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Pouvoir intemporel
Repère
Publié dans El Watan le 15 - 02 - 2014

En l'absence d'une communication institutionnelle claire, porteuse d'un message perceptible et compréhensible aussi bien par le simple citoyen qui n'a pas un sens élevé de discernement politique que par le public averti, le discours politique officiel chez nous prend l'aspect d'un exercice éprouvant et parfois délirant dans la tentative des uns et des autres à décrypter le sens caché des messages. Ainsi en est-il du communiqué du président Bouteflika sur le climat politique délétère rendu public mardi 11 février. L'analyse du contenu du discours qui se dégage de ce communiqué laconique emprunte les voies étroites de la communication politique propres aux régimes autocratiques qui communiquent par le langage des signes et des codes. Dématérialisé, polyphonique, le message véhiculé invite non pas à une lecture, mais à des lectures qui confinent au jeu de devinettes. C'est ce qui ressort des commentaires parus dans la presse, où chaque titre y est allé de son décryptage et de ce qu'il croit avoir compris ou voulu comprendre et faire dire à la missive de Bouteflika.
Pour les uns, la sortie du chef de l'Etat s'adresse au patron du FNL et à lui seul. Elle se veut une mise au pas et un lâchage de Amar Saadani accusé de trahison pour avoir joué avec le feu en cherchant, par ses déclarations incendiaires sur les services de renseignements et son chef, à semer les germes de la division dans les rangs de l'armée. D'autres y ont vu une mise au point et un rappel à l'ordre en règle contre le général de corps d'armée Toufik, auquel les observateurs et les commentateurs ont prêté des velléités de faire barrage à un quatrième mandat de Bouteflika. Une autre lecture plus prosaïque que politique tend à présenter le président Bouteflika sous les traits d'un père de la nation qui se situe au-dessus de la mêlée et des luttes du sérail et qui n'a pour seul souci que les intérêts supérieurs du pays. «Nul n'est en droit, quelles que soient ses responsabilités, de s'en prendre à l'Armée nationale populaire ni aux autres institutions constitutionnelles du pays», a souligné Bouteflika dans son message.
En tant que chef de l'Etat et chef suprême des forces armées, Bouteflika a toutes les prérogatives constitutionnelles pour faire appliquer la loi contre toute personne dans et en dehors des institutions qui comploteraient contre l'unité et la stabilité du pays. Cette réaction qui manque de fermeté et de clarté tant elle apparaît en décalage par rapport au préjudice causé au pays avec la mise à nu des institutions du pays, y compris la plus sensible et stratégique d'entre elles – les services de renseignements – aurait été saluée unanimement, si elle était intervenue à chaud.
Dans les heures qui suivirent l'assaut de Saadani contre l'institution militaire dont Bouteflika est le premier responsable, ni le chef de l'Etat ni le chef d'état-major, le général-major Gaïd Salah, n'ont jugé utile de monter au front pour défendre l'unité de l'ANP comme le fait tardivement Bouteflika dans son communiqué. Saadani n'aurait jamais osé s'aventurer sur un terrain aussi dangereux s'il n'avait pas été couvert dans son offensive et sa retraite. Tout laisse à penser qu'on lui a fait jouer un rôle d'engin de génie militaire pour déblayer un terrain hostile en échange de garantie ou de promesse en termes d'immunité pour le tirer des griffes de la justice et le maintenir à la tête du FLN, où il est fortement contesté. Bouteflika et son entourage semblent avoir évalué le rapport de forces créé à la suite des déclarations de Saadani qui a plus servi que desservi le général Toufik pour ne pas sacrifier d'une manière ou une autre le soldat légionnaire Saadani. Cet épisode qui donne une piètre image de la vie politique et institutionnelle du pays aura permis à Bouteflika de faire sortir du bois ses adversaires qui s'opposent à sa reconduction à la tête du pays pour mieux les neutraliser.
Son appel pour le respect de toutes les institutions constitutionnelles – comprendre l'institution présidentielle d'abord et avant tout – est une manière de prendre à témoin l'opinion nationale et internationale face à ce qu'il croit être une tentative de transition politique à l'égyptienne visant à lui barrer la route pour un 4e mandat. Quoi qu'il s'agisse de deux contextes politiques différents, même s'il y a des similitudes entre le régime islamiste égyptien déchu de Morsi et celui de Bouteflika quant à l'attrait de l'exercice autocratique et intemporel du pouvoir. Les coups d'Etat dans le monde d'aujourd'hui ne sont plus le fait des militaires mais des civils qui peuvent agir pour leur propre compte ou pour des parrains en uniformes tapis dans l'ombre.


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