Etusa: ouverture d'une nouvelle agence commerciale au niveau de la station du 1er Mai    Said Chanegriha préside la cérémonie d'ouverture    Real - Ancelotti : "Les jeunes n'ont pas joué comme ils savent le faire"    Parution d'une publication dédiée à l'histoire de la participation algérienne aux Jeux Olympiques    Saïd Chanegriha préside l'ouverture du concours militaire international "Section aéroportée 2022"    11e Festival culturel du Chaâbi : une pléiade d'interprètes rappellent le génie créatif de Mahboub Safar Bati    Tottenham : Conte ne lâche pas Tuchel après leur altercation    Optimisme interdit ?    RC Relizane - Bilans adoptés et démission du président du CSA: Les responsables du désastre tenus de rendre des comptes    NC Magra: Le maintien comme unique objectif    Après un gel des activités durant ces deux dernières années: Du nouveau pour le montage d'appareils électroménagers    Onze foyers d'incendies enregistrés à travers six wilayas du pays    Une voiture dérape et chute d'un pont : un mort et un blessé    Etres pensants et animalité    Naftal: 660.000 véhicules roulent au GPLc    Salman Rushdie, les médias et les amalgames...    Nouveau coach, mêmes ambitions    Manchester United s'effondre    Rentrée ratée pour le Barça et Lewandowski    Le Hamas en appelle aux organisations internationales    L'Algérie pays à fortes potentialités    Ces entreprises qui ne connaissent pas la crise    Plus de 4 millions de demandeurs    danger permanent    Des chiffres toujours en hausse    Les essais techniques lancés fin août    La nouvelle stratégie    41 morts dans l'incendie d'une église du Caire    Une soirée cent pour cent Zenkawi style!    Soudan: au moins 52 morts dans des inondations    Egypte, 23 juillet 1952. Coup d'Etat ou révolution ?    Décès du journaliste italien Piero Angela: Goudjil présente ses condoléances    L'Algérie présente ses condoléances    Une association sahraouie condamne les violations de l'occupant marocain contre la famille du militant Ghali Bouhela    Le CN prend part à une séance sur la participation des jeunes à la vie politique    Maroc: plus de 60% des jeunes diplômés universitaires sont au chômage    Egypte: 41 morts dans l'incendie d'une église au Caire    Secousse tellurique de magnitude 2,5 degrés dans la wilaya de Tipaza    Festival de musique et chant Chaouis de Khenchela: la 10è édition en août    Le jeune prodige palestinien Mohamed Wael El Bessiouni enchante le public algérois    Lancement d'une campagne nationale de sensibilisation à la bonne utilisation du GPLc    Salman Rushdie sous respirateur après avoir été poignardé    Grand engouement à Ath Mahmoud et à Ath Boumahdi    40 départs de feu en trois jours    Une question toujours d'actualité    Ghannouchi sur le départ ?    Journée nationale de l'ANP: Toufik, Nezzar et plusieurs généraux à l'honneur    Remaniement : le suspense est à son comble !    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Patrimoine archéologique à Bouira : Une mémoire en jachère
Publié dans El Watan le 09 - 11 - 2009

Le patrimoine archéologique à Bouira, en dépit de sa valeur inestimable, ne semble pas susciter d'intérêt aux yeux des responsables locaux. Il suffit de se rendre sur les lieux pour constater de visu le sort réservé à la mémoire de nos villes et villages.
Un programme de restauration a été initié par les responsables du secteur, mais sur le terrain, les travaux engagés depuis plus d'une année sont au stade initial. En effet, plusieurs opérations ont été inscrites. Elles concernent surtout les sites et monuments classés patrimoine national, à l'image du fort turc de Bouira (Bordj Hamza), les Cinq Portes, la caserne de Sour El Ghozlane, le mur d'Auzia et le mausolée de Takfarinas (ou Ghorfat Ouled Slama) dans la commune d'El Hakimia. Les travaux d'urgence pour le maintien en l'état des sites et monuments, en attendant leur restauration, ne sont pas encore achevés. Livré aux aléas climatiques, le patrimoine archéologique menace ruine. À Sour El Ghozlane, comme ailleurs dans d'autres localités de Bouira, les sites historiques et archéologiques sont livrés à l'abandon et servent de refuges aux délinquants. La wilaya de Bouira dispose d'un patrimoine archéologique très riche. Parmi les sites qui ont été proposés au classement comme patrimoine national, le site Tachachit dans la commune d'Al Adjiba, la mosquée El Atik d'Ath Yevrahim à M'Chedallah et la mosquée Si Hamidou de Sour El Ghozlane, mais le ministère de la Culture n'a toujours pas rendu son verdict. Une vingtaine d'autres sites sont en attente de classification.
Le site romain de Tachachit, situé dans la localité de la Crête rouge au nord de la commune d'Al Adjiba, fait partie de ces sites délaissés. Selon des sources historiques, il s'agit d'une citadelle dont l'existence remonte au IIe siècle de l'ère chrétienne. Le comble, le site de Tachachit est inexploré et aussi non encore classé patrimoine national. Sur place, on y trouve plusieurs traces qui témoignent du passage des Romains dans cette région. Au sommet de la colline, il nous a été donné de constater, lors de notre déplacement, l'existence de plusieurs vestiges témoignant de la présence romaine mais aussi de la valeur historique et archéologique des lieux. Des restes d'un mur, de grosses pierres et des débris de cruches, autant d'indices et de preuves matérielles sur l'importance d'un patrimoine laissé à l'abandon. Tout près des habitations, l'on évoque l'existence d'un canal ou d'un conduit dont l'embouchure pourrait atteindre plus d'un mètre de diamètre. Le propriétaire des lieux l'a découvert alors qu'il était en train d'effectuer des travaux de construction.
On parle aussi d'une mosaïque qui remonte à l'époque romaine. Les témoignages sur une éventuelle présence romaine dans la région de Tachachit ne manquent pas. Selon nos informations, des pièces de monnaie datant de la période romaine auraient été vendues aux étrangers, notamment des Italiens. Mlle Dahbia Hammoudi, chargée du patrimoine au niveau de la direction de la culture à Bouira, souligne que le dossier portant prise en charge du site est entre les mains du ministère. « Nous avons fait des correspondances à deux ou trois reprises au ministère de la Culture afin d'envoyer des équipes pour des fouilles sur le site de Tachachit, mais à ce jour, aucune suite n'a été donnée », a-t-elle déclaré. Romains, Berbères, Ottomans, tous ces peuples ont laissé dernière eux une longue et riche histoire. Que restera-t-il de cette mémoire pour les générations futures si aucun plan de sauvegarde n'est établi ? La jeune génération, qui doit veiller jalousement sur ce patrimoine, ne connait rien de la valeur de ces vestiges. Aucun site n'est doté de commodités pour accueillir d'éventuels touristes. Cela renseigne du peu d'intérêt accordé au patrimoine culturel matériel. Et au moment où les responsables du secteur devraient mettre en place une stratégie de sauvegarde, l'on assiste, par contre, à des colmatages tous azimuts. Un musée est prévu au niveau du Fort turc, mais le chantier ne sera lancé qu'une fois les travaux de restauration terminés.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.