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«Le marché du lait est stable et il le restera»
Malgré une baisse de production dans les laiteries du Centre, Benaïssa rassure :
Publié dans La Tribune le 19 - 06 - 2010


Photo : S. Zoheir
Par Ziad Abdelhadi
La sonnette d'alarme tirée ces derniers jours par une dizaine de transformateurs de poudre de lait du centre du pays sur une possible rareté sur le marché du lait en sachet pasteurisé a fait réagir le ministère de l'Agriculture et du Développement rural.
Le premier responsable du secteur, Rachid Benaïssa, a lancé un avertissement aux transformateurs : «Nous ne céderons jamais au chantage et nous déplorons cette mise en garde qui ni plus ni moins prend en otage le consommateur.» Le ministre n'a pas caché son étonnement sur une telle mise en garde alors que, dans la réalité, le Comité interprofessionnel du lait (CIL) n'a pas encore pris de décision finale et que le taux de réduction des quotas n'est pas encore fixé. «Ce n'est à ce jour qu'une proposition du conseil de régulation issu du CIL», a rappelé M. Benaïssa lors de son intervention au cours de la réunion élargie de la filière lait qui s'est tenue le 17 juin dernier en son siège à la demande des patrons de laiteries du Centre. Ce dernier, avant de passer la parole aux transformateurs, a tenu à expliquer à l'assistance que la décision de revoir à la baisse progressivement les quotas de poudre de lait livrés aux transformateurs émane des pouvoirs publics désirant ainsi réduire, et de manière irréversible, les volumes importés. Une option qui, selon Benaïssa, est tout à fait légitime et incontournable dans la mesure où «le volume de lait cru collecté va sans cesse augmenter en raison de l'arrivée en production de vaches laitières importées ces dernières années», a-t-il souligné.
Et de préciser à ce sujet que «les importations de génisses pleines sont passées de 1 200 en 2008 à 15 000 en 2009 et, pour le seul premier semestre 2010, ce sont 12 700 vaches réceptionnées. En somme, ce sont 200 à 300 millions de litres de lait cru supplémentaires qui sont mis sur le marché et auxquels il faut trouver un débouché qui puisse se concrétiser par le déploiement de la collecte actionnée par les laiteries». Il lancera aux transformateurs inquiets : «C'est à vous de vous rapprocher des collecteurs et non pas le contraire.» Il faut rappeler que bon nombre de laiteries ont prouvé qu'elles inscrivaient leurs activités dans la durée en se constituant elles-mêmes en collecteurs. Il dira enfin : «Il faut en finir avec cette histoire d'importation de poudre de lait ; dès lors que les potentialités de production existent, cela devient du domaine réalisable.» Et de poursuivre : «Il faut donc améliorer sensiblement la production et encourager l'intégration du lait cru au niveau des unités de transformation.»
En ce qui concerne les interventions de quelques patrons de laiterie se disant doublement pénalisés par le fait de réduction de quotas et leur non-participation aux réunions de concertation organisées par le CIL à différentes dates, Jawed Bererhi, général manager de la laiterie «Monlait» n'a pas caché son indignation devant «le refus par le CIL d'entendre l'avis des transformateurs» C'est pourquoi «je qualifie ce comité de club fermé». Une accusation qui n'a pas été du goût de Abed Larbi, président de la commission de la régulation du marché de la poudre de lait, qui a tenu à réagir après avoir reçu l'autorisation de Benchakoor, président du CIL.
Il a, en effet, rappelé à Bererhi que, pour participer aux réunions du Comité, il faut être membre d'une association comme la CIPA. Lui rappelant également qu'«au début de la création du CIL, quelques-uns d'entre vous n'ont pas daigné répondre à nos appels à concertation et aujourd'hui vous voulez nous rendre responsables de votre non-représentativité au sein du CIL !». A l'adresse des transformateurs qui n'admettent pas que l'on revoie à la baisse leur quota de poudre de lait, il leur rappellera que «l'audit effectué par le conseil de régulation a mis en évidence des irrégularités inadmissibles dans le sens que le quota d'une laiterie équivaut à celui de quinze unités du Centre.
C'est pourquoi il devient impératif de revoir le système de quotas en place». Devant les doléances des transformateurs, le ministre a demandé au président de l'ONIL que tous les acteurs de la filière lait, y compris les transformateurs, soient impliqués dans les décisions de créer des comités régionaux interprofessionnels du lait. Ainsi, six comités régionaux seront créés avant le mois d'octobre prochain. «Ils auront pour mission de créer des espaces de concertation et d'organisation au niveau régional», a annoncé, en fin de travaux, le ministre.


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