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Le témoin muet
Publié dans La Tribune le 17 - 03 - 2012

Les élèves sont en vacances. Ils ont certainement des devoirs scolaires à faire. Mais ils ont aussi du temps libre, et leurs parents aimeraient le voir bien rentabilisé. Logiquement, l'occupation à offrir aux enfants est toute trouvée : le cinquantenaire de l'Indépendance. Ce demi-siècle de vie du pays est d'une portée capitale. C'est le moment charnière du passage de relais entre deux générations. Aussi, est-il important que la génération qui devra se saisir du sceptre en connaisse la valeur, sache ce qu'il a coûté et ce qu'il exige comme efforts et travail. Il est donc nécessaire de marquer une halte pour non seulement quantifier ce qui a été réalisé durant ces cinquante ans, mais surtout confirmer, ou infirmer, sa conformité avec le projet originel pour lequel des Algériens se sont sacrifiés. Il s'agira donc d'animer un «cours d'histoire» qui s'adressera à toute une génération. Et ce n'est pas une mince affaire. C'est même une lourde entreprise, surtout que, notoirement, on sait le désintérêt que les enfants ont toujours eu pour l'histoire. Il fallait de ce fait mettre en place des supports et des vecteurs qui éveilleraient et accrocheraient l'intérêt des enfants. Et c'est là le défi que devait relever l'Etat algérien. Car, le cinquantenaire n'est pas du ressort exclusif d'un ministère, mais de toutes les institutions publiques et organisations. Ministères, associations, pédagogues, artistes, éducateurs,… devraient unir et faire converger leurs efforts vers ce même objectif. Ainsi, tout au long de l'année, les enfants auraient dû avoir tout un programme de pièces de théâtre, de films et de spectacles, des ouvrages illustrés et des sorties pédagogiques qui les mettraient dans le bain du cinquantenaire, avec une ambiance style «histoire en fête». Et les vacances sont indéniablement la période idéale pour amener la jeune génération à découvrir, de manière ludique, son histoire, les défis qui l'attendent et ce qu'attend d'eux leur pays. Or, rien de tout cela n'est venu enrichir et élargir l'horizon de nos enfants. Et c'est là le résultat logique d'une dispersion des efforts et des rangs. Chaque ministère travaille dans son coin et chaque institution concocte seule son petit programme du cinquantenaire, alors qu'il aurait fallu mettre en place non seulement une commission d'organisation mais un programme national «Spécial cinquantenaire» qui courrait sur les douze mois de l'année et impliquerait toutes les institutions de l'Etat. Marquer, illustrer et tirer les enseignements de 50 ans d'indépendance après 132 ans d'occupation est d'une importance plus déterminante pour le devenir du pays que l'organisation de ces mégas manifestations budgétivores dont l'intérêt et l'apport sont des plus discutables. Aussi, est-il attendu -il n'est jamais trop tard pour essayer de rattraper le coup- que tous les responsables, à tous les niveaux, fassent preuve d'imagination et d'initiative pour corriger le tir, s'ils ne veulent pas que la jeune génération tourne le dos autant à l'histoire qu'à son pays.
H. G.

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