2e Séminaire régional pour les parlements africains: la délégation du Conseil de la nation souligne à Djibouti l'engagement de l'Algérie à développer les différents secteurs    Conférence africaine des start-up: adoption d'une feuille de route africaine constitutive de la coopération continentale    Les recettes de la fiscalité pétrolière représentent 41% du total des recettes budgétaire prévues pour 2023    Secousse tellurique de magnitude 4 degrés dans la wilaya de Blida    La "Tenue traditionnelle féminine de l'Est algérien", bientôt proposée pour l'inscription au patrimoine de l'humanité    De COP en COP !    Abderrahmane Hadef, économiste: L'Algérie a les atouts pour devenir un pays émergent    Ligue 1 (13ème journée): Deux derbies et un classico à l'affiche    Le chemin est encore long    Violences: Appel à protéger l'école    Tamanrasset: Trois morts dans une collision    Lutte contre les intoxications alimentaires: La commission d'hygiène communale d'Oran sévit    DGSN: Un réseau ciblant les enfants sur les réseaux sociaux démantelé    «Samahna si l'Hadj» !    La Libye invite les sociétés étrangères à reprendre exploration et production    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Coordinateur américain du Conseil de Sécurité nationale, pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord    Le Qatar impressionne le monde    La Seleçao en mode Samba    Radioscopie d'un club détourné    Le FFS, un parti-rempart    Les leçons d'une opération    Propositions pour le nouveau Code de la commune    Un litige qui dure depuis 5 ans    Les élèves grelottent    L'incontournable numérisation    Le budget primitif en constante régression    L'Afrique se réunit à Oran    La communauté internationale salue l'accord de sortie de crise au Soudan    Un concert euphorique    Formation à l'improvisation théâtrale    L'humanité tragique au cœur du cinéma    Coronavirus: 9 nouveaux cas et aucun décès    Nécessité d'impliquer les startups dans le domaine du tri et du recyclage des déchets    L'Algérie nouvelle sous la conduite du Président Tebboune: une expérience pionnière de démocratie    Maroc: manifestations contre les arrestations des opposants et la détérioration des conditions sociales    Annaba: début jeudi des journées nationales du monodrame    Décès de l'ancien président de la LFP Mahfoud Kerbadj    L'Algérie condamne "fermement" le massacre perpétré en RD Congo    Tebboune reçoit les chefs des délégations    Soudan: la communauté internationale salue l'accord de sortie de crise    Ligue 1 Mobilis (13e J) : USMA-CRB à l'affiche, la JSK en quête de confirmation    11e Fica, le film "De nos frères blessés" présenté au public    Ligue 2 - ASM Oran: Les raisons d'un échec programmé    Algérie-Chine: Le partenariat stratégique global renforcé    Sari-Ali Hikmet au «Le Quotidien d'Oran»: «Chaque cheminant vers Dieu a son propre chemin»    «Je suis conscient des aspirations du peuple»    Cour constitutionnelle: «De grands pouvoirs et une soupape de sécurité pour l'Etat de droit»    Algérie-Jordanie: Des accords et des mémorandums d'entente signés    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les habitants du Sud en colère
Factures d'électricité de plus en plus élevées
Publié dans El Watan le 22 - 10 - 2016

Un mouvement de mécontentement populaire contre les factures exorbitantes d'électricité s'est manifesté ces dernières semaines dans plusieurs régions du Sud du pays : Abadla, Adrar, Timimoun...
En effet, les factures qui leur parviennent de Sonelgaz, qui peuvent atteindre jusqu'à 30 000 DA, sont de plus en plus élevées. Une hausse plus qu'insupportable en tenant compte d'un certain nombre de facteurs : rudesse du climat, températures intenables, faibles revenus des ménages, cherté de la vie, chômage endémique et enclavement de localités lointaines.
La situation a fini par faire réagir Noureddine Bedoui, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, qui a annoncé jeudi à Alger qu'une «commission restreinte» a été créée pour examiner la possibilité de réduire les factures d'électricité pour les populations du Sud, notamment durant l'été.
Il a indiqué que «les populations du Sud ont exprimé leur préoccupation à l'égard de la hausse des factures d'électricité, notamment durant l'été. Cette préoccupation a été prise en compte dans le cadre de l'action gouvernementale et, sur instruction du Premier ministre, une commission restreinte se penche actuellement sur l'examen de cette question et présentera des propositions afin de prendre des mesures et des décisions à même de soulager le citoyen».
Simple stratégie pour calmer les esprits et apaiser la population ou réelle volonté du gouvernement de prendre le problème à bras-le-corps dans cette vaste partie du pays, déjà embrasée par le passé par une série de mouvements de protestation d'ordre social ?
Dans une enquête effectuée récemment par El Watan Week-end (30 septembre 2016), le problème a été posé. «Une maison fraîche quand il fait plus de 50°C est un luxe que nous refuse Sonelgaz et que nous ne pourrons plus payer avec des factures dépassant les 20 000 DA», se lamente Malek, qui reconnaît toutefois «utiliser trois climatiseurs non-stop durant l'été». Pour les clients des zones sahariennes où il est impossible de vivre sans climatiseur la moitié de l'année, ce sont les augmentations des tranches relatives aux consommations comprises entre 250 et 1000 KWh/trimestre et plus de 1000 KWh/trimestre qui posent problème, vu qu'elles sont désormais comptées à 4,81 et 5,48 DA.
Depuis de nombreuses années, spécialistes et experts plaident pour une augmentation graduelle des prix sans trouver d'écho chez les pouvoirs publics. Avec le boom de la demande, la plupart des Algériens consomment au-delà de 250 KWh/trimestre.
Dans plusieurs déclarations, Noureddine Boutarfa, ministre de l'Energie, a jugé «inévitable» la hausse des tarifs de l'électricité et du gaz pour permettre au groupe Sonelgaz de poursuivre ses investissements et d'assurer la continuité du service public.
Il faut savoir qu'en moyenne, un foyer algérien consomme entre 1800 et 2000 kilowatts-heure/an alors que la norme est de 200 à 250 kilowatts-heure/an. Il consomme aussi deux fois plus qu'un foyer d'autres pays du Maghreb, selon l'Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l'utilisation de l'énergie (Aaprue). Le marché algérien est inondé de climatiseurs et autres équipements électriques qui consomment beaucoup d'énergie. Les gens sont généralement séduits par des équipements bon marché qui se trouvent être ceux qui consomment le plus d'électricité et qui coûtent donc plus cher à long terme.
De manière générale, la consommation d'électricité varie en fonction des paramètres suivants : la consommation et ses trois cycles (annuel, hebdomadaire et journalier), les variations économiques, sociales et démographiques : prix, taux d'occupation des logements (TOL), équipement (réfrigérateurs, TV, climatisation, ventilation), la température dont les variations se traduisent par des modifications de l'utilisation du chauffage électrique en hiver ou de la climatisation en été.
Ainsi, le gouvernement est appelé à prendre des mesures destinées à limiter l'impact du prix de cette énergie sur le pouvoir d'achat, particulièrement des habitants du Sud. Le sujet de la hausse des prix est particulièrement sensible à quelques mois des législatives de 2017.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.