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Batna : La célébration de Leïlat El Qadr, entre ferveur religieuse et traditions d'antan
Publié dans Le Maghreb le 15 - 07 - 2015

Leïlet El Qadr, ou la nuit du Destin, célébrée la veille du 27ème jour du Ramadhan, plonge les familles des campagnes des Aurès dans une atmosphère baignant tout à la fois dans la ferveur religieuse et les traditions d'antan que la vie moderne ne réussit pas à faire oublier.
La réunion de la grande famille ou comme on l'appelle Ellema demeure, par exemple, incontournable pour les enfants mariés qui se réunissent, durant cette nuit, dans la maison de leurs parents pour un f'tour commun que leurs épouses préparent sous la direction de la grand-mère de leurs enfants.
Chacune des belles-filles se charge d'une tâche spécifique lors de ce repas collectif, affirme Zarfa Saâdna, une nonagénaire résidant sur les hauteurs de la localité d'Arris. La vieille femme fait remarquer que les besognes ménagères sont aujourd'hui "bien plus aisées" que de son temps où le fait d'acheminer de l'eau potable depuis la source pouvait prendre plusieurs heures.
Cette réunion familiale est souvent accompagnée de la Nefka qui consiste à immoler un mouton ou un chevreau bien portant, le matin du 26ème jour du ramadhan. Une partie de la viande est alors donnée aux pauvres et aux démunis parmi les proches et les voisins.
Selon le vieux Lembarek Kechi, de Tigharghar, la tradition de la Nefka, aujourd'hui de plus en plus rare, "revenait toujours lors des grandes occasions et parfois même en dehors de toute circonstance précise parce qu'à mon époque il n'existait point de bouchers".
Durant la nuit du Destin, le couscous, la chekhchoukha et le R'fis Ziraoui retrouvent leur rang de "mets rois" sur la table du f'tour, affirme de son côté Hadja Khemoussa Malki, de la localité montagneuse et reculée d'Ichemoul. "Mes cinq fils, leurs épouses et leurs enfants sont alors réunis dans une grande fête conviviale", affirme la vielle femme.

La circoncision, l'autre tradition forte
Les familles se plaisent à circoncire les garçonnets durant cette nuit "bénie et joyeuse", affirme, pour sa part, Mehani Boultif, qui vit à Chenaoura, près de T'kout. Elle assure saisir cette occasion, avec son mari, pour organiser une grande réunion familiale pour circoncire leurs petits-fils en prenant en charge "toutes le dépenses nécessaires". La circoncision durant la nuit du destin est "singulière par la force de la spiritualité du mois sacré et la ferveur des traditions sociales", note de son côté Fatma Degha qui souligne l'importance du rite du henné sur la main du garçon à exciser qui s'accomplit dans une ambiance enthousiaste au milieu des youyous, des salves de baroud et des chants "sraoui" des grands-mères. Il arrive parfois que certaines grands-mères surprennent agréablement les leurs par de vieilles pratiques telles qu'Akdhih qui, explique Hamzaoui Saliha, de Chir, n'est autre qu'un petit couffin tressé en alfa et joliment décoré de bandes de tissu bariolées que l'on place à côté du garçon à circoncire pour y déposer les cadeaux de manière à le distraire et éviter qu'il ne bouge trop pendantl'opération de circoncision. Du côté des vallées d'Oued Abdi et d'Oued Labiodh, l'on recourt en pareilles cérémonies au "Bendou", un minuscule arbuste placé dans un pot et sur les branches duquel l'on accroche des fruits et les cadeaux offerts à l'enfant circoncis. Dans nombre de mosquées et dans certaines demeures, la nuit du Destin est une occasion pour clore Khatm la lecture du Saint Coran, entamée au premier jour du mois sacré. C'est dire qu'à côté des traditions héritées des anciens, le monde rural en pays chaoui n'oublie pas que Leïlat El Qadr, c'est d'abord et avant tout la nuit de l'invocation de Dieu et de son Prophète, la nuit de la spiritualité et du recueillement, la nuit de l'événement sublime : la révélation du Coran. Chafik B.


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