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Une tradition menacée de disparition
Publié dans El Watan le 12 - 05 - 2013

A Constantine, l'avènement du printemps a de tout temps été fêté avec grande éloquence, surtout que la ville a toujours été célèbre par ses traditions ancestrales en matière d'art culinaire et de floralies. Très connue par ses jardins de bigaradier et de rosier, implantés surtout dans la plaine de Hamma Bouziane, la ville comptait parmi ses multiples arts, celui de la distillation des fleurs d'oranger et de roses. Une vieille tradition menacée de disparition de nos jours, pour des raisons multiples. «Avec la disparition des personnes âgées, la transmission de ces traditions a cessé, et la relève parmi la jeune génération n'est plus assurée pour préserver un art qui fait partie de la culture de la ville», nous révèle Zoubir Bouberbara, horticulteur paysagiste versé dans la distillation de tous genres de plantes aromatiques depuis 1991.
«Avec la disponibilité des produits industriels, rares sont les femmes de la jeune génération qui s'intéressent à cette tradition ; on préfère plutôt acheter quelques bouteilles que de se consacrer pleinement à cette tradition, bien qu'il y ait parmi les personnes âgées qui sont prêtes à transmettre leur savoir-faire», regrette une dame rencontrée devant une exposition de floralies au centre-ville. Certains parmi ceux que nous avons interrogés évoquent la cherté des ustensiles nécessaires pour cette opération. Il s'agit du fameux alambic, composé d'une «tandjra» (chaudron de cuivre à fond bombé et col étroit) et du «kettar» en tôle galvanisée. «Cet alambic ne coûte pas moins de 20 000 DA de nos jours, encore faut-il trouver le dinandier qui vous le fabrique», nous explique un vieil homme. Certains se contentent d'alambics moins grands pour 6 500 DA et qui peuvent faire l'affaire.
Par ailleurs, il a été constaté ces dernières années une régression inquiétante de la récolte, notamment celle des fleurs d'oranger. «Il n'y a pas un effort réel de la part de bon nombre de jardiniers pour ce travail, comme il n'y a pas eu un renouvellement des plantations qui commencent à vieillir, alors qu'il faut attendre sept ans pour qu'un oranger devienne productif», poursuit Zoubir Bouberbara. Ce dernier affiche quand même un optimisme quant à la sauvegarde de la tradition de la distillation à Constantine. «C'est une tradition qui ne subsiste encore qu'à Constantine ; il nous arrive de recevoir des gens de plusieurs wilayas du pays et même de l'étranger qui viennent à la recherche de ces produits tant appréciés», conclut-il.


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