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Les entreprises algériennes malmenées
Licenciements, chômage technique, baisse des chiffres d'affaires
Publié dans El Watan le 22 - 04 - 2020

Les toutes petites entreprises et les PME sont les plus touchées par la pandémie de coronavirus avec la détérioration de leur chiffre d'affaires et un manque de visibilité, essentiellement quant à la reprise de l'activité.
Sont les résultats d'une récente enquête sur l'impact économique du coronavirus sur les entreprises algériennes, menée par le Dr Fethi Ferhane et élaborée par la Business Academy Evidencia, centre de formation et de conseil des managers. Les conclusions sont édifiantes et démontrent sans la moindre ambiguïté tout le défi auquel est soumis actuellement le gouvernement algérien en ces temps de recul des prix du pétrole et de précarité sociale.
«Cette étude se veut une contribution qui propose certaines mesures d'urgence pour atténuer la crise que traversent les entreprises algériennes, dont, sans mesures d'accompagnement, beaucoup ne survivront pas à cette situation inédite», met en exergue le consultant. 250 dirigeants ont répondu à un questionnaire du 4 au 11 avril.
Le secteur du service représente 50% de l'échantillon, suivi de celui de l'industrie 25%, du BTPH 13% et du secteur du commerce 12%. Le secteur des services l'hôtellerie/restauration, les TIC et les professions libérales à hauteur de 12% chacun. Les services divers représentent 44% du segment global du secteur des services. 52% des enquêtés ont déclaré avoir mis en congé une partie de leurs employés.
Le tiers des entreprises ont mis au chômage technique une partie de leurs personnels et mis en place des mesures sanitaires, une organisation de télétravail. 51% des répondants déclarent ne pas avoir licencié d'employés à ce jour. Cependant, 22% ont licencié au moins la moitié de leurs employés, ce qui présente un chiffre signifiant pour seulement 2 semaines de confinement.
60% des entreprises ont connu des baisses de leur chiffre d'affaires, suite à un arrêt net imposé par la crise sanitaire (55,3%). Un quart des entreprises a subi une baisse d'effectif et des ruptures d'approvisionnement.
Plus de la moitié des entreprises enquêtées font face à des problématiques de paiement des salaires (58,4%) et des difficultés de trésorerie (54,3%). Le tiers des entreprises enquêtées compte reporter les investissements et diminuer le budget de communication et marketing. Un quart en moyenne des entreprises subit des problèmes d'approvisionnement et de logistique.
Plus des trois quarts des entreprises ne peuvent faire face au règlement de leurs coûts fixes. Seuls 27% des entreprises procèdent au paiement de leurs charges fixes (salaires, loyers et autres intrants).13% n'ont pas de ressources pour payer les frais fixes, 28% ont reporté les paiements, et 14% ont réduit leurs coûts et 7% ont dû emprunter.
Plus de la moitié des entreprises (55%) prévoit une perte entre 50% et 90% de leur chiffre d'affaires lors des premières semaines d'arrêt d'activité. Ceci traduit une forte baisse des revenus due à l'effet de la crise sanitaire.
36% des entreprises prévoient une baisse annuelle de leur chiffre d'affaires entre 50% et 90%. Le quart des répondants prévoit une baisse entre 25% et 50%, ce qui traduit une forte inquiétude sur l'activité annuelle des entreprises, qui prévoient d'importantes baisses de revenus. «Les chefs d'entreprise font face à une situation inédite, qui complique leur management et même la continuité et la survie de leurs entités», souligne l'analyste.
Pour atténuer la crise, plusieurs pistes sont à exploiter. Adoption d'un management digitalisé, mesures d'accompagnement (prêts sans intérêt ou bonifiés), un rééchelonnement des crédits antérieurs sans frais, report des paiements des échéances parafiscales et/ou fiscales de 6 mois, report des factures d'électricité, gaz et eau pour les industries à fort usage de ces intrants et création d'un fonds de solidarité (financé par l'Etat et les grandes entreprises).
Afin de préserver les emplois, il est essentiel de maintenir la protection sociale des employés, aider les personnes mises en chômage technique sans solde par un revenu d'urgence sur une période de deux à trois mois pour leur assurer des conditions de vie digne.
Toute relance doit impérativement passer par un engagement fort des pouvoirs publics avec les parties prenantes, y compris les organisations des employeurs et des travailleurs, ainsi que la communauté économique.
Un constat partagé par le Cercle d'action et de réflexion autour de l'entreprise (Care), qui stipule dans un document intitulé «L'entreprise et le citoyen face au Covid-19» que «l'Etat devra intégrer le fait que tout ce qu'il consentira aux entreprises est un investissement pour éviter l'effondrement du système économique.
Au sein de CARE, nous sommes profondément convaincus que sans une intervention gouvernementale massive et rapide, les coûts économiques et sociaux seront énormes et insupportables, tant pour l'entreprise que pour le pays».
La même source précise que l'obligation faite aux entreprises de fermer occasionnera un arrêt brutal des recettes et surtout une perte d'exploitation, impossible à récupérer par un simple report des échéances de remboursement ou des cotisations sociales. La forte baisse de la demande assèche les flux de trésorerie des entreprises, entraînant inéluctablement la faillite de celles-ci.
Les licenciements opérés par les entreprises génèrent une forte hausse du chômage et les revenus du travail baissent de manière significative alors que les dettes impayées vont augmenter, ce qui affaiblit la demande et accroît encore plus l'incertitude.


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