L'émotion suscitée par la musique s'est poursuivie crescendo tout au long des deux heures de ce spectacle musical marqué par l'allégresse et la joie. Volodymyr Sheiko, qui a déjà dirigé plusieurs concerts par le passé en Algérie, a su se mettre au diapason des amoureux de la musique universelle en leur offrant une prestation de qualité dans une ambiance joviale marquée par la communion entre la scène et le public Le théâtre national algérien Mahieddine-Bachetarzi (TNA) a accueilli, mercredi soir dernier, une soirée exceptionnelle dédiée aux plus belles partitions de la musique universelle, avec l'Orchestre symphonique national (OSN), dirigé par le maestro ukrainien Volodymyr Sheiko. La prestation, portée notamment par la talentueuse pianiste Louiza Hamadi, et les interprètes lyriques ukrainiens la soprano Olha Fomichova et le ténor Dmytro Kuzmin, a subjugué les mélomanes présents. En présence du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, la soirée a été marquée par l'interprétation d'œuvres de Frantz Liszt, Gioachino Rossini et Giuseppe Verdi. C'est dans un théâtre archicomble où il ne restait plus une seule place libre, que la soirée débute avec l'entrée en scène sous les applaudissements, de la virtuose algérienne, la pianiste Louiza Hamadi. Dans un silence quasi religieux, elle charmera les présents par sa grâce et sa performance technique dans l'interprétation du «Concerto No 1 pour piano et orchestre en Mi bémol majeur» du compositeur hongrois Frantz Liszt. Une partition de haute voltige, considérée comme l'une des plus difficiles dans ce registre. Louisa Hamadi a relevé ce défi avec brio, déployant toute une gamme d'émotions, alliant avec harmonie la dextérité de la maitrise technique et la densité des sentiments qui imprègnent l'œuvre où le cœur et le corps sont dans une fusion totale. A la dernière note, après quelques secondes de silence savourant la subtilité de ce solo merveilleusement interprété, c'est un tonnerre d'applaudissements qui résonne dans les airs, ponctué de Bravo pour gratifier la soliste algérienne d'un standing ovation. Distinguée de plusieurs prix internationaux, Louiza Hamadi a suivi des études en Espagne, d'abord au Conservatoire de Ferraz à Madrid, avant d'intégrer l'Ecole de musique Katarina Gourska dans le même lieu, puis le Conservatoire supérieur de Aragon à Saragosse. Après une formation de concertiste à l'Ecole supérieure de musique Reina Sofia, elle est, depuis 2012, pianiste concertiste dans le cadre du projet Davidsbundler. L'émotion et l'ivresse de la musique se sont poursuivies crescendo tout au long des deux heures de ce spectacle musical exceptionnel, marqué par l'allégresse et la joie de vivre. Volodymyr Sheiko, qui a déjà dirigé plusieurs concerts par le passé en Algérie, a su se mettre au diapason des amoureux de la musique universelle en leur offrant une prestation de qualité dans une ambiance joviale marquée par la communion entre la scène et le public. Son talent de maestro ainsi que ceux sans cesse confirmés des musiciens de l'orchestre symphonique, qui compte aujourd'hui près de quatre-vingt musiciens venus de tous les coins d'Algérie, ont été sublimés par la fascinante interprétation de la pièce La pie voleuse Gazza, du compositeur italien Gioachino Rossini. Un autre moment intense de la soirée, marquée de longues minutes d'applaudissement du public qui a salué la prestation de tous les musiciens de l'orchestre. La soirée s'est poursuivie avec autant d'intensité, avec les voix envoutantes des chanteurs lyriques ukrainien la soprano Olha Fomichova et le ténor Dmytro Kuzmin. Qui ont interprété plusieurs extraits des fameux Aria de Violetta Alfredo ainsi que les scènes en duo de la Traviatta de Verdi Le patrimoine musical algérien était également à l'honneur avec l'interprétation de deux pièces du patrimoine algérien sous la direction de la baguette de Sheiko, en l'occurrence Abaden Omri et Kacentina Hiya Gharami , arrangé par Hocine Bouifrou. Au final, telle une ode au partage et à la joie de vivre le ténor et la soprano interprètent pour le plaisir du public, un autre des célèbres extraits de l'opéra de Verdi en l'occurrence Libiamo, libiamo ne'lieti calici , longuement applaudi par les mélomanes présents. S. B.