoque la question des salaires, le gouvernement ne semble pas prêt à renoncer au gel décidé sur sa politique salariale publique. «Nous ne pouvons plus continuer à avoir une politique salariale publique qui évolue aussi rapidement. Il faut revenir à la raison», avait constaté Benachenhou, alors ministre des Finances, en 2004. De son côté, l'UGTA, loin de pouvoir imposer l'échelle mobile des salaires (les augmentations qui suivent la hausse des prix) tente aujourd'hui tout au moins de convaincre le gouvernement quant à la nécessité d'augmenter les salaires des fonctionnaires. Selon la Centrale syndicale, le prochain pacte social «sera vidé de son sens s'il n'y a pas d'augmentation des salaires».

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