Exception d'inconstitutionnalité : Le principe et sa procédure d'application    Le FLN favorisé    Commerce : Ouverture de la 1ère Foire commerciale intra-africaine au Caire    Necib à la Radio : "Le bilan 2018 du secteur des ressources en eau est positif"    GTMO 5+5: 9e réunion des ministres des Transports mercredi à Nouakchott    4 établissements fermés !    Imposante marche populaire à Béjaia    Le projet approuvé par le CNI    Accord de pêche UE/Maroc : Le Polisario "consterné" par la décision du Conseil de l'UE    Guerre commerciale : Les Etats-Unis et la Chine au bord du gouffre financier    Les "gilets jaunes" annoncent une nouvelle journée de manifestations    Espagne : Madrid menace d'intervenir en Catalogne    Chine-USA : Le négociateur américain n'entend pas prolonger la trêve de 90 jours    Coupe arabe (1/8 de finale - retour) : Le manque de réussite a été fatal aux Usmistes    Transfert : Vers un retour de Boudebouz en Ligue 1 française    Mondial-2018 en petit bassin: Nos espoirs reposent sur Sahnoune    La coordination syndicale hausse le ton!    Manifestations du 11 décembre 1960: "Attachement indéfectible du peuple algérien à sa révolution armée"    Union des radios et télévisions arabes : Réélection du DG de la Radio algérienne    La 15e édition de DimaJazz du 18 au 22 décembre    Six syndicats se retirent de la «charte d'éthique» de l'éducation: Le retour à la protesta se profile à l'horizon    Agressions contre des Algériens à l'étranger: Enquêtes sur 67 affaires    Pacte mondial sur les migrations: Les observations de l'Algérie    Réunion des ministres africains du Commerce: Djellab au Caire    Coup d'envoi de la 11e édition du Salon Djurdjura du livre à Tizi-Ouzou: Plaidoyer la promotion de l'acte de lire et du livre    Bedoui expose la position de l'Algérie    Un taux de 80% d'approvisionnement quotidien en eau potable    Affluence de visiteurs au Salon de l'automobile    Un dealer arrêté en possession de comprimés psychotropes    TIARET : 2 individus arrêtés et 3 voitures et un fusil saisis    BRAS DE FER ENTRE LA COORDINATION DES IMAMS ET LE MINISTRE : Hedjimi menace de paralyser les mosquées    MASCARA : Un sexagénaire se suicide à El Keurt    River triomphe de Boca, finale aseptisée à Madrid    Belgrade, passage obligé pour Paris, Naples et Liverpool    La femme de la victime, sa fille et un complice sous mandat de dépôt    Les textes désormais contestables    Plus inquiétant que le ballon, celui qui le lance !    2 000 marcheurs pour la liberté à Béjaïa    Les quarts de finale et demi-finales seront disputés en aller-retour    Ligues 1 et 2: Où est passé le bilan chiffré de la compétition ?    Présidentielle 2019: Le report, une solution à «l'impasse» ?    LFP - Championnat national: Statut professionnel, gestion amateur    Au fil... des jours - Communication politique : nouvelles du front ! (2ème partie)    Le pouvoir d'en haut, la confiance d'en bas    Ouyahia contrarié ?    Benghabrit hausse le ton et menace…    Commémoration du 58e anniversaire des manifestations du 11 décembre 1960 : Aïn Témouchent abritera les festivités nationales    Master-class d'instruments traditionnels en décembre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La France a utilisé la culture pour justifier la colonisation
Les biens culturels et l'occupation française
Publié dans La Tribune le 06 - 11 - 2008

De notre correspondant à Tizi Ouzou
Malik Boumati
Comment et par quel procédé surnaturel ou surhumain pourrait-on faire croire à des générations entières qu'il n'y a pas eu de massacres parmi les
populations, d'exécutions sommaires, de tortures et de spoliations de biens pendant l'occupation française en Algérie, entre 1830 et 1962 ? Personne ne pourrait affirmer de telles contrevérités, sauf peut-être ces nostalgiques de l'Algérie française, qui persistent encore dans des élucubrations fantaisistes ne présentant aucun fondement historique sérieux aux yeux du monde entier, particulièrement des historiens qui convergent autour du caractère criminel et
spoliateur de la colonisation.
Dans la wilaya de Tizi Ouzou, capitale de la wilaya III historique, il existe encore les stigmates de l'acharnement de l'armée française sur la région de Kabylie depuis les années 1830 à la guerre de libération nationale, en passant par l'insurrection de 1871 et l'insurrection des années quarante menée par Krim
Belkacem. C'est que l'engagement de la région était tellement profond que l'armée coloniale ne ratait aucune occasion de châtier de la manière la plus
barbare sa population toujours à l'avant-garde de tous les combats contre l'occupation. Il existe néanmoins un secteur qui a été épargné par la logique
destructrice de l'administration coloniale, y compris durant la période la plus meurtrière de l'histoire française en Algérie, c'est-à-dire de 1954 à 1962. En effet, le patrimoine archéologique a bénéficié d'une attention et d'un intérêt certains de la part des autorités et de l'administration coloniales. Non pas que les
responsables de l'Etat français et ses sous-traitants en Algérie donnaient de l'importance à ce patrimoine dans son aspect culturel et historique algérien, mais parce qu'ils ont trouvé dans l'histoire de l'Algérie une petite fenêtre qui leur permettait de souligner la facette chrétienne du pays sur laquelle ils insistaient pour «justifier» un peu plus leur colonisation de la terre algérienne.
Et c'est donc sans surprise que le patrimoine archéologique de l'Algérie a été bien entretenu et sauvegardé, et surtout mis en valeur, mais partiellement. Des fouilles ont été entreprises et des missions scientifiques ont été envoyées un peu partout pour dresser un répertoire et des rapports «scientifiques»
confortant les thèses colonialistes. C'est ainsi que la présence byzantine et surtout celle romaine ont reçu toute l'attention des autorités coloniales, lesquelles ont insisté sur ces deux conquêtes au détriment de celles des musulmans et des Turcs qui ont duré plus longtemps et apporté tout autant si ce n'est plus. Cette préservation sélective du patrimoine culturel explique parfaitement l'arrière-pensée politique de l'administration coloniale quant à la négation de tout ce qui n'a pas trait à la chrétienté en Algérie.
A Tizi Ouzou, il n'a pas été facile de récolter l'information relative au comportement de l'administration coloniale vis-à-vis des biens culturels de la région et des spoliations qu'auraient commises l'administration coloniale, les colons et les militaires français. Au niveau de la direction de la culture de la wilaya, un responsable dira qu'il n'y a rien au niveau de ses services qui indiquerait la destruction, la spoliation ou même le vol par l'occupant français des biens culturels locaux, avant de nous orienter vers la direction des moudjahidine dont nous n'avons pas réussi à joindre le premier responsable.
Un responsable au niveau du Haut-Commissariat à l'amazighité (HCA), archéologue de formation, sera plus prolifique. Ce responsable confortera
justement cette idée de sauvegarde du patrimoine historique et archéologique algérien par les occupants français de manière sélective, et ce, en
vue d'imprimer à l'histoire l'orientation et la lecture politique voulues, à des fins de domination. Pour preuve, notre interlocuteur citera les nombreuses recherches menées et publiées, notamment par les missionnaires français présents en Algérie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.