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Voyage musical médiéval et pur andalou
Clôture du Festival international du malouf de Constantine
Publié dans La Tribune le 16 - 10 - 2014


Nasser Hannachi
La huitième édition du Festival culturel international du malouf de Constantine -qui s'est délocalisé cette année au Khroub à cause des chantiers ouverts dans les infrastructures culturelles de Constantine- a baissé ses rideaux mardi soir dernier, en présence d'une foule nombreuse. Comme à l'ouverture. Trois troupes étaient à l'affiche, qui livreront un métissage médiéval puisé dans l'Andalousie grâce au groupe Andalous Project, et un pur répertoire malouf chanté par Dib Ayachi et Salim Fergani.
Ainsi, le public présent à la salle omnisport du Khroub qui a abrité les six soirées du festival, aura droit à un beau voyage musical médiéval pour une
clôture agréable de l'édition 2014. Comme à l'ouverture, le finish a vu la présence de bon nombre de mélomanes. C'est d'ailleurs une des spécificités intrigantes des festivals organisés dans cette wilaya.
Revivifier une communion entre les trois cultures ayant marqué l'Andalousie était le pari d'Andalous Project, une formation hispano-arabo-germanique. Une musique du monde à la manière d'Andalous Project, menée par le chef d'orchestre, le munichois (Allemagne) Michael Popp, a finement emmené les mélomanes dans le berceau moyenâgeux des trois cultures (musulmane, chrétienne et juive), qui ont marqué l'âge d'or de l'Andalousie. Et la scène offrait ce décor où les instruments anciens à cordes tels la citole, le sentour, s'harmonisaient aisément avec l'oud et le qanun ainsi qu'avec une percussion marquée par le bendir et le tar. Iman El Kandoussi du Maroc, Mara Aranda de valence (Espagne) et Segrid Hawassen (Allemagne), trois chanteuses aux voix distinctes assuraient ce mélange médiéval en passant d'un dialecte à un autre pour exhumer l'unisson communautaire de l'Andalousie au grand bonheur du public. Ce dernier s'est retrouvé notamment lorsque Imane interprétait majestueusement un opus intitulé A Moulati.
S'alternant sur la scène, les trois interprètes s'adonnaient parfois à des «voicings» consonnant en divers degrés, ce qui ajoutait un peu plus de musicalité aux prouesses instrumentales. Tantôt en solo, tantôt en trio, les trois vocalistes, dont l'une excellant dans la flûte à la touche celtique égayait le plateau de la salle offrant une ambiance de troubadour. Et c'est la quintessence d'Andalous Project. Présentant avant chaque prélude le morceau à jouer, le chef d'orchestre rendait sa musique plus compréhensible malgré le poids des siècles.
C'est la magie des notes ! «L'Andalousie serait rien sans la culture arabe avec tous ses segments (gastronomie, musique, mathématiques, médecine,...)», devait dire Michael, un Allemand qui rentre de plain-pied dans les rues ibériques pour reconstituer une époque assez délicate où vécurent trois communautés. «En fait, avec de la musique le message passe. Le contact s'est fait vite avec les arabes ayant bien accueilli ce projet qui n'a pas connu de frontières en Europe par exemple», explique l'artiste, qui nous a fait part de plusieurs recherches avant de produire cette fusion communautaire. «La contribution de Aziz au luth et de la chanteuse Imane auront facilité ce métissage. Musicalement, c'est très simple, parce qu'il y a des experts, chacun dans son domaine musical. Nous sommes professeurs et étudiants à la fois», a-t-il renchéri.
La soirée s'est poursuivie avec le malouf pur constantinois avec Dib El Yachi et Selim Fergani. La délocalisation de la 8e édition du festival a été au départ mal accueillie dans le milieu local artistique. La plupart des artistes que l'on a accostés mettaient en relief la précipitation dans laquelle cet évènement était concocté, «alors que l'équation simple était de le geler pour mieux envisager une belle affiche en 2015». De surcroit, la sonorisation dans une salle de sport dépourvue du minimum d'acoustique nécessaire à une musique savante comme le malouf et ses dérivés, a été en deçà de la moyenne. Au départ, il était question de l'annulé faute de salle, le Théâtre régional de Constantine étant en réhabilitation. L'expérience subie à cette trouvaille musicale dans une commune aux moyens limités aura laissé quelques signes de faiblesse tant la médiatisation en extra-muros n'a pas joué pleinement son rôle. En plus la socialisation illico sans background génère des coups de dés aux portées imprévisibles. Une fois sur la route menant vers la salle aucune indication n'attire et n'incite à priser ce festival. Passivité outrancière.
Ce n'est pas pourtant l'appréciation du commissariat qui affiche un satisfecit total. «Au départ on appréhendait un impact moins fort. Puis de soirée en soirée, on a vu que le public s'est présenté au fil des soirées en nombre. Je suis vraiment surpris par la présence ! C'est un constat satisfaisant», dira le commissaire, M. Foughali. Pour sa part, M. Larbi Bentelis, membre du commissariat et fervent mélomane (ancien président de l'association locale Maqam) dira que «globalement c'est un défi réussi étant donné les paramètres liés à l'éloignement et surtout à la salle qui ne répond pas aux normes de l'acoustique». Sur le plan artistique, notre interlocuteur mettra en relief le respect du slogan du festival, le malouf, puisque tous les artistes en ont fait à travers des prestations à la hauteur, «sauf à mon avis une fausse note : la marocaine Ihssan Erramiqi qui aurait pu chanter un répertoire cadrant vraiment avec le thème, d'autant que le Maroc détient des écoles assez performantes en la matière», fera-t-il remarquer.
N. H.


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