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Offensive honteuse des nostalgiques de l'OAS
Les Vosges (Est de la France)
Publié dans El Watan le 13 - 06 - 2011

C'est du jamais vu. Pour la première fois, les termes «Organisation armée secrète», l'OAS de triste mémoire, sont apposés sur une plaque funéraire pour raviver le souvenir du chef de l'OAS, le colonel Antoine Argoud, dans le cimetière de Darney, dans les Vosges où il est inhumé.
Lyon.
De notre correspondant

Autour de la veuve et de son fils, un hommage appuyé lui a été rendu, «dans une parade toute militaire», décrit Jean-
François Gavoury, président l'Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l'OAS (Anpromevo), fils du commissaire Gavoury abattu par l'OAS à Alger en 1961. Une messe en latin, à l'église locale, a été refusée par l'évêque d'Epinal, mais elle a été donnée en un lieu secret. Le préfet des Vosges avait interdit cette exhibition, pour menace à l'ordre public, mais le tribunal administratif d'Epinal, saisi par le fils Argoud, lui-même conseiller auprès du tribunal administratif de Marseille, avait décidé en référé que cette cérémonie pouvait avoir lieu. C'est ainsi qu'une quarantaine de militants de l'association de défense des intérêts moraux des anciens détenus (ADIMAD), paravent légal depuis 1967 de l'OAS en France, ont déposé vendredi une plaque, emportée ensuite. La loi obligera la famille à déposer une demande en bonne et due forme auprès de la mairie locale pour la sceller sur la tombe.
Pour M. Gavoury, cet épisode est certainement l'un des plus graves depuis que de nombreuses stèles ont été inaugurés ces dernières années dans le sud de la France : «Elle parle ouvertement des camarades de combat qui honorent leur chef de l'OAS en toutes lettres. Nous allons analyser le discours que Jean-François Collin, le président de l'ADIMAD, a prononcé sur les lieux, s'il y a apologie des crimes de guerre, nous n'hésiterons pas à intervenir en justice», nous explique-t-il. Jugeant l'affaire regrettable, il nous assure cependant «qu'elle peut être utile 50 ans après l'indépendance pour, lors de cette années mémorielle faire comprendre ce qui se jouait en Algérie.»
Dans un livre paru en 1974, le colonel Argoud avait reconnu que «les suspects (étaient) torturés, comme les coupables, puis éliminés si nécessaire», arguant que «le renseignement était obtenu à n'importe quel prix». Il avait été interpellé en 1963, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, puis finalement libéré en 1968. Il est mort en 2004 à 90 ans.
Plusieurs associations en France avaient relayé l'information sur cette nouvelle offensive de l'OAS. Parmi elles, l'association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis contre la Guerre (Aacg), présidée par Bernard Pointecouteau. L'association regroupe des anciens appelés qui remettent leur pension de guerre destinée à des projets de solidarité, notamment avec le village de Tazla en Kabylie, près d'Akbou.
Le président a estimé nécessaire de se mobiliser : «A partir du moment où les nostalgiques de l'Algérie française ressurgissent de plus en plus, dans beaucoup de domaines, on ne peut pas rester les bras croisés», nous a-t-il indiqué. «Nous ne provoquons pas, ce sont eux qui provoquent. Ils ne sont pas nombreux, une petite minorité mais très active qui relance chaque fois des opérations, que ce soit sur Marignane, sur Perpignan, ou autres lieux, en général dans le sud de la France».
Et si nous lui suggérons qu'en n'en parlant pas on éviterait peut-être de leur faire ainsi de la publicité, il est plus circonspect : «Oui, effectivement, il y a cet aspect-là, mais bon, je ne crois pas qu'on peut laisser faire. Il faut aussi que le public soit informé».
Bernard Pointecouteau a connu la guerre depuis Aumale (Sour-el-Ghozlane) en 1961 et 1962 : «Moi, je n'ai pas connu des actes de guerres, la torture, ou des choses comme l'ont vécu certains de nos adhérents, qui lorsqu'ils racontent, je vous assure que cela remue les tripes».
Rien d'étonnant dès lors qu'avec ses amis il soit choqué de voir les nostalgiques de l'OAS revenir au grand jour : «Cela me remue, nous dit-il, et nous ne sommes pas les seuls. Nous devons protester contre ces ultras de l'Algérie française qui sont souvent proches du Front national. Ce que je vis, ce n'est pas de la haine, mais un ressentiment fort, de nature à réagir. Il n'est pas possible que ces gens continuent à faire circuler des idées comme ça.»


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