Un opérateur algérien de cloud souverain ouvre son capital à la Bourse d'Alger    L'Iran menace de couler les navires de guerre américains    Il y a 140 ans !    Ségolène Royale salue la qualité des réflexions    Une autre opération bidon ou sous faux drapeau ? Pour construire une salle de bal, Ou pour intensifier une guerre ?    Le budget militaire américain pour 2027 ne prévoit pas d'aide à Kiev    Des sorties sur le terrain pour le contrôle des produits laitiers frais non conditionnés    Diverses activités pour célébrer l'évènement dans le Sud    Saisie de près de 10 quintaux de viande blanche    L'importance de l'OPEP+ dans la régulation du marché énergétique et quels impacts le retrait des Emirats arabes unis sur l'organisation ?    Projection de « Moudhakirati El akhira » dédié au parcours de lutte de Louiza Ighilahriz    Le président de l'ANIE s'exprime    Organisation de «La Kheïma du patrimoine populaire» à Relizane    USMA – CRB, un remake sous haute tension    FAF : Lancement de la première promotion de formation fédérale des analystes vidéo    Grande affluence des jeunes à Constantine    Le renforcement de coopération militaire au menu    Les listes électorales publiées    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Où est-ce que nous en sommes ?
La traduction
Publié dans Le Maghreb le 09 - 12 - 2006


La traduction en Algérie ? La question a été, à maintes fois, soulevée, et le constat a été, à chaque fois, le même : La traduction n'a ni statut, ni avenir immédiat. La plupart des professionnels de la littérature ont, lors de colloques, expliqué, que le problème de la traduction n'est pas seulement lié à des considérations techniques ou littéraires, mais plutôt politiques voir idéologiques. Parlons chiffres. Selon les résultats d'une enquête onusienne, datée de 2003, les 22 pays arabes, qui existent sur la planète, auraient traduit trois fois moins d'ouvrages que la seule Grèce ! Un autre détail, cette fois-ci, de taille, la population grecque est trente fois inférieure à celle arabe ! A partir de ces données, tout le monde peut se faire une idée de la place qu'occupe actuellement la traduction dans notre pays. Bien que centrée sur la traduction entre l'arabe et le français, la problématique de la traduction a, toujours, débordé sur d'autres questions ayant trait à l'attente et aux “passages à double sens entre les cultures les plus différentes”. Partis de ce constat aussi inquiétant qu'amer, les professionnels proposent d'ores et déjà, d'établir, en urgence, un inventaire des créations littéraires d'expression française pour les transmettre aux lecteurs arabes. D'autres privilégient, plutôt, la formation de bons traducteurs, de bons enseignants, de cadres qualifiés et même, plus généralement, de bons... lecteurs plutôt que le nombre de traducteurs, d'enseignants, de cadres... et de lecteurs ! La remarque est d'autant plus judicieuse que, longtemps, le discours public n'a été axé que sur l'aspect quantitatif, négligeant la qualité de la formation et de l'enseignement, une exigence autrement plus déterminante sur le long terme. Toujours dans cet esprit d'orienter le débat sur la formation de qualité d'abord, les experts ont, de tout temps, proposé la création des ateliers et des centres professionnels de traduction qui feront connaître l'œuvre à travers un véritable travail de traduction, prenant en compte l'aspect théorique et thématique. Car la connaissance d'une langue ou plus, ne signifie pas forcément la maîtrise de la traduction d'une œuvre. Ca, généralement, la problématique de la philologie et des axes syntagmatiques peuvent, de manière sensible, participer à se rapprocher du texte de base. Si ces centres de formation ne sont pas mis en place, dans l'immédiat, l'Algérie sera confrontée à un risque majeur de “savoir et de connaissance”, celui de voir les pays voisins envahir le marché de la traduction en arabe, d'œuvres algériennes et universelles. L'Algérie sera, de facto, obligée d'importer ces ouvrages à des prix excessifs alors que ces traductions auraient pu être faites dans notre pays à des prix beaucoup plus raisonnables. Pourtant, la traduction comme transfert de civilisation et de savoir, doit, en principe, faire partie intégrante de nos mondes où se côtoient des commerçants et toutes sortes de communautés de langues différentes. Elle est un outil d'aide à la lecture, que ce soit pour l'écolier ou le lecteur, d'autant plus qu'elle est la clef qui explore les civilisations et les cultures d'autres communautés. Sa revalorisation, son existence doivent, absolument, faire partie de l'univers littéraire de notre pays, au risque de nous voir encore fermés, refermés sur nous mêmes.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.