Les journalistes appellent l'Etat à agir    Khalida Toumi et Abdelouahab Nouri bientôt devant la justice    Confirmer la mutation du football africain    L'appel des sept    Une bonne gouvernance et l'Etat de droit    Rachid Taha, cet «ambianceur» et «sapeur» africain    Les habitants en colère    Pionnière dans la formation d'étudiants entrepreneurs    Le procès de Kamel El Boucher reporté pour la seconde fois    88,24% de réussite à Médéa...    Livraison de la première voiture de marque vietnamienne    Retard dans les rappels    Un combiné innovant    La marque qui a révolutionné l'automobile    La Russie victime de cyberattaques américaines "depuis des années"    De la justice d'exception à la justice sans exception !    Signature d'un contrat de partenariat et de coopération    Une ouverture du capital, mais à quel prix ?    Bouzidi : "Remettre le club en Ligue 1"    Ouverture de Club-des-Pins reportée    Ounas a repris l'entraînement    «Noureddine Bedoui doit démissionner»    ONM : "La solution constitutionnelle a échoué"    Economie politique du pillage du foncier agricole    Tout savoir sur les pneumatiques    Mise en service de la station de traitement des eaux du barrage Sarno    Les travailleurs réclament leurs droits    Kendji Girac en concert algérois    Elaine Mokhtefi raconte une des périodes fastes de l'Algérie postindépendance    Découverte d'un cimetière datant de l'époque romaine dans la région de Smara    Chikhi Samir représentera Aïn Témouchent    "L'Algérie était la pièce manquante que je voulais restituer"    Es Sénia : Cinq enfants mordus par un chien errant    L'ONU demande l'ouverture d'une enquête indépendante : Al Sissi a-t-il fait tuer le président Morsi ?    Nouvelles d'Oran    Les étudiants réclament un «Etat civil»    Bensalah inaugure la Foire internationale d'Alger    Equipe nationale: Les Verts depuis hier au Caire    USM Alger: Kaïs Yaâkoubi ne viendra pas    Tlemcen: Détournement de bons d'essence, 14 mandats de dépôt    29 harraga interceptés à Oran et Tipaza    Gaïd Salah met en garde contre un vide constitutionnel    Comité bilatéral stratégique algéro-malien: La contribution de l'Algérie saluée    Urgence au dialogue consensuel    Selon des experts économiques : La persistance de la crise politique affectera négativement l'économie nationale    Une amitié de voisinage et une coopération régionale    La justice se penche sur les dossiers du secteur    Début des inscriptions le 20 juillet    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Des mesures ponctuelles et... cosmétiques
Jeunesse et animation estivale
Publié dans La Tribune le 26 - 07 - 2017

Si l'Etat a les moyens de sa politique, la meilleure des démarches serait évidemment de préparer les saisons estivales autrement que par des opérations et programmes qui ressemblent à s'y méprendre à des actions sans lendemains, ponctuelles et conjoncturelles, même si elles sont rééditées chaque année. La réponse à une telle situation consisterait en la réalisation de nombreux bassins, parcs de loisirs, espaces champêtres, parcours naturels... quitte pour cela à priver les populations durant un quinquennat, voire plus, d'un agréable bénéfice de leur temps libre, avec toutefois l'avantage d'investir à long terme, et sans grands frais en réalité, comparativement aux coûts des moyens ponctuels dont le seul avantage reste la facilité de leur bénéfice.
Les directeurs de wilaya de la jeunesse et les sports ont été instruits par leur tutelle afin qu'elles multiplient les mesures à l'endroit des jeunes notamment l'accès gratuit aux piscines. Ne se trouve-t-il pas à travers cette mesure une attention excessive par son aspect paternaliste au moment où sous d'autres cieux l'une des plus importantes résolutions prises par des gouvernements responsables est de mettre fin à toute forme d'assistanat même si c'est à l'endroit des personnes appartenant à des couches sociales dites vulnérables dans la mesure où cela constituerait, en fait, une véritable atteinte à leur dignité. Par ailleurs, cette instruction est quelque part un leurre sachant que piscines et autres bassins d'eau sont bien loin d'être disponibles en ce sens que, si tant est que ces infrastructures existent et la demande dépassant largement l'offre, la gratuité de l'accès ne viendrait que rajouter à la misère déjà ambiante en le domaine. Dans un tel cas de figure, et c'est tout autant visible à Constantine qu'à Djelfa, ceux qui parviennent à accéder à un bassin ne peuvent que se contenter de rester debout dans l'eau étant dans l'impossibilité de pouvoir tenter une quelconque brasse sans heurter ou se heurter à un autre «baigneur».
Les responsables à hauteur des pouvoirs publics et notamment du gouvernement auraient eu certainement le nez creux si depuis quelques années s'était multipliée à l'extrême la réalisation de bassins d'eau et bien entendu de toute infrastructure de nature à contribuer aux loisirs des populations ciblées, tels les terrains de jeu de proximité, parcs d'attraction, excursions, sorties aérées, voyages organisés…
Hélas, les années passent et les pratiques ne changent pas. Paradoxalement, la débauche intellectuelle et d'énergie des responsables au sein des institutions n'a d'égale que les très fortes chaleurs estivales et chaque saison charrie désormais son lot d'imagination, d'inventivité de procédés de substitution qui amoindriraient les souffrances de tous ceux qui, en ce qui les concerne, n'ont pas les moyens qu'il faut pour affronter la canicule. Le plus court chemin a été évidemment pour cette année le recours à des bassins gonflables dont la facture de règlement approcherait presque le prix d'un bassin ordinaire en dur. Encore, faudrait-il préciser que l'impact réel sur les populations concernées est loin, bien loin d'être évident.
Ceci étant, il parait pour le moins paradoxal que plus les temps sont durs, en raison de la crise financière internationale, d'une part, et la chute du prix du baril de pétrole, d'autre part, et plus les pouvoirs publics algériens optent pour des opérations et programmes qui, dans la conduite normale d'une économie nationale, devraient être les premières à passer à la trappe. Toutefois, nul n'ignore que ce qui pourrait le plus importer c'est d'aligner chiffres, statistiques et autres rapports de conjoncture lesquels logiquement, et pour cause, ne peuvent qu'être positifs mais qu'il est pourtant peu probable de renouveler l'année prochaine sachant que tout va dépendre justement de la conjoncture. Or, si le baril de pétrole est déjà au plus bas, les experts sont unanimes à souligner qu'il le sera encore plus au cours des années à venir. Enfin, si l'Etat a les moyens de sa politique la meilleure des démarches serait évidemment de préparer les saisons estivales autrement que par des opérations et programmes qui ressemblent à s'y méprendre au fait de placer un cautère sur une jambe de bois. La réponse à une telle situation consisterait en la réalisation de nombreux bassins, parcs de loisirs, espaces champêtres, parcours naturels… quitte pour cela à priver les populations durant un quinquennat, voire plus, d'un agréable bénéfice de leur temps libre avec toutefois l'avantage d'investir à long terme sans… grands frais en réalité, comparativement aux coûts des moyens ponctuels dont le seul avantage reste la facilité de leur bénéfice. Mais là, également, il y a matière à gloser.
A. L.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.