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«Un déficit à deux chiffres est un danger pour l'économie»
Messaitfa Bachir. Expert en économie chercheur
Publié dans El Watan le 03 - 10 - 2011

-Le projet de loi de finances (PLF) 2012 prévoit un déficit global du Trésor qui représente 25,4% du PIB. Doit-on s'inquiéter de ce chiffre ? Est-ce un ratio dans les normes pour un pays comme le nôtre ?
Pour les économies basées sur la rente, qu'elle soit pétrolière, touristique ou autres, c'est le niveau des recettes accumulées qui définit celui des dépenses à consentir, alors que dans les pays industrialisés, les équilibres sont établis en fonction des recettes prévues issues de l'activité économique et plus précisément des impôts sur l'activité industrielle.
En Algérie, les recettes engrangées ces deux dernières années ont permis au Trésor public d'épargner quelque 300 milliards de dollars sous forme de réserves de changes, de bons du Trésor américain, de bons européens, et des fonds spéciaux dont le plus important est celui de la régulation des recettes.
Ce montant permet de supporter le déficit budgétaire comme celui prévu dans le projet de loi de finances 2012 pour encore les 5 prochaines années. Cela signifie que l'aisance financière dont jouit le pays, observée à travers l'ensemble des indicateurs de l'économie nationale, permet de couvrir le déficit en question sur le plan financier puisqu'il s'étend sur le court terme (un an). En revanche, sur le plan économique, le fait que le déficit soit à deux chiffres c'est-à-dire au-dessus de 10% du PIB constitue un danger pour l'économie puisque la liquidité est mobilisée en dehors du secteur de l'investissement.
En Algérie, 35% des dépenses prévues dans le PLF 2012 sont destinés aux salaires. Par ailleurs, un déficit d'un niveau de 57 milliards de dollars diminue la longévité des ressources de l'Etat dans une économie fragile comme la nôtre, comme il réduit les chances pour les gouvernements futurs de bénéficier de la rente engrangée les années précédentes. Le risque est par ailleurs, une insuffisance des ressources à l'avenir dans le cas où des changements cruciaux interviendraient sur les marchés pétroliers, sachant que le budget de l'Algérie est basé à 70% sur la fiscalité pétrolière. C'est pour cela que dans les pays européens par exemple, on remarque que le déficit budgétaire ne dépasse pas les 3% du PIB.
-Le PLF 2012 abroge certaines dispositions de la LFC 2011 qui sont en cours de mise en œuvre comme l'incessibilité des logements sociaux. Comment peut-on interpréter cette façon de faire ?
Le gouvernement a eu à mettre en place dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009 une disposition prévoyant le crédit documentaire comme seul moyen de règlement des importations avant d'apporter des correctifs dans la tripartite économique de mai dernier sous la pression du patronat.La loi de finances est un document constitutionnel qui a une durée de vie d'un an et qu'on peut facilement corriger dans une économie fragile à caractère social comme c'est le cas pour l'Algérie. C'est pour cette raison qu'il n'est pas étonnant de voir se produire pour la loi de finances, ce qui s'est produit pour le Salaire minimum garanti qui a évolué 10 fois en 20 ans et deux fois depuis 2010.
-Le PLF 2012 prévoit des dépenses de plus de 7400 milliards de dinars. Est-ce qu'il ne faudrait pas plutôt s'interroger sur l'efficacité des dépenses consenties jusque-là avant d'en prévoir sans cesse davantage ?
Ce chiffre est l'équivalent de 100 milliards de dollars et reflète le caractère social des dépenses de l'Etat puisqu'on retrouve dedans 3150 milliards de dinars de dépenses de la Fonction publique, 2849 milliards de dépenses pour le plan 2010-2014 et 1429 milliards pour les dépenses de soutien à l'investissement.Le gouvernement sera obligé de proposer une loi de finances complémentaire pour prendre en charge les augmentations de salaire prévues dans la tripartite.Le chiffre global des dépenses est trop important par rapport aux recettes du Trésor qui sont de 3039 milliards de dinars, en deçà des 3300 milliards de la loi de finances 2011.
En vérité, l'économie algérienne se noie sous les dépenses à caractère social ; les transferts, les salaires, aux dépens des bénéfices des sociétés, de la création de richesse hors hydrocarbures et du soutien à l'investissement en dehors du programme du président de la République.
Ce sont des dépenses inutiles qui auraient pu être évitées si le gouvernement avait mis l'accent sur une approche orientée vers la «réforme fiscale» afin de réduire les coûts de production et les prix à la consommation, au lieu de dépenser sur les salaires dans le cadre d'une approche centrée sur le «pouvoir d'achat».


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