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Hésitant entre stocks et offre mondiale : Le pétrole finit en ordre dispersé
Publié dans Le Maghreb le 21 - 07 - 2018

Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé jeudi, réagissant toujours à un recul des stocks américains de produits raffinés tout en s'interrogeant sur le niveau d'approvisionnement mondial de brut.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a clôturé à 72,58 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 32 cents par rapport à la clôture de mercredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat d'août a progressé de 70 cents à 69,46 dollars. Les cours ont évolué de manière divergente alors que "les marchés ont été rendus nerveux par la perspective d'une baisse de la demande mondiale en raison de mesures protectionnistes, d'une hausse de la production en Arabie saoudite et en Russie et d'une reprise des exportations libyennes", a énuméré Benjamin Lu, analyste chez Phillip Futures. Concernant le pétrole coté à New York, les marchés ont continué à réagir à un rapport hebdomadaire sur les stocks de brut publié la veille par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Lors de la semaine achevée le 13 juillet, les réserves commerciales de brut ont progressé de 5,8 millions de barils mais les réserves de produits raffinés ont chuté davantage que prévu, ce que les courtiers ont décidé de retenir mercredi en soutenant les cours.
"Ils ont aussi retenu que les stocks de brut s'étaient effondrés la semaine précédente de 12 millions de barils et qu'ils restent encore significativement sous la moyenne des cinq dernières années", a rappelé Bart Melek de TD Securities. Dans le même rapport, la production de brut a affiché un nouveau record à 11,00 millions de barils par jour (mbj). Mais "c'est la première hausse depuis début juin. Cela montre que la production de pétrole de schiste pourrait ne pas être aussi forte qu'anticipé et pourrait même être décevante en 2019", a ajouté M. Melek. Selon lui, la différence de direction entre le pétrole coté à Londres, référence mondiale du brut, et celui coté à New York jeudi s'explique par "les risques plus grands concernant l'offre de brut en provenance des Etats membres de l'Opep qu'aux Etats-Unis". L'Organisation des pays exportateurs de pétrole et plusieurs partenaires sont tenus depuis 2017 par un accord de réduction de leur production pour faire monter les prix, mais le niveau actuel de production de ses membres est difficile à établir clairement après la décision de ceux-ci de desserrer un peu l'étau de leur accord. Mais d'après le fournisseur de données ClipperData, les exportations en provenance d'Arabie saoudite, du Koweït et des Emirats arabes unis ont fortement avancé en juin, faisant augmenter les exportations de l'ensemble des membres de l'Opep de 1,8 million de barils par jour. Cette même société a affirmé que les exportations iraniennes de brut ont pour le moment peu diminué malgré la récente annonce américaine de réinstaurer des sanctions financières contre ce pays.

Les cours contrastés en Asie
Les cours du pétrole prenaient des directions opposées jeudi en Asie après la baisse des stocks américains de produits raffinés, dans un contexte de craintes sur une augmentation de l'offre d'or noir. Vers 05H00 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI), la référence américaine du brut, pour livraison en août, prenait huit cents, à 68,84 dollars, dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent de la mer du Nord, principale référence sur le marché mondial, reculait de huit cents à 72,82 dollars. Les réserves américaines d'essence ont baissé de 3,2 millions de barils, soit bien plus que les prévisions des analystes qui tablaient sur un recul de seulement 700.000 barils pour la semaine achevée le 13 juillet, d'après l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA).
Parallèlement, les marchés craignent que l'administration du président américain Donald Trump ne puise dans les réserves stratégiques nationales pour faire reculer les cours. "Le président Trump fait tout ce qui est en son pouvoir pour faire baisser les cours de l'essence, et avec la Russie si prompte à proposer au président une branche d'olivier, et l'Arabie saoudite qui est dans la poche de M. Trump quand il s'agit d'augmenter la production, on a du mal à voir les cours inverser la tendance baissière", a commenté Stephen Innes, analyste chez Oanda.

Hausse surprise des stocks US
Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont affiché une hausse surprise la semaine dernière, tandis que la production a atteint un nouveau record, selon les chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA).
Lors de la semaine achevée le 13 juillet, les réserves commerciales de brut ont progressé de 5,8 millions de barils pour s'établir à 411,1 millions de barils, alors que les analystes interrogés par l'agence Bloomberg prévoyaient un recul de 4,1 millions de barils après une chute de 12,6 millions la semaine précédente.
Egalement scrutés puisqu'ils servent de référence à la cotation du pétrole à New York, les stocks de brut WTI du terminal de Cushing (Oklahoma, sud) ont diminué de 800.000 barils, à 24,9 millions de barils.
Les réserves d'essence ont, elles, baissé de 3,2 millions de barils, soit bien plus que les prévisions des analystes qui tablaient sur un recul de seulement 700.000 barils.
Les stocks d'autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont un peu baissé (-400.000 barils), là où les analystes anticipaient une hausse de 1,18 million de barils.
La production de brut est de nouveau repartie à la hausse après quatre semaines de stagnation à 10,90 millions de barils par jour, s'affichant au niveau record de 11,00 millions de barils par jour, du jamais-vu depuis que ces statistiques ont commencé à être compilées en 1983.
Avant la stagnation de quatre semaines de la production, elle avait affiché seize records de suite.
La cadence des raffineries a continué à reculer, celles-ci ayant fonctionné à 94,3% de leurs capacités contre 96,7 la semaine précédente et 97,1% une semaine auparavant.


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