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Soudan: La contestation suspend les discussions avec le Conseil militaire
Publié dans Le Maghreb le 24 - 04 - 2019

Les discussions amorcées samedi entre les meneurs de la contestation et le Conseil militaire de transition aux commandes du Soudan en vue de transférer le pouvoir à une autorité civile ont été suspendues dimanche par les responsables de la contestation.

"Le Conseil militaire de transition au pouvoir n'est que le prolongement du régime d'el-Bachir avec qui il est impossible de négocier et de se mettre d'accord sur quoi que ce soit ", ont justifié les meneurs de la contestation.
Samedi, les dirigeants militaires et les leaders de la contestation avaient convenu de s'assoir autour de la même table et de tenter de trouver un terrain d'entente pour le transfert dans la douceur du pouvoir à une autorité civile exigée par les Soudanais comme un préalable pour la gestion d'une période de transition devant déboucher sur l'organisation d'une présidentielle démocratique. "Nous suspendons nos discussions avec le Conseil militaire de transition. Nous considérons le Conseil militaire comme un prolongement du régime de l'ex-président Omar el-Béchir", a déclaré un porte-parole des organisations représentant la contestation, Mohamed al-Amine, aux milliers de personnes rassemblées dimanche devant le QG de l'armée à Khartoum, les appelant à "poursuivre et intensifier les manifestations jusqu'à ce que toutes les revendications soient satisfaites". Les manifestants massés devant le QG militaire ont longuement réagi avec les propos en question, en agitant tantôt le drapeau soudanais et en scandant tantôt "Liberté, paix, justice". "Notre révolution est civile, elle est protégée par le peuple", lançaient avec chœur d'autres manifestants. Le chef du Conseil militaire de transition, le général Abdel Fattah al-Burhane, a fait monter la pression sur les manifestants en "condamnant le blocage de routes et la fouille de personnes sans en avoir l'autorité", lors d'une rencontre avec des officiers de haut rang, faisant allusion aux barrages et points de contrôle établis par les manifestants aux abords du QG de l'armée.
S'adressant plus tôt dans la matinée de dimanche aux Soudanais, le général Burhane avait affirmé à la télévision son "engagement à remettre le pouvoir au peuple", et promis que l'armée répondrait dans la semaine aux demandes des manifestants, qui réclament le transfert du pouvoir, entre les mains des militaires depuis la destitution du président Omar el-Bachir le 11 avril, à une autorité civile qui aura pour mission la gestion de la période de transition. Le général al-Burhane avait également indiqué dans son intervention télévisée, la première depuis sa prise du pouvoir, que l'équivalent de 113 millions de dollars, en devise américaine, euros et livres soudanaises, avaient été saisis dans la résidence de M. el Béchir. Le successeur au général Ould Aouf a fait savoir aussi qu'une délégation soudanaise va se rendre à Washington pour discuter d'un retrait du Soudan de la liste des pays soutenant le terrorisme. Les assurances du général al-Burhane n'ont pas suffi à apaiser la colère des soudanais affirmant de ne pas quitter les alentours du QG de l'armée avant que leurs revendications soient totalement satisfaites notamment le transfert du pouvoir à une autorité civile. Déclenchées le 19 décembre, les manifestations au Soudan ont fini par pousser l'armée à destituer le président Omar el-Bachir au pouvoir depuis 1989, le 11 février dernier et à le mettre depuis samedi dernier en prison.

Cap sur la relance économique
Les rebondissements politiques qu'a connus la crise au Soudan ces derniers jours après la destitution de Omar el-Bachir ont poussé certains pays à exprimer à la fois leur satisfaction et leur soutien pour la relance de l'économie dans ce pays frappé depuis plusieurs années par une crise économique sans précèdent. Les difficultés économiques dans ce pays sont derrière les manifestations qu'a connues le Soudan le 19 décembre dernier suite à la flambée des prix du pain et de la majorité des prix des denrées alimentaires de base. Parmi les capitales ayant exprimé leur intention de venir en aide au Soudan, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis lesquelles ont annoncé dimanche un soutien financier commun de 3 milliards de dollars. Ce soutien prend la forme d'un dépôt de 500 millions de dollars dans la banque centrale soudanaise et d'une somme 2,5 milliards destinée à financer les besoins du peuple soudanais en produits alimentaires, médicaments et produits pétroliers, a indiqué l'agence saoudienne de presse SPA, sans préciser s'il s'agit de dons ou de prêts. Les Etats-Unis, qui avaient salué jeudi les premières mesures prises par les militaires, avaient également annoncé la venue à Khartoum de la responsable du département d'Etat américain chargée de l'Afrique de l'Est, Makila James, "ce week-end".
Les Etats Unis vont sans doute proposer de l'aide financière à Khartoum, parient de nombreux observateurs de la scène internationale. Dans la liste des pays qui peuvent apporter dans les jours à venir leur soutien financier, il y a la Russie et de nombreuses capitales arabes, affirment en outre les observateurs. Amputé de trois quarts de ses richesses naturelles après la sécession du Soudan du Sud suite à un référendum populaire en 2011, Khartoum est devenue un territoire austère où la vie devient de plus en plus complexe.

Six ambassadeurs du Soudan à l'étranger révoqués
Le Conseil militaire de transition du Soudan a décidé lundi de passer en revue les représentations diplomatiques du Soudan à l'étranger, en révoquant six de ses ambassadeurs. "Le Conseil militaire de transition a publié une série de décisions importantes et de décrets constitutionnels en ce qui concerne la restructuration des organes de l'Etat, en notamment révoquant un certain nombre de ses ambassadeurs", a indiqué le Conseil dans un communiqué. Lors d'une réunion ce lundi, le Conseil a également pris la décision d'examiner les transactions en devises et les recettes des exportations de la Banque centrale du Soudan. Le Conseil militaire de transition du Soudan, dirigé par Abdel-Fattah Al-Burhan, s'est donné pour mission de gérer pendant deux ans les affaires du pays après l'éviction de l'ancien président Omar el-Béchir.


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