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Hommage à Nabila Djahnine, symbole de lutte
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Publié dans El Watan le 19 - 02 - 2019

Le samedi 16 février au matin, d'anciens compagnons de lutte et des jeunes d'à peine vingt ans se sont rassemblés pour rendre hommage à Nabila Djahnine, sur au perron de la tour Genisider. Ironie du sort : cette tour sise à El Khemis et Béjaïa, qui était son œuvre d'architecte, porte hélas son nom de martyr.
Elle avait 30 ans quand les lentes de la barbarie islamiste lui ont ôté la vie, le 15 février 1995, à Tizi Ouzou. L'enthousiasme qui l'animait était plus élevé que l'intégrisme qui ne lui faisait pas peur. Elle était le grave Cri de femme, nom de l'association qu'elle a créée et présidée en 1990, ce cri monté de El Houma Ouvazine, son quartier à Béjaïa, s'est étendu et fait entendre dans toutes les enceintes des combats émancipateurs.
Militante féministe, active dans le mouvement estudiantin, animatrice tenace dans le mouvement culturel berbère, dirigeante du Parti socialiste des travailleurs … elle était à l'écoute des convulsions de la société et allait sans cesse à la rencontre des combats avant-gardistes.
Issue d'une famille en phase avec la modernité et pétrie de valeurs progressistes, elle a vite compris que le rationnel fait reculer les archaïsmes et réduit les fanfaronnades traditionalistes. Ces «coutumes» déformées qui font le lit de l'idéologie passéiste et matrice du terrorisme islamiste.
Kamel, un enseignant dans un lycée des Bibans (Bordj Bou Arréridj), témoignant pour l'occasion, a eu ces mots : «Quand on a connu et côtoyé Nabila, la camarade et l'amie, durant les années phares de la lutte estudiantine (1987 à 1989) et des combats identitaire et féministe, on ne peut oublier ni la brave femme qu'elle était, ni la militante engagée qu'elle fut, ni la camarade et l'amie dont la sincérité, la simplicité et l'honnêteté étaient connues et appréciés de tous.
Nabila vit dans la mémoire de tous ceux qui ont combattu l'injustice à ses côtés. Elle vit également dans la mémoire collective des Algériens et Algériennes qui font d'elle un symbole de lutte et de liberté.»
Ne dit-on pas que les martyrs ne meurent pas par les balles des assassins, mais ils meurent quand on les oublie et qu'on tourne le dos à l'idéal qui les faisait combattre ? On la connaît aujourd'hui plus que quand elle était en vie et les générations à venir retiendront son nom d'héroïne, mais jamais celui de son assassin.

Mokrane Aggoune, militant


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