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Abolition de la peine de mort
Appel à un dialogue national
Publié dans Info Soir le 11 - 10 - 2009

Solution n «Il faut ouvrir un débat national autour de l'abolition de la peine de mort afin que tout le monde puisse y participer»
C'est ce que nous a déclaré, hier, Me Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (Laddh), en marge de la conférence de presse organisée par la Ligue au niveau de son siège à Alger, en présence de plusieurs avocats et juristes. Notre interlocuteur estime qu'il est important d'ouvrir un dialogue afin que tout le monde puisse y participer et donner son avis, car c'est dans l'intérêt de tout le pays.
De son côté, Me Ali Yahia Abdennour, président d'honneur de la Laddh, a appelé à l'ouverture d'un dialogue entre toutes les parties, à savoir les abolitionnistes et les partisans. «C'est le dialogue qui règle les problèmes, il faut ouvrir un débat et trouver dans l'islam les arguments qui sont pour l'abolition de la peine de mort, et s'il y a des arguments qui sont contre, il faut les discuter», a-t-il expliqué.
Par ailleurs, Me Bouchachi estime que la peine de mort est une atteinte au droit à la vie, et donc aux droits de l'homme. Il a indiqué que la criminalité a diminué dans les pays qui ont aboli cette peine. «On ne doit pas combattre la violence par la violence, il faut encourager la culture de la tolérance et du pardon», a-t-il insisté. Il estime aussi qu'«en Algérie, il n'y a pas une justice indépendante et il n'y a pas de procès équitable, donc il est possible d'influencer la justice et de commettre des erreurs».
De son côté, Me Ali Yahia Abdennour estime qu'il faut abolir la peine de mort au moins pour trois raisons. Selon lui, la justice est faite par des hommes, qui peuvent donc se tromper. «On exécute un militant politique avec lequel on n'est pas d'accord», a-t-il regretté.
Comme deuxième argument évoqué par Me Ali Yahia, il y a les conditions lamentables dans lesquelles vivent les condamnés à mort. «Le troisième argument pour l'abolition de la peine de mort, est la nécessité de mettre fin à la violence et respecter ceux qui ne partagent pas notre avis», a-t-il expliqué dans son intervention. «L'Etat a ratifié les conventions internationales sur les droits de l'homme, donc il doit abolir la peine de mort», a-t-il affirmé. Toujours dans le même ordre d'idées, Me Khaled Bourayou, avocat, a expliqué qu'«une société où il n'y a pas de pardon, n'est pas une société». «Nous n'avons pas la moindre culture de l'humanisme, c'est pourquoi il faut faire évoluer la culture de l'humanisme dans notre pays», a-t-il ajouté.
Pour sa part, M. Amara, enseignant en droit, estime qu'«on ne peut pas abolir la peine de mort, car avant la colonisation, elle était déjà pratiquée, et le monde musulman l'a toujours pratiquée. Donc on ne peut pas l'abolir mais on peut la geler», a-t-il conclu.
l Une alliance pour l'abolition de la peine de mort a vu le jour, hier, lors de la conférence organisée par la Ligue algérienne pour la défense de droits de l'homme, qui coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de l'abolition de la peine de mort. «Pour atteindre notre objectif, nous annonçons la création de l'alliance pour l'abolition de la peine de mort», a déclaré Me Bouchachi.


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