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Fofa, faux pas... faut rien
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Publié dans La Tribune le 19 - 12 - 2012

Qu'est-ce qu'un festival ? La question peut paraître bête et ridicule. Mais par ces temps où n'importe qui peut faire n'importe quoi et, de plus, toute honte bue, le présenter comme le nec plus ultra du genre, il est bon de rappeler certaines définitions et de revenir aux fondamentaux. Un festival c'est d'abord une rencontre d'artistes et de créateurs autour d'une expression, ou plusieurs, dans laquelle ils excellent ou ils innovent. Autrement dit, le matériau de base d'un festival c'est l'artiste et l'art son liant. Un festival est donc le fruit d'une somme de productions artistiques dont les concepteurs ressentent le besoin de les faire se rencontrer, comparer ou opposer (dans le sens compétitif du terme). Quant à l'organisation de cette rencontre, elle est confiée à une équipe dont chacun des membres a un rôle spécifique pour lequel il a les compétences et les aptitudes. C'est le bureau du festival qui se charge de tout organiser, du début jusqu'à la fin, dans les moindres détails, de la sélection des œuvres qui seront programmées jusqu'au départ du dernier festivalier. Et dès le lendemain, le bureau se remet au travail pour préparer l'édition suivante. Ce n'est pas sorcier, dirait-on. Il faut croire que si, pour certains festivals algériens. Le mauvais exemple nous est donné par le Festival du film arabe d'Oran qui, depuis sa création, n'a pas arrêté de nous étonner, de manière négative s'entend. C'est à croire qu'une compétition est lancée entre les différentes éditions, c'est à qui apportera la plus irréfutable preuve de médiocrité. Déjà, la création d'un festival de film dans un pays qui a tourné le dos au 7e art et son organisation dans une ville où les salles de cinéma se comptent sur une main amputée de quatre doigts, tient autant de la blague de mauvais goût que de l'aberration. A moins que l'objectif n'ait été le déroulement du tapis rouge devant des cinéastes arabes parce qu'il y avait des intérêts que ne connaissent que ceux à qui ils profitent, auquel cas, le festival aura été une réussite, en termes de séjour avec réjouissances non en art. Et on est tenté de croire que c'était le seul objectif, puisque rien n'est sorti de ce festival. D'ailleurs, une fois le créateur et président du festival délogé, on s'empressera d'effacer toutes traces de son passage. On commencera par changer le nom du festival. L'aberration se double d'impéritie. Hormis le changement du nom, la nouvelle direction de ce qui deviendra le Festival d'Oran du film arabe (Fofa) n'apportera rien de nouveau, encore moins de meilleur, bien au contraire. L'organisation fait dans l'approximation et la programmation dans l'improvisation. Et pour sauver la mise, on joue sur le vernis. On mise sur la vitrine, l'image extérieure. On soigne les équipes de télévisions et radios, ainsi que des envoyés spéciaux trillés sur le volet, pour avoir une couverture médiatique qui arrondirait les coins et n'égratignerait pas trop les organisateurs, en évitant de s'appesantir et souligner les imperfections. En fait, c'est sans doute le point fort des organisateurs du Fofa : le cinéma. Ils savent y faire et en faire. Au lieu de présenter du cinéma, ils en font. Comment d'ailleurs peut-il en être autrement ? Comment peut-on offrir une scène pour le 7e art quand on ne sait pas ce qu'est le 7e art ? Un film ce n'est pas seulement des rouleaux de péloche à dérouler dans une salle sombre. Un film ce n'est pas une histoire en images, mais des histoires que les images ne racontent pas toutes, et qu'un critique, un membre de jury ou un spécialiste, connaît. Z, le Cuirassé Potemkine, Apocalypse now, le Moulin de M. Fabre ou Nahla ne sont pas beaux et forts par les images seulement, mais aussi, si ce n'est plus, par cette tranche du temps qui aura marqué un peuple, un pays, une société. Les responsables du Fofa ont-ils cette capacité de lire un film et des images ?
A voir ce qu'ils ont fait du festival, on ne peut qu'en douter. Quant à leurs compétences en tant qu'organisateurs, elles sont tout simplement inexistantes. Au final, la meilleure chose qui puisse arriver au Fofa est qu'il disparaisse, jusqu'à ce que les conditions pour la création d'un festival du cinéma soient réunies, avec les spécialistes et les moyens nécessaires.
H. G.


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