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La propreté de bébé
Troubles urinaires et digestifs de bébé
Publié dans Le Midi Libre le 04 - 08 - 2007

Ça va passer tout seul, il ne faut pas dramatiser". Pour nombre de parents le problème de l'incontinence nocturne de leurs enfants ne doit pas être envisagé autrement. Et de fait 15 % des énurésies "s'évaporent" d'elles-mêmes chaque année… mais on compte encore 2 % d'énurétiques vers l'âge de 15 ans. Un accompagnement médicamenteux précoce permettrait pourtant de libérer l'enfant.
Face au problème d'énurésie nocturne, l'attitude des mères oscillent entre banalisation (40 %) et mesures répressives (15 % demandent à l'enfant de changer ses draps et 14 % grondent l'enfant). Quant aux médecins, ils sont rarement préparés à détecter ce type de problèmes. Dans la plupart des cas, ils se contentent de délivrer des conseils hygiéno-diététiques. "Nous sommes dans la wait-and-see attitude" regrette le Dr Henri Lottman, urologue à l'hôpital Necker-Enfants malades de Paris.
Une maladie pas si bénigne
Par ailleurs, l'énurésie nocturne n'étant pas considérée comme une maladie, la communication sur le sujet n'est pas réglementée. "Il s'est développé un véritable business, avec des publicités qui font des promesses mirobolantes qu'elles ne peuvent pas tenir" déplore le Dr Henri Lottman. Le seul impact mesurable tient dans le découragement des enfants et les familles. Pire, l'échec de ces pseudo-traitements les confortent dans l'idée qu'il n'y a rien à faire.
Or, loin d'être un problème bénin qui se règlera avec le temps, l'énurésie peut profondément affecter l'enfant dans son développement psychoaffectif et son intégration sociale. L'anxiété, le sentiment de culpabilité, de rejet entraînent parfois un véritable repli sur soi. Selon un sondage de la Sofres médicale de 2000, 42 % des enfants énurétiques déclaraient éviter de dormir chez leurs amis et 36 % de partir en dehors de leur famille.
Une pathologie courante
L'énurésie nocturne primaire isolée touche plus de 400 000 enfants entre 5 et 10 ans en France, soit près de 9 % de cette tranche de la population. Agés de plus de 5 ans, ces enfants font régulièrement pipi au lit sans jamais avoir été propres la nuit et sans avoir connu d'épisode de continence au-delà de 6 mois. Ils sont exempts de toute affection organique, urologique, neurologique ou psychiatrique. Ils peuvent d'ailleurs tout à fait être propres le jour. L'un des facteurs d'explication réside dans les antécédents familiaux. Pour 74 % des garçons et 58 % des filles, au moins l'un des 2 parents a lui-même vécu une telle situation. Egalement en cause, la diminution de la sécrétion nocturne d'ADH, une hormone antidiurétique qui empêche normalement les fuites nocturnes. En revanche, les aspects psychologiques ne sont pas forcément à l'origine des troubles.
Un accompagnement précoce
Il est important que le médecin dédramatise la situation en expliquant à l'enfant le fonctionnement de la vessie et les raisons de l'immaturité de son système urinaire. Il a également à sa disposition plusieurs traitements. Parmi ceux-ci, l'alarme sonore très utilisée aux Etats-Unis réveille l'enfant dès qu'il commence à émettre de l'urine. Ce système n'a jamais trouvé de nombreux adeptes en France. "Quelles seront les conséquences pour l'enfant devenu adolescent à l'orée de sa vie sexuelle ?" s'interroge la pédiatre Edwige Antier. "Ne risque-t-il pas d'assimiler cette sonnerie sanctionnant l'émission d'urine avec celle de sa semence ?". Côté médicaments, les antidépresseurs tricycliques ont longtemps été utilisés. Ils ne sont aujourd'hui plus recommandés en raison de leurs effets secondaires (tremblements, constipation, tachycardie). Depuis 1989, on dispose de la desmopressine, une molécule dont la structure est semblable à l'hormone antidiurétique. L'usage des traitement médicamenteux n'est pas systématique. Selon les dernières recommandations des autorités de santé, la prise en charge repose d'abord sur des mesures éducatives et hygiéniques.
Avec ou sans médicament, l'enfant doit apprendre à avoir conscience de son envie d'uriner, à se retenir et à le faire au moment opportun. L'apprentissage peut être long et l'investissement de l'enfant et de la famille est requis pour parvenir à un traitement efficace. L'incontinence nocturne n'est pas une fatalité.
Ça va passer tout seul, il ne faut pas dramatiser". Pour nombre de parents le problème de l'incontinence nocturne de leurs enfants ne doit pas être envisagé autrement. Et de fait 15 % des énurésies "s'évaporent" d'elles-mêmes chaque année… mais on compte encore 2 % d'énurétiques vers l'âge de 15 ans. Un accompagnement médicamenteux précoce permettrait pourtant de libérer l'enfant.
Face au problème d'énurésie nocturne, l'attitude des mères oscillent entre banalisation (40 %) et mesures répressives (15 % demandent à l'enfant de changer ses draps et 14 % grondent l'enfant). Quant aux médecins, ils sont rarement préparés à détecter ce type de problèmes. Dans la plupart des cas, ils se contentent de délivrer des conseils hygiéno-diététiques. "Nous sommes dans la wait-and-see attitude" regrette le Dr Henri Lottman, urologue à l'hôpital Necker-Enfants malades de Paris.
Une maladie pas si bénigne
Par ailleurs, l'énurésie nocturne n'étant pas considérée comme une maladie, la communication sur le sujet n'est pas réglementée. "Il s'est développé un véritable business, avec des publicités qui font des promesses mirobolantes qu'elles ne peuvent pas tenir" déplore le Dr Henri Lottman. Le seul impact mesurable tient dans le découragement des enfants et les familles. Pire, l'échec de ces pseudo-traitements les confortent dans l'idée qu'il n'y a rien à faire.
Or, loin d'être un problème bénin qui se règlera avec le temps, l'énurésie peut profondément affecter l'enfant dans son développement psychoaffectif et son intégration sociale. L'anxiété, le sentiment de culpabilité, de rejet entraînent parfois un véritable repli sur soi. Selon un sondage de la Sofres médicale de 2000, 42 % des enfants énurétiques déclaraient éviter de dormir chez leurs amis et 36 % de partir en dehors de leur famille.
Une pathologie courante
L'énurésie nocturne primaire isolée touche plus de 400 000 enfants entre 5 et 10 ans en France, soit près de 9 % de cette tranche de la population. Agés de plus de 5 ans, ces enfants font régulièrement pipi au lit sans jamais avoir été propres la nuit et sans avoir connu d'épisode de continence au-delà de 6 mois. Ils sont exempts de toute affection organique, urologique, neurologique ou psychiatrique. Ils peuvent d'ailleurs tout à fait être propres le jour. L'un des facteurs d'explication réside dans les antécédents familiaux. Pour 74 % des garçons et 58 % des filles, au moins l'un des 2 parents a lui-même vécu une telle situation. Egalement en cause, la diminution de la sécrétion nocturne d'ADH, une hormone antidiurétique qui empêche normalement les fuites nocturnes. En revanche, les aspects psychologiques ne sont pas forcément à l'origine des troubles.
Un accompagnement précoce
Il est important que le médecin dédramatise la situation en expliquant à l'enfant le fonctionnement de la vessie et les raisons de l'immaturité de son système urinaire. Il a également à sa disposition plusieurs traitements. Parmi ceux-ci, l'alarme sonore très utilisée aux Etats-Unis réveille l'enfant dès qu'il commence à émettre de l'urine. Ce système n'a jamais trouvé de nombreux adeptes en France. "Quelles seront les conséquences pour l'enfant devenu adolescent à l'orée de sa vie sexuelle ?" s'interroge la pédiatre Edwige Antier. "Ne risque-t-il pas d'assimiler cette sonnerie sanctionnant l'émission d'urine avec celle de sa semence ?". Côté médicaments, les antidépresseurs tricycliques ont longtemps été utilisés. Ils ne sont aujourd'hui plus recommandés en raison de leurs effets secondaires (tremblements, constipation, tachycardie). Depuis 1989, on dispose de la desmopressine, une molécule dont la structure est semblable à l'hormone antidiurétique. L'usage des traitement médicamenteux n'est pas systématique. Selon les dernières recommandations des autorités de santé, la prise en charge repose d'abord sur des mesures éducatives et hygiéniques.
Avec ou sans médicament, l'enfant doit apprendre à avoir conscience de son envie d'uriner, à se retenir et à le faire au moment opportun. L'apprentissage peut être long et l'investissement de l'enfant et de la famille est requis pour parvenir à un traitement efficace. L'incontinence nocturne n'est pas une fatalité.


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