Début à Alger des travaux de l'université d'été des associations à caractère culturel    Protection civile : évacuation aérienne de deux enfants suite à une explosion de gaz à Ouargla    Relizane: lâcher de 300 perdrix locales dans les forêts de la wilaya    IATF 2025 : les start-up au cœur de la transformation économique du continent    Lancement du Festival culturel et artistique "L'été de Mascara"    Des programmes de sensibilisation pour rationaliser la consommation d'eau potable:    La Palestine exprime "un profond regret" après la décision des Etats-Unis de refuser des visas pour les responsables palestiniens    Une délégation de l'APN visite le Congrès de la République du Guatemala    L'Algérie préside une réunion sur le renforcement des consultations entre le CPS de l'UA et le Groupe africain A3+    De simples gestes pour la préservation de cette ressource précieuse    La Turquie rompt ses relations commerciales avec l'entité sioniste et ferme son espace aérien à ses avions    Le Sénégal bat le Soudan aux tirs au but et prend la 3e place    MB Rouissat, ont pris seuls provisoirement les commandes du championnat    Algérie Poste met en garde contre des tentatives d'hameçonnage ciblant ses clients    Le président de la République met fin aux fonctions de Nadir Larbaoui et nomme Sifi Ghrieb Premier ministre par intérim    Vladimir Petkovic face aux médias La communication avec et entre joueurs, l'incontournable option de réussite    Saïd Chanegriha reçoit en audience le Chef d'Etat-major des Forces terrestres indiennes    Des stratégies d'adaptation et le retour à la confiance    Neuf personnes impliquées dans une vaste affaire de blanchiment d'argent en détention préventive    Hadj 1447-2026 Annonce de la liste préliminaire des agences de tourisme et de voyages habilitées    Drame en mer : noyade de deux jeunes à Ténès    Plus de 500 employés de l'ONU pressent leur institution de qualifier la guerre à Ghaza de génocide    Les niveaux de mort et de destruction à Ghaza sont «sans précédent»    La pièce ''Un élève studieux en vacances'' en ouverture    Vont-ils envahir l'industrie de la mode ?    Foot/ Ligue 1 Mobilis : l'O. Akbou et le MB Rouissat co-leaders    Sommet mondial de la jeunesse 2025: Hidaoui rencontre le président du Forum de la jeunesse de l'OCI    Pêche à la flottante : 21 participants à la première compétition nationale au port de Sablettes (Alger)    La prolongation du mandat de la Finul, un nouveau chapitre pour le Liban et le Moyen-Orient    Programme du mercredi 27 août 2025    Foot (décès d'Issaâd Dohmar) : le président de la FIFA rend hommage à l'ancien président de la FAF    Saïd Chanegriha reçoit en audience le Chef d'Etat-Major des Forces terrestres indiennes    Foot/Mondial-2026 (Qualif's): Petkovic dévoile une liste de 26 joueurs    Le président de la République met fin aux fonctions de Nadir Larbaoui et nomme Sifi Ghrieb Premier ministre par intérim    Guelma: la pièce "un élève studieux en vacances" ouvre le festival des loisirs et du divertissement    M. Rebiga rend visite au moudjahid Rabah Zerari dit Commandant Azzedine pour s'enquérir de son état de santé    D'importantes décisions dans le secteur des Transports à l'issue d'une réunion présidée par le président de la République    La Fifa organise un séminaire à Alger    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Facebook : Secoue le cocotier de la reconnaissance faciale
Publié dans Horizons le 16 - 08 - 2011

Sans crier gare, le réseau social américain Facebook active par défaut une fonctionnalité de reconnaissance faciale, suscitant la fronde des autorités de régulation, notamment européennes, et de ceux qui y voient un grand pas vers la transformation du réseau internet en grand fichier de police. En procédant à la mise en fonction de son logiciel de reconnaissance faciale depuis juin dernier en Europe, Facebook a suscité de nombreuses critiques en encourageant cette identification sur Internet. Le réseau social aux 500 millions d'amis a lancé une nouvelle fonction de reconnaissance automatique des visages. Selon Facebook, elle permettrait un gain de temps pour les utilisateurs qui souhaitent identifier leurs amis. Mais les inquiétudes sont vives et les critiques fusent sur cette fonction activée par défaut.
Cette nouvelle fonctionnalité permet aux utilisateurs d'identifier automatiquement leurs amis sur le réseau social. Elle utilise un logiciel de reconnaissance faciale pour comparer des photos nouvellement mises en ligne avec d'anciennes photos. Pour Facebook, elle ne présente que des avantages. La suggestion d'identification évite une étape fastidieuse, celle d'identifier manuellement les mêmes personnes à plusieurs reprises dans un album, estime la firme de Palo Alto. Autre argument, et de taille, elle permet à l'utilisateur d'apprendre quand des photos de lui sont publiées. Mise en place aux Etats-Unis, il y a six mois, elle a attiré l'attention des internautes, après avoir été proposée dans d'autres pays. Le problème : la fonction est automatiquement activée. L'utilisateur de Facebook est obligé de régler ses paramètres de confidentialité pour désactiver cette fonction de reconnaissance automatique des visages.
La technologie de reconnaissance faciale évoluait depuis quelque temps, rendant aisé cet usage que Facebook a osé proposer dans son réseau social. En effet, des chercheurs présents à la conférence Black Hat sur la sécurité tenue à Las Vegas (Etats Unis) les 3 et 4 août, il sera bientôt possible, à partir d'une photo d'une personne prise avec un smartphone, de connaître, en quelques minutes, son numéro de sécurité sociale, plus une série de données privées, comme ses centres d'intérêts, sa préférence sexuelle et son niveau d'endettement. «La technique consiste à associer les visages d'individus pris au hasard à des images contenues dans des bases de données qui recèlent d'autres renseignements à leur sujet, et d'utiliser cette information pour trouver leurs numéros de sécurité sociale», explique Alessandro Acquisti, professeur à l'Université Carnegie Mellon, interrogé par des journalistes de Network World.
Avec le support logistique nécessaire, Allessandro Acquisti devait même faire la démonstration de cette technique pendant cette conférence, en utilisant une application installée sur un smartphone qui exploite des bases de données hébergées dans le cloud et des logiciels de reconnaissance faciale. «La démonstration s'attache à montrer comment trouver des numéros de sécurité sociale, mais d'autres informations comme la tendance sexuelle et l'endettement peuvent être également déduites», a-t-il affirmé. Selon le chercheur, il s'agit de montrer qu'aujourd'hui, la surveillance numérique offre une passerelle qui permet, à partir de l'image d'une personne, d'accéder à des données personnelles. Selon lui, la technique ne peut aller qu'en s'améliorant du fait de l'évolution des technologies, et à mesure que ces outils de surveillance seront accessibles au plus grand nombre. Avec pour effet une réduction de plus en plus grande de l'espace privé. «C'est, je le crois et je le crains, l'avenir vers lequel nous nous dirigeons», a-t-il déclaré. S'il admet que la méthode est loin d'être infaillible, il estime que les éléments pour aboutir à cette technologie se développent rapidement et pourraient être prêts pour être utilisés dans le monde réel dans un avenir prévisible. Il travaille sur des projections afin d'estimer le temps qu'il faudra pour que les technologies concernées soient assez développées pour être suffisamment fiables.
Alessandro Acquisti fonde sa présentation sur trois orientations de recherches menées par son équipe. La première part des images postées sur Facebook par les utilisateurs pour faire état de leur identité. L'équipe a comparé les images de Facebook en utilisant les logiciels de reconnaissance faciale de PittPatt ; récemment acquis par Google, pour repérer d'autres photos de la même personne dans une autre base de données, celle d'un service de rencontres en ligne où les personnes s'inscrivent en général sous de faux noms. Une fois que le logiciel a établi le rapprochement, l'équipe a demandé aux intéressés de regarder les photos afin de déterminer le degré de précision du résultat. Ceux-ci ont retenu le meilleur choix réalisé par le logiciel de PittPatt pour chaque photo. Le logiciel a correctement identifié 1 membre sur 10 du site de rencontres, ce qui est, selon les chercheurs, une assez bonne performance compte tenu du fait que l'expérience s'est appuyée sur une photo unique, celle du profil Facebook «pour identifier la personne dont on connaissait l'identité». En outre, l'étude n'a pris en compte que la meilleure reconnaissance faciale établie par PittPatt.
«Si nous avions retenu les deuxième et troisième choix, cela aurait augmenté la précision», a t-il déclaré. Dans la seconde expérience, l'équipe de chercheurs a photographié des étudiants au hasard et leur a demandé de répondre à un questionnaire. En attendant, leur photo a été comparée à d'autres bases de données en ligne pour identifier les étudiants en temps réel et trouver d'autres photos d'eux. Ils ont ensuite demandé aux étudiants de vérifier les photos trouvées : dans un cas sur trois, ils ont constaté que le rapprochement était correct. La troisième expérience, qui est repartie des profils Facebook, a consisté à prédire les cinq premiers chiffres du numéro de sécurité sociale, puis de prédire les centres intérêts et les activités des individus. Cette dernière étape repose sur la mise en œuvre d'un algorithme de prédiction du numéro de sécurité sociale qu'Alessandro Acquisti avait présenté au Black Hat, il y a deux ans. A partir du lieu et de la date de naissance d'une personne, l'algorithme peut trouver les cinq premiers chiffres du numéro. L'algorithme essaye ensuite de deviner les chiffres restants, mais pour l'instant, il lui faut encore effectuer une centaine de tentatives pour obtenir un résultat fiable.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.