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Point barre : Tebboune droit dans ses bottes… civiles
Publié dans El Watan le 31 - 12 - 2019

Par-delà toutes les mesquineries et ignobles et insipides petits coups de Jarnac orchestrés par une arrière-garde en perdition et en… déshérence politique, l'avancée vers la naissance et la proclamation d'une IIe République d'Algérie trace son sillon vers un avenir tel que rêvé par Abane Ramdane et ses compagnons.
Trop optimiste ? Alors que la 45e marche nationale a eu lieu, en dépit de l'irruption planifiée et encouragée dans les cortèges de nervis en «service commandé», qui peut dire combien de personnes à la fois réunissaient ces marches politiques, culturelles, festives, conviviales ?… 20, 25, 30, 35 millions d'Algériens déterminés ?
Ils ont raison, les commanditaires abjects tapis dans l'ombre, de paniquer au point de perdre leur sang-froid. C'est le souvenir de Abane et des authentiques moudjahidine qui continue de s'incruster dans les mémoires et de contribuer à façonner un nouveau destin national.
Quelle belle gageure pour ces hommes humbles et stoïques ! Ni le 2e Bureau de l'armée coloniale et ses quelques héros magistralement défaits par le Vietminh fondé en 1941 par Ho Chi Minh. Ni les partisans locaux d'un «zaïmisme» déjà éculé et en retard par rapport à la dynamique de l'histoire, ni les tentatives de leaders autoproclamés sans combattre n'arriveront à boucher l'horizon sûr de l'indépendance nationale enraciné comme du pissenlit dans la conscience collective.
Avant de s'en faire tristement dessaisir à l'indépendance par les planqués des frontières, qui avaient mis sur pied une armée de plus de vingt mille hommes super équipés et entraînés avec un brut précis : s'emparer par la force et le sang du pouvoir naissant dans la douleur.
Dire qu'aujourd'hui l'Algérie et sa Révolution tranquille se trouvent à la croisée des chemins revient à énoncer une évidence. Il n'y a qu'à voir autour de soi et autour de la géopolitique en déviance par laquelle des puissances étrangères qui ne se veulent que du bien sur le dos de l'Algérie tentent de s'immuniser contre une extension du hirak algérien, inévitable à terme, voire à court terme.
Si avec cela, il se trouve encore des Algériens qui doutent de ce qui se manigance et se mijote contre eux et leur révolution à l'exemplarité reconnue et enviée, il leur suffit de visionner avec attention les dernières vidéos mises en ligne sur YouTube. Ils verront alors le vrai visage du mercenariat politique et de la trahison nationale.
Dans l'indifférence (jusqu'à présent, du moins) incompréhensible de l'Etat et d'un pouvoir qui devraient avoir un minimum de reconnaissance pour ces millions de jeunes, mais aussi de moins jeunes qui ont le mérite d'avoir su préserver le hirak national de certaines influences exogènes en provenance de monarchies du Golfe. Imaginons un seul instant que ces millions de jeunes gens aient laissé leur mouvement se faire phagocyter sans opposer de résistance. Qui est l'«ennemi intérieur», qui est l'«ennemi extérieur» ?…
A en juger par certaines déclarations et vidéos YouTube, manifestement inspirées par des militants – historiques ? – de ce fabuleux et absolument inédit mouvement populaire qu'est le hirak, il est loisible pour des analystes de la vie politique nationale de percevoir comme des signes d'impatience chez certains jeunes qui n'ont pas arrêté, depuis février 2019, de marcher un seul vendredi de la semaine.
Il est vrai que toute patience a des limites et que beaucoup d'embusqués, à la solde de ceux qui les «cornaquent», sont à l'affût du moindre signe de faiblesse détectable pour fondre sur les manifestants comme des rapaces sur leurs proies. On a ainsi assisté, vendredi dernier et une dizaine de jours auparavant, à des scènes d'une rare sauvagerie dont les auteurs sont des jeunes, pour la plupart ramenés par bus de wilayas parfois bien éloignées du «théâtre des opérations».
Le point d'orgue de ce jeu malsain et lâche aura été, bien évidemment, atteint, en même temps dans plusieurs wilayas et villes du pays, deux vendredis de suite, quand ce qui ressemble à des jeunes désœuvrés, en fait des «baltadjis/baltaguia» modèle Egypte du général Al Sissi, se sont illustrés, ce qui n'a rien d'honorable, par des agressions de pleutres contre des jeunes femmes et filles qui, elles, se sont affranchies de leur peur pour participer courageusement à l'écriture d'une page glorieuse d'une Révolution en marche.


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