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Surprenante Finlande !
Au pays des lacs, des forêts et des aurores boréales
Publié dans El Watan le 13 - 12 - 2006

Sœurs jumelles, la nuit et la pluie adoptent Helsinki comme une grande amie. En automne comme en hiver, le jour préfère prendre son repos. Avec ses lumières et ses brumes, la capitale finlandaise compense l'ingratitude du soleil par une incroyable insouciance.
C'est que les gens du Nord ont ce côté mystérieux qui fait également leur originalité. Et leur force. A 35 minutes de la ville, l'aéroport Vantaa se distingue par la beauté de sa simplicité. Un design limpide et une efficacité impeccable. The Scandinavian Touch' ! L'enquête World Airport Awards 2006 vient de le placer à la septième position mondiale sur 165 étudiés. En Europe, seul l'aéroport de Munich, en Allemagne, le dépasse. Pas plus de 5 minutes pour quitter l'avion, qui a pris le départ à Bruxelles, et reprendre ses bagages. Pas de contrôle de police. Aucune file ni aucune attente. C 'est que l'on est dans l'espace Shengen. Vite et bien ! Ce côté délicieux du système Shengen fait oublier la face foncée, celle des délivrances de visas du même nom. Pour ses voisins scandinaves, la Finlande fait mieux : les citoyens de Norvège, Danemark, Suède et Islande n'ont besoin ni de passeport ni de visas pour entrer au pays. En tout, des ressortissants de 60 pays peuvent se passer de visas pour voyager à Suomi, le nom original de la Finlande. Dans la pénombre, des arbres se détachent des deux côtés de l'autoroute qui mène à Helsinki. Les forêts couvrent à 69 % le territoire finlandais. C'est la plus grande couverture boisée en Europe. Seule la Russie voisine, et à un degré moindre, peut rivaliser avec la Finlande. Le bouleau blanc , qui peut atteindre 25 m de hauteur, est célébré comme un arbre national. Autant qu'au Québec où le bouleau jaune est érigé au rang d'emblème. L'écorce blanche tachetée de noir du bouleau prend de l'éclat en été avec le vert vif des feuillages. Les Finlandais préfèrent le bois de cet arbre, qui brûle rapidement, pour chauffer les fameux bains sauna. Avec le bois de pin et d'épicéa, celui du bouleau sert également aux travaux d'ébénisterie, aux pâtes à papiers ainsi qu'à la fabrication des pipes. Plus de 30 % des exportations industrielles finlandaises sont constitués de produits forestiers. Alors qu'ailleurs, on parle de « l'or noir » ou de « l'or bleu », ici, on évoque avec fierté « l'or vert ». Il est admis que sans papier finlandais, la moitié des pays européens ne pourra pas imprimer de journaux ! La Finlande, qui est riche de 190 000 lacs et rivières (vestiges de l'âge glaciaire), a été parmi les premiers pays à utiliser la force de l'eau pour transporter le bois. Dans ce pays, le flottage de bois est chanté par la littérature comme pour le rendre éternel. Au début du XIXe siècle, les scieries, autant que les forges, avaient été installées à côté des rivières. Des planches et du goudron de bois étaient exportés en grosse quantité vers l'Europe continentale. C'était le début d'une belle aventure qui se poursuit à ce jour. Stora-Enso et UPM comptent aujourd'hui parmi les leaders dans l'industrie papetière et du bois. Elles sont les principales concurrentes de l'américano-canadien l'International Paper, numéro un mondial, et du japonais Oji-paper. Stora-Enso est présente en Algérie grâce à sa filiale française. L'industrie du bois est, en fait, à l'origine de la transformation réelle de la Finlande qui n'a commencé à sortir de l'âge des ténèbres que vers 1870. L'hiver 1696, le pays avait connu une famine sans précédent qui a emporté le tiers de la population. Les Finnois n'ont jamais oublié cette catastrophe.
Le Kalevala ou « le pays des héros »
Helsinki s'annonce par de faibles lumières. Les bâtisses y sont parfois austères et rappellent celles de l'ex-RDA ou de Pologne à la touche soviétique. « C'est une drôle d'architecture », nous dit Régina Laguna, journaliste espagnole, qui nous accompagne avec un groupe de journalistes européens et maghrébins. Jusqu'à 1812, Helsinki n'était qu'une bourgade. L'empereur Alexandre I de Russie décida, après l'occupation du pays, de faire de Helsinki, située sur les bords de la mer Baltique, sur une péninsule longue de 5 km, et à 350 km de Saint-Pétersbourg, la nouvelle capitale. A l'époque, tout se faisait à Turku, fondée en 1229, et où était installée la première université du pays. Située au sud-ouest de la Finlande, à 165 km d'Helsinki, Turku était, pour les Russes, plus proche « psychologiquement » de la Suède. Et c'est le roi Gustavus I de Suède qui était à l'origine de la création de Helsinki vers 1550 pour en faire un port commercial en face de celui de Tallinn, capitale de l'actuelle Estonie. De nos jours, Turku est la cinquième ville du pays après Helsinki, Espoo, Tampere et Vantaa. Elle demeure le siège de l'Eglise luthérienne (85 % de la population est de confession luthérienne). La cathédrale Uspenski, l'église orthodoxe la plus importante de l'Europe occidentale, se trouve à Helsinki. Classée monument national, la cathédrale de Turku est consacrée à Saint Henri qui, en des temps anciens et de sa lointaine Angleterre, est venu évangéliser les terres finlandaises en y laissant sa vie. Comme San Franscisco, Turku fut ravagé par un incendie en 1827, le plus important jamais vécu en Scandinavie. Curieusement, Helsinki a connu le même sort pour renaître sous une forme néo-classique. Une grande partie de la ville avait été « copiée » du modèle de Saint-Pétersbourg. Helsinki, où il n'existe aucun gratte-ciel et où le plus haut bâtiment ne dépasse pas douze étages, est un mélange d'architecture classique, parfois médiévale, de modern'art et de design nordique. Les Finlandais adorent dire qu'ils ne sont ni de l'Est ni de l'Ouest. Ils sont au milieu. Particuliers. Cet état d'esprit ressort dans tous les aspects de la vie. Ils tiennent d'abord à l'identité nationale forgée par des siècles de lutte, de résistance et de patience. Le Kalevala, épopée poétique réunie en 1828 par Elias Lönnrot et qui signifie « le pays des héros », symbolise la conscience nationale qui était surtout nourrie dans les campagnes forestières, particulièrement en Carélie (est). Le Kalevala, mélange de poèmes, de chants et de légendes populaires, est une valeur consensuelle et un référent culturel. Cela a même inspiré Onc'Picsou, célèbre héros de bande dessinée, d'aller chercher des trésors en Finlande avec la bien nommée « En quête du Kalevala ! » Le Kalevala a été traduit en suédois, en italien et en français. A Helsinki, le Suomenlinna, qui est une forteresse maritime construite par les Suédois sur six îles, rappelle la résistance aux assauts répétitifs des Russes. Lieu culte pour les visites touristiques, elle fait partie du patrimoine universel de l'Unesco.
Entre ville et forêt
Il est 20h30. Une pluie fine tombe sur le centre de Helsinki à Elielinaukio. « Tervetulaa Holiday Inn » ! La bienvenue à cet hôtel de renommée a quelque chose d'apaisant après plus de trois heures de vol de la déjà lointaine Bruxelles en Belgique. L'ambiance rouge-brune et l'odeur suave du café font oublier le froid piquant. L'hôtel domine la célèbre Rautatieasema, la gare ferroviaire de Helsinki, reconnue comme point de repère pour les visiteurs de la capitale finlandaise et comme point de départ vers l'ensemble du pays. Construite en 1914, la gare est célèbre pour les statues d'Emil Wikström : quatre représentations d'hommes dont les mains sont chargées de grosses boules lumineuses. La façade en granit rose donne de l'allure à cette bâtisse qui, dans les matinées brumeuses de Helsinki, ressemble à un château du Moyen-Age. A l'intérieur, le mouvement de va-et-vient des voyageurs est impressionnant. Des boutiques de tabac et de journaux, des cafés et des restaurants rendent joyeuse l'atmosphère. C'est que la gare est également un centre commercial. Ouvert de jour comme de nuit, le magasin Discount Alepa occupe le sous-sol. Elle est également une station de métro. Il a fallu plus de 25 ans de débats, de polémiques et d'hésitations avant que les autorités décident de doter Helsinki d'un métro, seule ville finlandaise à en posséder un. Ce métro est particulier : une seule ligne de 22 km. Quelques papiers froissés, des journaux et des bouteilles de bière jetés par terre donnent l'impression d'un petit laisser-aller à la gare. A côté d'un bar, les amateurs des paris sportifs discutent presque en se disputant. Phénomène universel ! Plus loin, un groupe de jeunes, bouteilles de bière à la main, blaguent à haute voix. Il n'est pas surprenant à Helsinki de voir dans un supermarché des adolescents acheter des boissons alcoolisées par caisses et sortir faire la fête dans la rue. Sans aucune agressivité. Non loin de la gare ferroviaire, à côté de la station d'autobus, des jeunes filles se sont regroupées dans un escalier qui mène à la station de métro. Elles s'amusent comme des gamines. Elles exhibent, toutes, comme un trophée, des bouteilles jaune miel de bière. Spectacle ordinaire. « Les Finlandais ont dépassé de loin les Russes quant la consommation d'alcool. On se demande de quelle manière on arrive à éviter la criminalité », nous dit un diplomate. Tous les rapports internationaux le confirment : avec une augmentation de 270% en 40 ans, la Finlande est en tête des pays européens dans la consommation des boissons alcoolisées. Grands buveurs de spiritueux, les Finlandais, comme les Norvégiens, se tournent de plus en plus vers les vins, talonnés de près par les Irlandais. Depuis 1919, et jusqu'au milieu des années 1960, le gouvernement a toujours contrôlé la vente et la consommation des boissons alcoolisées, sans y parvenir. Reconnaissant l'échec, les pouvoirs publics ont décidé, en 2004, de diminuer les taxes sur ces produits provoquant une explosion de la consommation. Dans les campagnes, le sahti, typique boisson faite à base d'orge, demeure toujours le breuvage préféré des Finlandais. Dans les villes, les cafés et les bars, à l'image des pubs anglais ou les Kneipen allemands ne sont pas bien développés à cause de « la prohibition ». Ce n'est pas la seule cause : l'urbanisation en Finlande est tardive. Ce n'est qu'au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale en 1945 que les villes ont commencé à prendre de l'ampleur avec un massif exode rural (93% de la population était paysanne en 1900). « L'identité finlandaise est la résultante du mélange entre l'appartenance rurale et le mode de vie urbain », constate un sociologue.
Soirée au Saaga
Des endroits publics portent « la touche » de cette doublure. Comme au Saaga où règne une ambiance exotique ce soir au 34 B Bulevardi. L'ami Yrjö Lautela, ancien journaliste, nous emmène à ce ravintola (restaurant) coté de Helsinki, célèbre par sa cuisine campagnarde lapone. Dès l'entrée, on plonge dans une atmosphère boisée des contrées nordiques de la Laponie. Le personnel est en tenue traditionnelle de cette région boréale que partagent, au-delà du cercle arctique, la Finlande, la Suède, la Russie et la Norvège. A l'accueil, un jeune porte un bellinger et des skallers, un pantalon particulier qui, curieusement, ressemble à celui des Grecs anciens, et des chaussures, les deux fabriqués à base de peau de renne. Le renne est un animal national en Finlande, autant que l'ours brun ou le cygne. Depuis la nuit des temps, le peuple de Laponie, les Saamis, qui ne sont pas des Esquimaux, ont vécu de chasse, de pêche et de transhumance. Les Saamis aiment se désigner comme « le peuple du soleil et du vent », même si la région est connue par ses neiges ! Saariyet est une jeune musicienne qui anime les soirées du Saaga. Elle joue, à l'aide d'un instrument de percussion, le yaïk, ancestral chant lapon. Ici, on l'appelle « l'esprit de la terre ». Elle vante les délices de la viande braisée du renne offerte au dîner ainsi que la célèbre ardoise lapone qu'on aime appeler « secret of the forest » (le secret de la forêt) : crème de champignon, saumon fumé et poissons grillés. Au sortir du Saaga, le jeune de l'accueil nous parle de ses voyages méditerranéens. Il connaît la Grèce, l'Italie et Chypre. Et l'Algérie ? « J'en entends parler et j'ai bien envie de découvrir ce pays », dit-il dans un parfait anglais (la plupart des jeunes Finlandais parlent la langue de Shakespeare). Autant dire que la Tunisie, le Maroc et l'Egypte, qui ont ouvert des ambassades à Helsinki, sont plus connus ici. L'Algérie n'a pas encore « jugé utile » d'ouvrir une représentation diplomatique dans un pays à grande émission touristique. Le chargé d'affaires tunisien, un jeune diplomate, a réussi, depuis son arrivée à Helsinki il y a quatre ans, à bien vendre l'image de son pays au point que le nombre de touristes qui a visité la Tunisie est passé de 3000 à 20 000. « Je suis parti en famille en Tunisie. Et j'ai passé des vacances inoubliables », se souvient un chauffeur de taxi d'origine nigériane. Il est installé depuis 16 ans en Finlande et il s'est bien adapté à la vie scandinave. Ils sont à peine 300 Nigérians à vivre à Helsinki. La plus importante communauté immigrée est constituée de Somaliens qui, venus de Russie, avaient, en grande partie, fui la guerre civile dans leur pays du temps de Farah Aidid. Le caractère multiculturel de Helsinki est célébré comme une avancée certaine dans une ville classée par le magazine américain Fast Company comme les plus convaincantes en matière de technologie, de talent et de tolérance au monde à l'image de Dublin, en Irlande du Sud, à Sydney, en Australie ou à Montréal au Canada. Le Kansainvälinen kulttuurikeskus (Caisa) est le centre culturel international, ouvert aux artistes et créateurs de l'ensemble de la planète. « Il travaille pour faire connaître la culture de tous les peuples à la société finlandaise », explique Yrjö Lautela. « Helsinki est la place où vous pouvez vous amuser douze mois par an et vingt-quatre heures par jour. Chaque semaine, il y a du nouveau à offrir : expositions de peinture, générales de théâtre, films, spectacles, concerts... », écrit fièrement Jussi Pajunen, maire de Helsinki, dans la revue touristique de la ville (tirée chaque printemps à 20 000 exemplaires). La nuit helsinkaise est agitée et gorgée de couleurs faisant le bonheur des clubbers. Au Studio 54, réplique presque parfaite de la célèbre boîte newyorkaise, à La Bodega, au spanish style affirmé, au Breeze, connu par ses cocktails (à la mode), à l'Arctic Icebar, où on peut boire de de la koskenkorva (vodka finlandaise) à - 5 °, au Baarikarpanen, légendaire night club où on s'éclate au r'n'b, ou au Storyville, l'un des plus beaux jazz clubs d'Europe. Dans les rues, de grosses affiches annoncent l'arrivée de l'agent 007. Le regard bleu acier du Britannique David Craig, qui rend James Bond moins foncé et plus subtile dans Casino Royal, le film de Martin Campbell, souligne le caractère branché de Helsinki. Ce samedi soir, une longue file d'attente s'est constituée pour voir la dernière aventure du héros de Ian Fleming au service de Sa Majesté. La capitale finlandaise compte 45 salles de cinéma (8 fois plus qu'Alger). Le nombre d'entrées dépasse les 6 millions par an. La fréquentation des théâtres est record : elle avoisine les 13 millions d'entrées chaque année. Les opéras sont tout aussi bien fréquentés. Alphabétisée à 100 % (un record mondial), la société finlandaise est portée sur la lecture. Chaque année, un Finlandais emprunte au moins 18 livres aux bibliothèques municipales. A l'université, chaque étudiant reçoit une aide mensuelle à la formation de 260 euros, l'équivalentde 26 000 DA, un véritable salaire ! Helsinki De notre envoyé spécial


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