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Le port des miracles
Publié dans El Watan le 25 - 05 - 2008


Le directeur général des Douanes, M. Bouderbala, a révélé hier dans un entretien à l'agence de presse officielle Aps que près d'un millier de containers se trouvent en souffrance au port d'Alger, abandonnés par des importateurs. Certains containers encombrent ainsi les quais du port depuis 4 ans. Le code des douanes fixe le délai de séjour des marchandises dans l'enceinte portuaire à 4 mois et 21 jours pour leur dédouanement. L'administration des douanes vient de prendre la décision de transférer ce cimetière de containers du port d'Alger vers un autre site à Sidi Moussa d'une superficie de 23 hectares que viennent d'acquérir les Douanes algériennes. Il est vrai que le nouveau DG des douanes a hérité de cette situation et ne peut être à cet égard tenu pour responsable du spectacle désolant qu'offre le port d'Alger, transformé en aire d'entreposage alors que la vocation d'un port qui fait sa vitalité est d'être une aire de transit de marchandises. Le problème de l'engorgement du port d'Alger et à une échelle moindre de tous les autres ports commerciaux du pays ne date pas d'aujourd'hui. Tous les responsables qui se sont succédé à la tête du secteur des transports avaient promis de s'attaquer à ce problème en mettant en place un plan d'urgence de sauvetage du port d'Alger. Résultat : l'image des containers rouillés entreposés anarchiquement dans l'enceinte portuaire et les sites d'entreposage extérieurs au port transformés en dédales sans fin où il est difficile de se mouvoir est toujours là, agressant le regard des promeneurs sur la baie d'Alger. Avec la décision prise par la douane de transférer les containers vers la banlieue d'Alger, la question reste posée de savoir si on ne fait pas que transférer un problème d'un endroit à un autre avec toutes les conséquences financières que cela induit au plan de la gestion de ces containers en souffrance, alors que la réglementation est claire sur la solution à envisager dans pareille situation. Autrement dit, la saisie pure et simple de ces marchandises comme première mesure conservatoire avant de décider de leur destination finale. D'ailleurs, il faut se demander pourquoi une telle mesure légale n'a pas été prise par les responsables des Douanes algériennes pour les containers qui ont dépassé le délai réglementaire d'entreposage ? La décision dépasse-t-elle l'administration des douanes ? Y a-t-il des bras longs derrière les importateurs qui squattent sans être apparemment inquiétés les enceintes portuaires dont le port d'Alger ? Bon nombre de containers en souffrance font l'objet d'un contentieux entre les importateurs et les services des douanes. Mais ces derniers qui font l'objet de sollicitudes et de fortes pressions de milieux parfois influents préfèrent la solution du statu quo – autrement dit geler provisoirement l'opération de dédouanement en attendant de voir plus clair –, à l'application rigoureuse de la réglementation. Cette attitude faite d'immobilisme et de fuite des responsabilités n'est pas sans causer un grave préjudice à l'économie nationale comme l'a souligné le DG des Douanes. Car faut-il le rappeler ces marchandises en souffrance au port d'Alger et ailleurs dont une bonne partie est détériorée et donc hors d'usage et impropre à la consommation ont un coût financier. Les lignes de crédits en devises du Trésor public dont bénéficient certains importateurs partent ainsi en fumée. Il est urgent aujourd'hui de mettre de l'ordre dans ce secteur attractif et juteux, celui des importations, pour séparer le bon grain de l'ivraie.

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