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La Charte d'éthique éducative sera signée dimanche prochain
Malgré la réticence de deux organisations syndicales
Publié dans Le Midi Libre le 25 - 11 - 2015

La Charte d'éthique éducative, visant à instaurer un "climat de confiance, d'entente et de stabilité" entre les différentes composantes de la communauté éducative, sera signée dimanche prochain, a annoncé hier le ministère de l'Education nationale.
La Charte d'éthique éducative, visant à instaurer un "climat de confiance, d'entente et de stabilité" entre les différentes composantes de la communauté éducative, sera signée dimanche prochain, a annoncé hier le ministère de l'Education nationale.
Cette charte sera signée par six syndicats du secteur, qui ont déjà participé à son enrichissement, alors que deux organisations syndicales "sont toujours en train de réfléchir sur ce projet, refusé d'emblée par un seul syndicat", précise-t-on de même source. Les prochains jours seront mis à profit pour "expliquer et sensibiliser davantage sur l'importance de cette Charte", qui définit les droits et obligations de chaque composante de la communauté éducative. La signature de ce document intervient dans un contexte où la majorité des revendications des syndicats "ont été résolues" et les services du ministère "sont en train d'appliquer sur le terrain les décisions prises par les deux parties", relève-t-on au ministère, appelant au dialogue et "à sortir de cet esprit du face-à-face", puisque l'école, loin de tout slogan, souligne-t-on, "est l'affaire de tous".
Ce document de référence pour le secteur "ne constitue, en aucun cas, une entrave au droit de grève" pour les travailleurs du secteur, qui est un droit constitutionnel, insiste-t-on auprès du ministère.
Pour concrétiser les réformes tracées depuis les années 2000 et trouver des solutions aux différents problèmes soulevés, le secteur a besoin d'un "consensus afin d'instaurer un climat favorable pour aller à cette école de qualité et ne pas se contenter d'avoir une bonne politique ou une bonne prospective", souligne la même source, qui relève "une pesanteur sur le secteur, née de la forte attente de la société qui aspire légitimement à avoir une école de qualité, voir d'excellence".
Les efforts entrepris par le secteur "ne sont pas des réformes de la réforme" mais leur "amélioration et adaptation" aux évolutions aux niveaux national et international, sur la base des recommandations issues de deux rencontres d'évaluation du système éducatif, organisées en 2014 et 2015.
Le ministère de l'Education accorde la "même importance" aux aspects pédagogiques et ceux de la gouvernance, ajoute la même source, selon laquelle la refonte pédagogique "passe par l'amélioration des programmes élaborés depuis plus de dix ans et par la réécriture des manuels scolaires, en donnant plus d'importance et d'attention au produit algérien".
Le produit algérien doit constituer un socle de référence
Le produit algérien doit constituer "un socle de référence commun" qui renforce "l'identité et les valeurs nationales", en puisant dans l'histoire et dans le riche patrimoine de la littérature algérienne dans ses trois déclinaisons (arabe, tamazight et français). La réforme, qui "est un long processus" dans le secteur de l'éducation, passe par la valorisation du travail et de l'effort et aussi par l'instauration de la gouvernance, qui exige "la transparence totale" dans la gestion à tous les niveaux.
Même si de "grandes améliorations" sont relevées notamment en matière du nombre d'élèves scolarisés, qui dépassent les 8,5 millions, encadrés par quelque 700.000 fonctionnaires, du nombre d'élèves par classe, de déperdition ou d'abondons, d'encadrement, et même du taux de réussite, les efforts doivent être poursuivis pour "ne pas hypothéquer ou compromettre l'avenir des enfants".
En parallèle, le système éducatif est interpellé, tout comme la société, sur certains phénomènes comme la violence, la fraude dans les examens, l'absentéisme, le taux d'échecs et de déperdition scolaires élevés, parcoeurisme, disparités entre les régions, ou les cours payants qui sont dispensés dans des "conditions lamentables".
L'objectif de la charte d'éthique est d'instaurer un "climat de sérénité et de stabilité indispensable à la mise en oeuvre de nombreuses et complexes actions qui doivent être accomplies pour élever le niveau des performances pédagogiques, de la qualité de la gouvernance et du respect de l'éthique et de l'équité". Il sera également question de sortir le secteur de "l'instabilité chronique",
qui l'a marqué ces dernières années, de créer des convergences saines et dynamiques donnant lieu à l'émergence d'une famille éducative, tant sur le plan conceptuel des représentations que des pratiques individuelles et collectives. Plaçant l'élève au "centre des préoccupations" de la politique éducative, la Charte stipule qu'aucune atteinte à la dignité de l'élève "ne doit être tolérée" et que son intégrité tant physique que morale "doit faire l'objet d'un respect absolu".
Concernant les partenaires sociaux, ils "doivent oeuvrer à faire prévaloir le recours au dialogue et à éviter, autant que possible, le recours à des formes d'action pouvant influer négativement sur la scolarité des élèves, et les perturber psychologiquement". Pour les responsables du secteur, cette Charte n'est pas l'affaire du ministère et des syndicats seulement, mais elle concerne tous les acteurs de l'école algérienne, à savoir les élèves, leurs parents, les personnels d'enseignement et d'administration, les organisations syndicales et associatives.
Cette charte sera signée par six syndicats du secteur, qui ont déjà participé à son enrichissement, alors que deux organisations syndicales "sont toujours en train de réfléchir sur ce projet, refusé d'emblée par un seul syndicat", précise-t-on de même source. Les prochains jours seront mis à profit pour "expliquer et sensibiliser davantage sur l'importance de cette Charte", qui définit les droits et obligations de chaque composante de la communauté éducative. La signature de ce document intervient dans un contexte où la majorité des revendications des syndicats "ont été résolues" et les services du ministère "sont en train d'appliquer sur le terrain les décisions prises par les deux parties", relève-t-on au ministère, appelant au dialogue et "à sortir de cet esprit du face-à-face", puisque l'école, loin de tout slogan, souligne-t-on, "est l'affaire de tous".
Ce document de référence pour le secteur "ne constitue, en aucun cas, une entrave au droit de grève" pour les travailleurs du secteur, qui est un droit constitutionnel, insiste-t-on auprès du ministère.
Pour concrétiser les réformes tracées depuis les années 2000 et trouver des solutions aux différents problèmes soulevés, le secteur a besoin d'un "consensus afin d'instaurer un climat favorable pour aller à cette école de qualité et ne pas se contenter d'avoir une bonne politique ou une bonne prospective", souligne la même source, qui relève "une pesanteur sur le secteur, née de la forte attente de la société qui aspire légitimement à avoir une école de qualité, voir d'excellence".
Les efforts entrepris par le secteur "ne sont pas des réformes de la réforme" mais leur "amélioration et adaptation" aux évolutions aux niveaux national et international, sur la base des recommandations issues de deux rencontres d'évaluation du système éducatif, organisées en 2014 et 2015.
Le ministère de l'Education accorde la "même importance" aux aspects pédagogiques et ceux de la gouvernance, ajoute la même source, selon laquelle la refonte pédagogique "passe par l'amélioration des programmes élaborés depuis plus de dix ans et par la réécriture des manuels scolaires, en donnant plus d'importance et d'attention au produit algérien".
Le produit algérien doit constituer un socle de référence
Le produit algérien doit constituer "un socle de référence commun" qui renforce "l'identité et les valeurs nationales", en puisant dans l'histoire et dans le riche patrimoine de la littérature algérienne dans ses trois déclinaisons (arabe, tamazight et français). La réforme, qui "est un long processus" dans le secteur de l'éducation, passe par la valorisation du travail et de l'effort et aussi par l'instauration de la gouvernance, qui exige "la transparence totale" dans la gestion à tous les niveaux.
Même si de "grandes améliorations" sont relevées notamment en matière du nombre d'élèves scolarisés, qui dépassent les 8,5 millions, encadrés par quelque 700.000 fonctionnaires, du nombre d'élèves par classe, de déperdition ou d'abondons, d'encadrement, et même du taux de réussite, les efforts doivent être poursuivis pour "ne pas hypothéquer ou compromettre l'avenir des enfants".
En parallèle, le système éducatif est interpellé, tout comme la société, sur certains phénomènes comme la violence, la fraude dans les examens, l'absentéisme, le taux d'échecs et de déperdition scolaires élevés, parcoeurisme, disparités entre les régions, ou les cours payants qui sont dispensés dans des "conditions lamentables".
L'objectif de la charte d'éthique est d'instaurer un "climat de sérénité et de stabilité indispensable à la mise en oeuvre de nombreuses et complexes actions qui doivent être accomplies pour élever le niveau des performances pédagogiques, de la qualité de la gouvernance et du respect de l'éthique et de l'équité". Il sera également question de sortir le secteur de "l'instabilité chronique",
qui l'a marqué ces dernières années, de créer des convergences saines et dynamiques donnant lieu à l'émergence d'une famille éducative, tant sur le plan conceptuel des représentations que des pratiques individuelles et collectives. Plaçant l'élève au "centre des préoccupations" de la politique éducative, la Charte stipule qu'aucune atteinte à la dignité de l'élève "ne doit être tolérée" et que son intégrité tant physique que morale "doit faire l'objet d'un respect absolu".
Concernant les partenaires sociaux, ils "doivent oeuvrer à faire prévaloir le recours au dialogue et à éviter, autant que possible, le recours à des formes d'action pouvant influer négativement sur la scolarité des élèves, et les perturber psychologiquement". Pour les responsables du secteur, cette Charte n'est pas l'affaire du ministère et des syndicats seulement, mais elle concerne tous les acteurs de l'école algérienne, à savoir les élèves, leurs parents, les personnels d'enseignement et d'administration, les organisations syndicales et associatives.


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