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Partir au Paradis, Nawara et Al Madina ou les contradictions de la société arabe
Les Emirats, l'Egypte et la Palestine en compétition au 9e Fiofa
Publié dans La Tribune le 26 - 07 - 2016

Dans Al Madina, le réalisateur palestinien Omar Shargawi qui vit au Danemark, a reproduit tous les clichées et stéréotypes de l'arabe sauvage, violent, pervers et sans aucun respect pour la vie, même celle d'un enfant.
La compétition dans la catégorie des longs métrages de la 9e édition du Festival international d'Oran du film arabe Fiofa s'est poursuivie, dimanche soir dernier, avec l'entrée en lice des films Partir au paradis de Saeed Salmeen Al Murry des Emirats arabes unis, Nawara de la jeune réalisatrice égyptienne Hala Khalil, et Al Madina du Palestinien Omar Shargawi. Cette deuxième journée de compétition a débuté avec la projection de long métrage émirati, un road-movie à travers le regard de l'enfance. Le film est d'une grande sensibilité émotionnelle et esthétique.
Le long métrage relate l'histoire de Soltane, un jeune garçon âgé de 11 ans, délaissé par un père au cœur de pierre. L'enfant décide de quitter le domicile familial d'Abu Dhabi pour aller retrouver sa grand-mère à Al Fujariah muni de la photo d'une simple sur lesquels est notée une adresse. Cet enfant en quête de tendresse va traverser le pays en auto stop accompagné de son ami Messaoud. En cours de route, il est pris en stop par un homme, Mohamed. Ce dernier prendra les deux jeunes garçons sous son aile avec lesquels ils feront un bout de chemin. Ainsi, Soltane, lors de cette traversée découvre la vie à travers des rencontres intéressantes, captivante tel que la sublime vendeuse ou malheureuse à l'instar de la scène où il se fait agresser pour lui voler son portable.
Partir au Paradis permet aussi de découvrir des facettes des Emirats loin de celle des grattes ciel rutilants et d'une société fermée. La beauté des paysages où la lumière est sublimée est bien mise en valeur par le directeur-photo. Ainsi, cette atmosphère chaleureuse est une ode à l'esthétisme et à la beauté qu'on regardera à travers le regard émerveillé d'un enfant au cœur meurtri. L'autre facette est celle de gens modestes mais sensibles au monde qui les entoure à l'instar de la générosité paternaliste du personnage d'Ahmed, ou à l'exemple de la séquence où la femme en compagnie de Messaoud admire un magnifique coucher de soleil.
Au final, c'est au sein de la famille de ce bienfaiteur qu'Ahmed trouvera la chaleur familiale et la tendresse pour laquelle, il avait entamée sa quête. Et c'est à travers cette grand-mère de substituions qu'il trouvera la paix intérieure et pour s'endormir alors qu'il a repris la route bercé par le conte raconté grâce à internet.
Lors des débats qui ont suivi la projection, le réalisateur a confié qu'il avait choisi de faire un film sur les enfants car il se sent proche de cet univers. Il souligne toutefois qu'«il est difficile de travailler avec des enfants». Concernant la thématique abordée, il explique que pour lui, il était important «de se démarquer de la thématique dominante en ce moment dans le cinéma arabe. Ce que je voulais, c'est faire un film sur les enfants, sur la route, et sur l'image de la grand-mère car le Paradis c'est la grand-mère».
Le deuxième film projeté est le long métrage égyptien Nawara dont la réalisatrice a également signé le scénario. Le cinéphile est convié dans cet œuvre exceptionnel à découvrir la fracture sociale en Egypte et les désillusions d'un printemps arabe au fruit amer. C'est à travers le quotidien d'une jeune femme de ménage Nawara brillamment incarnée par Manaâ Shalaby, que la caméra zoom sur la dure réalité de la misère d'une partie du peuple égyptien dont le seul espoir est de survivre au quotidien.
Hala Khalil affiche sur un grand écran le gouffre qui existe entre les nantis opportuniste qui ont su tiré profit de la fameuse «révolution» qui vivent dans des villas au luxe ostentatoire et aux privilèges indécents et celle d'un peuple qui vit dans une effroyables précarité. Un regard dur et lucide abordée avec un grand talent à la sensibilité féminine.
Pour sa part, Al Madina du réalisateur palestinien qui vit au Danemark Omar Shargawi interpelle les esprits par la vision sombre avec laquelle il dépeint la société arabe. En effet, Al Madina, la ville n'est pas nommément identifiée et peut être n'importe qu'elle ville arabe et présentée comme un enfer au quotidien auquel le personnage centrale Youcef veut échapper quitte à commettre les pires atrocités dont kidnapper des enfants pour alimenter le réseau du marchée noir du trafic d'organes. La société arabe est dépeinte comme cruelle et violente, dés les premières images, en effet Youcef qui voulait faire découvrir sa terre natale à sa femme danoise enceinte est assailli par un groupe d'enfants. Et c'est le point de départ de la tragédie et de la longue descente en enfer. En effet, il tue un des enfants pour se défendre et sa femme fait une fausse couche. Il est ensuite emprisonner suite à son acte et c'est là où il subira les pire des violences et l'humiliation physique et verbale. Après avoir échappé à la prison, il sombre dans le monde de la prostitution, de l'alcool et du trafic prêt à faire tout le sale boulot pour pouvoir retourner au Danemark. Au final, c'est grâce à la bonté d'une famille qui l'héberge qu'il retrouve un semblant de chemin de rédemption. Mais à part cette famille exceptionnelle, le réalisateur a reproduit tous les clichés et stéréotypes de l'arabe sauvage, violent, pervers et sans aucun respect pour la vie, même celle d'un enfant.
S. B.


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