Tayeb Zitouni nouveau SG du RND    PLFC 2020: la Commission des finances et du budget de l'APN examine les amendements proposés    Le confinement partiel reconduit jusqu'au 13 juin en Algérie    Foot-Coronavirus: Zetchi prend part à une réunion FIFA-UNAF-WAFU    DGF: quelque 3000 incendies ont dévasté plus de 21.000 h en 2019    Le porte-parole du Quai d'Orsay s'exprime    Message sur Twitter du MAE espagnole supprimant le drapeau sahraoui: le Polisario proteste officiellement    Le Président Tebboune reçoit le moudjahid Othmane Belouizdad    Foot: "l'enregistrement sonore n'est pas un faux", se défend Saâdaoui    Covid-19: l'affaire de l'organisation d'une soirée à Oran devant le juge d'instruction    Sahara occidental: une ONG dénonce les pratiques illégales des multinationales qui nourrissent l'occupation    Covid19: 140 nouveaux cas, 148 guérisons et 7 décès en Algérie durant les dernières 24h    Théâtre d'Oran: "Qitar Eddounia", nouvelle production pour enfants    Programmes télévisés français: le PLJ soutient la décision de l'Algérie de rappeler son ambassadeur en France    Foot : réunion du Bureau Fédéral de la FAF dimanche en visioconférence    Documentaire sur le Hirak: la presse nationale dénonce une campagne haineuse contre l'Etat algérien et ses institutions    Palestine/Covid-19: les portes d'Al-Aqsa ouvriront dimanche prochain    Le harcèlement des activistes continue    Le moudjahid Ramdane Leftissi inhumé hier à Skikda    Biskra, la Mitidja du Sud    l'Algérie poursuivra l'utilisation du protocole thérapeutique à base de chloroquine    CANADA : à 14 ans, elle est élue jeune ministre de l'Environnement à Pointo    Argentine : le nord subit une sécheresse majeure    Sept défenseurs de la nature récompensés aux Oscars de l'Environnement    PLFC 2020: traiter les effets de la crise tout en soutenant le pouvoir d'achat    Rapatriement: Arrivée mercredi à Alger de 300 Algériens bloqués à Londres    Mascara: 6 malades guéris du Covid-19 quittent l'hôpital    Une fillette tombe du 3ème étage d'un immeuble    Pouvoir et géopolitique - Hirak : jeux et enjeux    RC Relizane: Un parcours en deçà des prévisions    Pour non-respect des mesures de confinement: 8.237 personnes interpellées durant le mois de Ramadhan    Non, demain ne ressemblera pas à hier    En hommage aux victimes du Covid-19: Une minute de silence, hier, à l'Institut «Cervantès» d'Oran    Le Snapo suggère l'utilisation de masques en tissu    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    Les habitants de la cité Makhat protestent    Les pêcheurs de Mostaganem comptent faire le plein    L'ADE promet de l'eau H24 pour Sétif    La Grèce renforce le contrôle à sa frontière avec la Turquie    Un important dispositif policier dissuade les manifestants    Le renouvellement de Sayoud, une priorité    Les lecteurs du versant sud de Tizi Ouzou privés de journaux    Je veux partir seul au paradis !    Les victimes algériennes du Covid-19 en attente de rapatriement    Kaïs Saïed : «Il n'y a qu'un seul Président en Tunisie»    Conflit libyen : Comment le GNA a réussi à chasser les mercenaires de Wagner de Tripoli    FAF - Département Intégrité: La FIFA ne se mêlera pas des affaires internes    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Evènement marquant de la révolution à Constantine : Le procès du groupe des 21
Publié dans El Watan le 28 - 03 - 2020

Le 18 mars 1957 s'est ouvert au tribunal permanent des forces armées de Constantine, dans le quartier de La Casbah, le procès le plus long et le plus important jamais connu dans la région de Constantine durant la Révolution.
L'affaire, qui avait alimenté durant une semaine les colonnes de la Dépêche de Constantine, avait vu la comparution des deux principaux accusés : Aouati Mostefa, âgé de 29 ans, et Zaâmouche Amor, âgé de 28 ans.
Le premier était le chef de l'organisation du FLN à Constantine depuis mai 1955, après le départ vers le maquis de Messaoud Boudjeriou, premier responsable de cette organisation. Le second était le chef des six groupes de choc, chargé de programmer et de choisir les personnes pour les attentats avec l'aval d'Aouati. L'organisation fonctionnait selon un système très fermé. Elle était placée sous le commandement de Zighoud Youcef, chef de la Wilaya II.
Elle avait même une section spéciale pour la fabrication des bombes. Les deux principaux chefs et 19 autres membres du groupe présents à ce procès sont accusés d'avoir commis des attentats à Constantine entre le 30 avril et le 30 novembre 1955, dont les fameuses attaques du Nord constantinois le 20 aout 1955. Parmi les accusés, 24 autres étaient en fuite. On citera principalement Messaoud Boudjeriou, Kitouni Abdelmalek, Kerrouche Abdelhamid, Kerboua Abdelhamid et Kaidi Abdellah.
Le procès, qui survient après une instruction ayant duré 16 mois (de novembre 1955 à mars 1957). Tout commença le 30 avril 1955. La ville de Constantine fut secouée par une série d'explosions, et l'assassinat d'un inspecteur de police. L'arrestation d'un homme armé lors d'un accrochage à Condé Smendou a permis aux services français, avec le recours à la torture, d'avoir des révélations sur le réseau du FLN à Constantine.
Le 28 novembre 1955, Zamouche Amor fut arrêté. Le lendemain, Aouati Mostefa sera arrêté à Biskra. L'enquête mènera à l'arrestation de 19 autres personnes, dont Mentouri Belkacem, Mentouri Bachir et Benabbes Saïd. Selon les faits rapportés par la Dépêche de Constantine, le procès, qui a duré toute une semaine, a été marqué surtout par des incidents entre le colonel Bouhoune, le juge, qui avait présidé les débats et les avocats des accusés.
Après des débats houleux, le verdict est tombé dans la journée du 24 mars 1957. Aouati Mostefa, Zaâmouche Amor, Mentouri Belkacem, Benabbes Saïd et Benmezdad Ahmed ont été condamnés à la peine de mort. Des condamnations à mort par contumace ont été prononcées à l'encontre de huit accusés, dont Messaoud Boudjeriou et Kaïdi Abdellah. L'on retiendra aussi deux condamnations à la perpétuité, deux autres à des travaux forcés, et des peines de prison allant de 2 à 20 ans.
Parmi les cinq condamnés à mort, quatre seront exécutés quelques mois plus tard, dont Aouati et Zaâmouche. La lutte armée s'est poursuivie dans la ville de Constantine. Elle sera dirigée par Messaoud Boudjeriou.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.