Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.
Ali ibn Abi TAlib, quatrième calife de l'Islam « Le Livre d'Allah décidera entre nous » (4e partie) La succession au prophète (QSSSL) et les premiers Califats
La guerre débuta par de simples combats puis Ali et Muawiya firent une trêve. La trêve d'un mois fournit une bonne occasion pour le renouvellement des pourparlers de paix. Ils échoueront l'un après l'autre et les combats reprirent. Au huitième jour, l'armée de Muawiya trébucha. Il consulta rapidement Amr bin Aas et fit ensuite signe à ses hommes. En quelques minutes, des Corans furent soulevés, pendus au bout des lances. « Voici le livre d'Allah, le Tout-Puissant », criaient-ils. « Il décidera entre nous. » Ali était désespéré. Ses éléments le forçaient à prendre une décision qu'il savait mauvaise mais il n'avait pas le choix. Aussi, à contre cœur, il donna l'ordre à ses troupes de cesser le combat. Ali envoya des hommes à Muawiya pour savoir ce qu'il voulait dire en faisant du Coran un juge entre eux. Sa réponse fut : « Je veux dire que chaque partie devrait nommer un juge. Les deux juges déclareront sous serment qu'ils seront guidés par le Livre d'Allah. La décision qu'ils prendront serait obligatoire pour les deux parties. » Muawiya nomma Amr bin Aas. Ali quant à lui chargea Ibn Qais d'aller inspecter les troupes et d'expliquer aux différentes tribus les termes de l'accord. Ses hommes se divisèrent alors en deux groupes. Le premier voulait l'accord, l'autre le considérait comme un acte irréligieux. Il envoya Abdullah bin Abbâs dissiper la mésentente. Commence une longue discussion avec lui. Pendant ce temps, Ali lui-même se rendit à leur camp. Il leur assura que la décision des juges ne serait acceptée que si elle est en strict accord avec le Livre d'Allah. Cette assurance laissa les dissidents sans arguments. Ali réussit, avec une grande difficulté, à ramener ses hommes à Koufa. La capitale avait un aspect pathétique. Rares étaient les familles qui n'avaient pas perdu un père, un frère ou un fils à Siffin. Cela crée un sentiment d'affection duquel ses hommes ne devaient jamais se remettre. Les deux juges réfléchirent au problème pendant six mois. Puis, ils se rencontrèrent à la ville frontière de Doumat al Jandal. Chacun d'eux avait quatre cents hommes avec lui. A la demande de Muawiya, des hommes neutres de haut rang les accompagnèrent. Parmi eux, il y avait Abdullah bin Omar, Saad bin Abi Waqqas, Abdullah bin Zoubayr et d'autres. « Ô Amr, dit Abou Moussa, nous en avons assez de la guerre civile. Faisons quelque chose pour guérir les blessés ». – « Je suis entièrement d'accord avec vous », répondit Amr. « Nous ferions mieux d'être précis sur ce que nous allons être d'accord. Prenons un scribe pour rédiger les clauses de l'accord. » Le scribe vint et commença à inscrire les points sur lesquels ils étaient d'accord. Les deux juges ne purent se mettre d'accord sur un point, ils proposèrent de disqualifier Ali et Muawiya et permettre au peuple d'élire un calife. Il y eut un grand désordre. Le jugement se trouve être une grande mystification. Les espoirs de paix et d'ordre s'envolèrent à nouveau. Les honnêtes gens quittèrent la place avec dégoût. Les personnes qui objectèrent à l'accord de Siffin étaient les kharijidites. Ali les avait calmés. Mais après le jugement, ils recommencèrent à semer le trouble. « Nous avons demandé à Ali de rejeter l'accord », dirent-ils. « Il ne nous a pas écoutés. A présent, il déclare que le jugement est contre le Livre d'Allah. Il admet ce que nous avons dit au début. Il doit donc confesser sa faute et s'en repentir. S'il le fait, nous sommes avec lui. Sinon, nous le combattrons. » Les kharijidites fondèrent leur centre à Nehrwân. Ils commencèrent à prêcher leur culte et réunirent suffisamment de force. Ils laissèrent les non musulmans tranquilles. Mais ils furent très durs avec les musulmans qui divergeaient de leur point de vue. Ils considéraient ces derniers comme des rebelles à la foi et les combattaient. Dans un sens, les kharijidites étaient des stricts puritains. Ils faisaient de longues prières Mais être loyal envers un calife était un crime à leurs yeux. Ils appelaient cela « Le culte de la personnalité ». Ils tuèrent lâchement des hommes et des femmes qui se disaient partisans du calife. Ali avait encore à s'occuper de Muawiya. Mais le danger des kharijidites étaient de loin le plus sérieux. Il demandait une attention immédiate. Le calife ne pouvait marcher sur la Syrie sans d'abord éloigner ce danger. Il conduisit une armée à Nehrwân. Il envoya d'abord deux notables compagnons persuader leurs chefs de ne pas quitter le chemin du sens commun. Ces derniers refusèrent. Ali envoya alors un messager dire : « Remettez-nous ceux qui ont tué des musulmans. Nous les tuerons et laisserons les autres en paix. » Il déclara que ceux qui partiront pour Koufa ou Médine et quitteront leur armée auront alors la vie sauve. Une bonne partie profita de cette concession. Toutefois, il en restait 3.000. Certains furent anéantis d'autres s'étendirent dans différentes régions du pays. Ils prêchèrent la violence et l'anarchie. Pour eux, « toute autorité appartient à Allah » et « aucun gouvernement ne doit exister. Malgré cette victoire, les hommes d'Ali, usés, n'étaient plus capables de mener encore d'autres batailles, il comprit clairement qu'il ne pourrait jamais conduire une seconde armée contre Muawiya.