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Le boucher de Srebrenica
Publié dans El Watan le 06 - 11 - 2009

Dans une vie antérieure, Radovan Karadzic fut psychiatre et poète à ses heures perdues. Ses amis le surnommaient «le poète fou». Et de la folie, il en avait à revendre. Dans l'un des quatre recueils de poèmes publiés en 1971, on peut encore lire sa profession de foi terrifiante. «Je ne suis pas né seulement pour sentir les fleurs, mais aussi pour incendier, tuer, et tout réduire en poussière…». L'esprit bucolique, mais néanmoins l'âme d'un sicaire, cet homme est-il donc né pour provoquer le néant autour de lui ? A regarder de près ses états de guerre, il serait difficile de prétendre le contraire. Originaire des montagnes du Monténégro, de père cordonnier et d'une mère paysanne, Radovan était un «Papak», une «Chaussette blanche», bref un «Djbaïli» comme disent les Algériens pour évoquer ceux qui descendent des montagnes. Il débarque à Sarajevo alors qu'il n'avait que 15 ans. Il fait des études de psychiatrie, travaille dans un hôpital comme psychiatre spécialiste en paranoïa, écrit des poèmes et se passionne pour la cause serbe. Tant et si bien que cet amateur de poker et de belles femmes devient en 1990 le leader des plus nationalistes des Serbes de Bosnie. Ses velléités d'extermination et d'épuration ethnique, il les exprime dès 1991 alors que la Yougoslavie se faisait dépecer ethnie par ethnie.
La scène se passe au Parlement à Sarajevo, Radovan Karadzic, chef du Parti démocratique serbe (SDS), apostrophe Alija Izetbegovic, président bosniaque : «Vous allez plonger la Bosnie dans l'enfer. En cas de guerre, les musulmans seront exterminés.» Prophétie ? Assurément. Car, lorsque la guerre civile éclate, Radovan ainsi que le chef militaire serbe, Ratko Mladic feront preuve d'une infinie cruauté et barbarie à l'égard des populations musulmanes. Meurtres, viols, tortures, exécutions sommaires, déportations… rien ne leur a été épargné. Une fois la paix signée, le boucher de Srebrenica part se réfugier pour échapper à la traque lancée contre lui. Sa cavale durera treize longues années avant qu'il soit arrêté en juillet 2008.

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