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Mesures de sécurité exceptionnelles à Hassi Messaoud
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Publié dans El Watan le 11 - 05 - 2013

Ni les récentes réfections du réseau routier et encore moins l'implantation de nouvelles agences bancaires flambant neuves ne trompent l'œil avisé.
L'ambiance a bel et bien changé à Hassi Messaoud où l'on sent que tout le monde est sur les nerfs. La menace terroriste, après l'attaque de Tiguentourine (In Amenas), inspire de nouveaux réflexes. Mais pas seulement.
Au premier coup d'œil, on remarque à présent le changement d'accès aux entreprises pétrolières nationales qui, pour la plupart, ont changé de porte d'accès. Elles sont certes dotées de plusieurs portails non utilisés depuis des lustres auxquels la nécessité du moment a donné de la valeur. A l'Entreprise nationale des travaux aux puits (ENTP), à titre d'exemple, les choses ont évolué depuis les multiples épandages de colère des protestataires qui durent depuis plus de trois ans. De par l'emplacement stratégique de cette entreprise nationale qui a pignon sur rue, l'ENTP se situe, en effet, sur le boulevard principal et à proximité du bureau de main-d'œuvre communal. Et vu la renommée d'entreprise embaucheuse de cette société de grande envergure très convoitée par les sans-emploi, les agressions sont cycliques allant jusqu'à la prise en otage des travailleurs l'été dernier.
Celle-ci a donc carrément fermé son accès principal pour ouvrir un portail moins exposé. Elle a également renforcé la sécurité de ses portes suite au forcing estival des chômeurs qui ont réussi à s'introduire, sans hésitation aucune, au sein même du siège de la direction où il ont eu à séjourner dans la réception pour plus de quatre jours, 24h/24, exigeant à voir un des décideurs pouvant solutionner leur problème. Les agents de sécurité de cette entreprise n'ont rien pu faire, si ce n'est les surveiller de près en s'inclinant aux instructions de la tutelle, qui a ordonné de ne manifester aucune hostilité envers les jeunes pour éviter tout dérapage. Les manifestants, avertis de cette logique d'apaisement, s'étaient regroupés calmement à l'intérieur de la réception, faisant usage de cartons à même le sol comme couchette. Ils avaient même un avocat parmi eux pour assurer leurs arriéres au vu de la loi.
L'Entreprise nationale de forage (Enafor) a, quant à elle, subi plusieurs mouvements de protestation qui se sont accentués depuis 2011, à tel point que le directeur des ressources humaines a été souillé et injurié à travers des graffitis crayonnés tout au long des murs de plusieurs établissements scolaires et même sur les murs de son domicile avant d'être menacé de mort par lettres anonymes et linceuls blancs. Récemment encore, cette entreprise, qui a voulu renforcer son siège social en proie aux jets constants de pierres, a suscité la controverse au sein de l'APC de Hassi Messaoud dont les membres ont contesté ce mur jugé inapproprié, érigé à son insu, sur son terrain. Le grillage tendu à même le sol tout au long du mur en béton du siège social de l'entreprise existe toujours. Mais la contestation est aussi interne, les anciens travailleurs sous-traités de la MSIC, une des filiales de l'Enafor récemment dissoute, demandent à leur tour d'intégrer le staff. Pour eux, il s'agit d'un droit et ils observent un sit-in non-stop depuis novembre 2012. L'Enafor, qui a déposé plainte contre ces manifestants, n'a pas eu la réponse escomptée de la justice qui s'est montrée neutre, d'où le statu quo depuis 6 mois.
Le spectacle des tentes de fortune et des banderoles accrochées sur le mur de l'Enafor, près du poste principal de garde, est devenu familier. Chez les autres filiales de Sonatrach, les sièges de l'ENSP et de l'Enageo restent inchangés bien que souvent assiégés par des sans-emploi qui, depuis qu'ils savent que ces deux importantes entreprises adoptent des contrats à durée déterminée CDD pour les postes organiques, ne viennent plus y chercher de l'emploi. Donc, pas besoin de renfort sécuritaire chez elles. En dehors des entreprises pétrolières nationales en revanche, un impressionnant dispositif de sécurité est visible partout avec l'avènement de nombreux barrages fixes, installés depuis les événements d'In Amenas. De jeunes recrues au sein de la police et de la gendarmerie sont dans les postes avancés et de plus en plus de convois appartenant à ces deux corps sécuritaires sillonnent les grands espaces désertiques séparant le chef-lieu de wilaya du champ pétrolier et au-delà vers les champs parsemés à travers le Sahara.
Et la population dans tout ça ?
Ce que pensent les habitants de Hassi Messaoud ? «De grands enjeux relevant de la sécurité de notre ville sont apparus au jour ces derniers mois» commente Lamine, cadre dans une entreprise nationale, ajoutant que «dans cette ville extrêmement névralgique, ce n'est pas le mouvement social des chômeurs qui a suscité ces changements, mais bien le terrorisme». Durant la décennie noire, Hassi Messaoud a reçu de plein fouet l'exode massif des populations du nord du pays qui fuyaient l'insécurité et l'horreur du terrorisme, mais comme beaucoup peuvent en témoigner, «les quartiers champignons tels qu'El Haicha ont aussi accueilli des réfugiés d'un genre particulier, d'importants acteurs du trafic de drogue, des marchands d'armes, des proxénètes et des vendeuses de charme dont la population la plus touchée se trouve être les femmes de ménage», a déclaré un ex-élu de l'APC de Hassi Messaoud qui a requis l'anonymat. D'ailleurs, ce quartier a connu une grande ébullition il y a à peine deux semaines où une centaine d'habitants se sont attaqués au siège de la Gendarmerie nationale ; ils ont surpris les gendarmes avec toutes sortes de projectiles. L'on ne pouvait s'imaginer qu'à l'origine de cette agression se trouvaient de jeunes gens, la vingtaine à peine, qui ont décidé de forcer un barrage de gendarmerie. Ces jeunes ne se sont pas pliés aux procédures de vérification des papiers, bien au contraire, ils ont pris la fuite pour se réfugier au fin fond d'El Haicha.
Les forces de sécurité se barricadent…
Les gendarmes ont dû recourir aux tirs de sommation en pleine agglomération, ce qui a suscité une panique générale au sein du quartier. Fort heureusement pour les habitants, aucune perte humaine n'est à déplorer. Seuls les agresseurs de la gendarmerie ont été ciblés et blessés, d'après le récit d'une riveraine qui ne s'expliquait pas le mouvement de protestation qui a succédé à cette course-poursuite où des proches des jeunes agresseurs sont venus réclamer leur libération. Attitude invraisemblable pour beaucoup d'habitants, qui ont été pris de panique de voir une attaque organisée du siège de la Gendarmerie nationale, qui a également renforcé son dispositif de protection et élargi son périmètre de sécurité donnant sur la double voie. La police a, quant à elle, carrément occupé le tronçon de la route qui longe le mur de son siège, se trouvant en face du quartier des 300 Logements. C'est dire que même les forces de sécurité chargées de protéger le peuple et les biens publics et privés, et particulièrement les installations pétrolières à Hassi Messaoud, sont sur le qui-vive après ces attaques et redoublent de vigilance.


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