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Les marches à l'est du pays


Sétif : Une mobilisation inébranlable …
Qu'il pleuve ou qu'il vente, les Sétifiens sont à l'instar de leurs concitoyens des autres régions du pays, au rendez-vous de l'Histoire. Pour le 30e vendredi consécutif, une importante frange de la population des hauts plateaux sétifiens descend dans une rue submergée par les restes du sable et des pierres charriés par les dernières pluies démasquant, une fois de plus, le bricolage des gestionnaires de la ville du 8 mai 1945 où la mobilisation ne faiblit pas. Comme à l'accoutumée, les manifestants exigent haut et fort, le départ des derniers symboles du régime, la libération des détenus d'opinions et l'arrêt des arrestations abusives des figures de proue du hirak. L'application des articles 7et 8 de la contestation, la reconnaissance du vote du peuple refusant catégoriquement toute élection présidentielle chapeautée par le système qui ne s'est pas gêné de siphonner les richesses du pays. Prenant le relais des pluies diluviennes , la chaleur caniculaire , n'a pas donc empêché des centaines de citoyens venus des quatre coins de wilaya , à battre le pavé et à scander « maakech el vot maa el isaabet »( pas de vote avec les gangs) « achaab yourid doulaa madania la-askaria »( le Peuple veut un Etat civil et non militaire) . Tels sont donc les principaux slogans lancés par la foule réitérant une fois de plus son refus catégorique de l'agenda politique préconisé par le pouvoir et les gens du panel, fustigés pour n'avoir pas mis en préambule la révision de la constitution qui ne devrait plus octroyer les pouvoirs absolus , au locataire d'El-Mouradia …
Oum El Bouaghi : Le Hirak continue
Aujourd'hui encore, (30ème vendredi du mouvement citoyen), les manifestants sont encore sortis pour marcher et scander leur refus de participer aux élections présidentielles. Zinou, un citoyen ayant toujours pris part aux marches, tant ici qu'à Alger, reconnait que le mouvement continue et ne doit pas connaître de rémission ni recul. En plus des slogans déjà portés sur des écriteaux, comme « makach entikhabat ya Issabat », nous remarquons d'autres comme « Vous ne croyez pas au mouvement populaire, comment croire en vos élections ? » C'est un écriteau écrit en arabe dialectal. Ce n'est pas seulement au nouveau du chef-lieu de wilaya que des marches sont organisées chaque vendredi, mais encore à Aïn M'Lila et Aïn Beida, les deux autres plus grandes agglomérations de la région. Dans ces villes aussi, les citoyens sortent dans la rue pour crier leur colère et exiger le changement. « Dawla madania, machi 3skaria » ne cessent-ils de scander à tue-tête.
Annaba : « Libérez Tabou, libérez les détenus d'opinion »
« Libérez Tabou, libérez les détenus d'opinion », tel était hier l'un des principaux slogans des manifestants qui a résonné sur le Cours de la révolution, la plus importante place publique de la wilaya de Annaba. En effet, que ce soit sur les pancartes, les banderoles ou autres portraits, la photo de Karim Tabou menotté a illustré les marches du 30ème vendredi de Annaba auxquelles a pris part une importante masse populaire. « Nous sommes tous Karim Tabou. C'est un jeune politicien qui a brillé par son amour pour son pays, son nationalisme et surtout par sa tolérance. Il est issu du premier parti de l'opposition, le FFS de Hocine Ait Ahmed. L'arrêter pour son opinion politique critique est une aberration au même titre que le moudjahid Lakhdar Bouragaâ. Notre mouvement populaire revendique justement une Algérie démocratique de droit et de liberté. Même sous le système de Bouteflika et sa bande nous n'avons pas assisté à des pratiques pareilles de répressions et d'arrestations », regrettent des avocats rencontrés sur le perron du Théâtre Régional de Annaba. Contrairement aux vendredis passés, il n'y avait hier une ambiance festive. La colère et l'inquiétude étaient perceptibles sur les visages des hommes, femmes, jeunes et moins jeunes. Leur dénominateur commun est le rejet catégorique des prochaines élections présidentielles sous les résidus de la Issaba, Bensalah et Bedoui en l'occurrence. « Pas de vote avec la issaba », « nous jurons de ne pas aller aux urnes », « Il n'y aura pas de vote avec les habitués aux casse-croutes », « état civil pas militaire »… sont entre autres messages adressés par les protestataires à ceux qui veulent organiser des élections présidentielles avec les symboles de l'ancien système, spécialiste de la fraude. « Dans la forme, aucun algérien n'est contre les élections présidentielles. Cependant, dans le fond, les garanties d'une élection transparente sans aucune intervention des militaires sont totalement absentes. Sinon comment expliquer que le militaire intervient chaque semaine sur le champ politique alors que le civil qu'incarne, soit disant, le chef de l'Etat Bensalah est totalement absent sur la scène » s'interrogent les hirakistes de Annaba. Les services de sécurité, il y en avait en nombre, hier, en tenue civile et en uniforme, mais sans aucune intervention remarquable.
Marche à Souk Ahras : Le peuple veut le départ de la Issaba
Le départ de toute la Issaba (bande de malfaiteurs) est encore une condition sine qua non pour toutes éventuelles tentatives de relance des structures de l'Etat, selon les marcheurs de Souk-Ahras qui ont réitéré, à l'occasion, de ce vendredi, leur attachement aux principes immuables de la démocratie. C'est au moins le résumé des slogans scandés et des écriteaux affichés par les manifestants, tous convaincus que la marche vers l'édification d'un Etat de droit ne saurait être réalisée sans la liberté d'expression et la libre activité partisane. Aussi les marcheurs ont exprimé leur vœu d'éradiquer tous les symboles de la gestion antérieure des affaires du pays.


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