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Le musée Andy Warhol attend les visiteurs aux confins de la Slovaquie
Crée en mémoire des racines slovaques du roi du Pop art américain
Publié dans Le Midi Libre le 27 - 07 - 2008

L'improbable musée Andy Warhol de Medzilaborce, une bourgade perdue aux confins du nord-est de la Slovaquie, se prépare fébrilement à la plus grande exposition de ses dix-sept ans d'histoire. «A partir du 6 août, notre collection va s'enrichir d'une soixantaine de sérigraphies sur toile prêtées par cinq collectionneurs privés. Pour nous c'est un événement exceptionnel», s'enthousiasme Michal Bycko, le curateur de ce musée créé en mémoire des racines slovaques du roi du Pop art américain, avec l'aide de la famille et de la Fondation Andy Warhol de New York. Pourquoi Medzilaborce? Andy Warhol — Andrew Warhola de son vrai nom —, né en 1928 à Pittsburg, en Pennsylvanie, disait «venir de nulle part». Mais ses parents, Ondrej et Julia, immigrés Outre-Atlantique avant la première guerre mondiale, étaient tous deux de modestes Ruthéniens natifs de cette région des Subcarpathes, comme le rappelle fièrement la première salle du musée. L'Etat slovaque se refusant à toute nouvelle acquisition du fait de la cote astronomique atteinte par Warhol après sa mort, en 1987, la direction du musée a trouvé un moyen original d'agrandir la collection, qui se veut d'ores et déjà la deuxième plus grande au monde après celle du musée de Pittsburg. «Nous avons fondé la «Andy Warhol Society» (AWS) qui sert d'intermédiaire aux collectionneurs privés. Grâce à nos contacts aux Etats-Unis, on leur trouve des oeuvres à meilleur prix que dans les enchères. En contrepartie, ils s'engagent à nous prêter leurs acquisitions pour un à cinq ans minimum», explique M. Bycko, qui conseille personnellement les acheteurs. Selon lui, ce système est «gagnant-gagnant» pour le musée, pour les visiteurs et pour les investisseurs qui réalisent une bonne opération susceptible de plus-value à long terme. «Le marché de l'art, c'est comme les voitures, si on prend le haut de gamme, on est sûr de ne pas se tromper», plaisante sans complexe le curateur de 56 ans, qui découvrit Warhol pendant ses études, grâce à un professeur imperméable aux consignes idéologiques de l'époque communiste. Les sérigraphies qui seront exposées en août proviennent d'ailleurs de cet arrangement: les collectionneurs qui les prêtent sont tous de riches Slovaques «clients» de l'AWS, désireux de rester anonymes. A la centaine d'œuvres déjà présentées dans l'imposante Maison de la Culture en béton héritée du communisme s'ajouteront désormais des séries complètes, comme «Goethe», «Hans C. Andersen», «St George and the Dragon», «Ladies and Gentlemen» ou «Camouflages». A l'origine peu enthousiasmé par l'idée de dédier un musée à un artiste homosexuel américain jugé «décadent», la municipalité de Medzilaborce a fini par se convaincre du potentiel touristique pour une région pauvre, isolée et rongée par le chômage depuis le déclin industriel post-communiste. Quelque 30 millions de couronnes slovaques (1 millions d'euros) ont été dépensés dans l'espoir de transformer le village de 6.700 âmes en «Warhol City», avec aménagement des abords du musée, décoration de façades et abribus en style Pop art. Sans oublier, en mémoire des origines des Warhol, une réplique de village traditionnel ruthène — minorité russophone de rite uniate, dispersée entre Slovaquie, Ukraine, Pologne et Roumanie. A plus de huit heures de mauvaises routes de la capitale Bratislava, le musée Warhol attire à lui seul quelque 17.000 visiteurs par an, pour deux-tiers étrangers. Comme beaucoup, Hans, un touriste hollandais de passage, «a profité de son voyage en Slovaquie pour passer par Medzilaborce, pour Warhol». Pour convaincre les locaux de venir aussi, la direction vient de lancer une opération inédite: cet été, le billet d'entrée donne droit à des réductions d'achat dans le supermarché voisin. «Ca marche bien, certains viennent juste pour la réduction», ironise Miroslav Sirik. Cet artiste de 35 ans en charge des visites guidées au musée y voit «une forme de happening» en hommage à la récupération consumériste de Warhol
L'improbable musée Andy Warhol de Medzilaborce, une bourgade perdue aux confins du nord-est de la Slovaquie, se prépare fébrilement à la plus grande exposition de ses dix-sept ans d'histoire. «A partir du 6 août, notre collection va s'enrichir d'une soixantaine de sérigraphies sur toile prêtées par cinq collectionneurs privés. Pour nous c'est un événement exceptionnel», s'enthousiasme Michal Bycko, le curateur de ce musée créé en mémoire des racines slovaques du roi du Pop art américain, avec l'aide de la famille et de la Fondation Andy Warhol de New York. Pourquoi Medzilaborce? Andy Warhol — Andrew Warhola de son vrai nom —, né en 1928 à Pittsburg, en Pennsylvanie, disait «venir de nulle part». Mais ses parents, Ondrej et Julia, immigrés Outre-Atlantique avant la première guerre mondiale, étaient tous deux de modestes Ruthéniens natifs de cette région des Subcarpathes, comme le rappelle fièrement la première salle du musée. L'Etat slovaque se refusant à toute nouvelle acquisition du fait de la cote astronomique atteinte par Warhol après sa mort, en 1987, la direction du musée a trouvé un moyen original d'agrandir la collection, qui se veut d'ores et déjà la deuxième plus grande au monde après celle du musée de Pittsburg. «Nous avons fondé la «Andy Warhol Society» (AWS) qui sert d'intermédiaire aux collectionneurs privés. Grâce à nos contacts aux Etats-Unis, on leur trouve des oeuvres à meilleur prix que dans les enchères. En contrepartie, ils s'engagent à nous prêter leurs acquisitions pour un à cinq ans minimum», explique M. Bycko, qui conseille personnellement les acheteurs. Selon lui, ce système est «gagnant-gagnant» pour le musée, pour les visiteurs et pour les investisseurs qui réalisent une bonne opération susceptible de plus-value à long terme. «Le marché de l'art, c'est comme les voitures, si on prend le haut de gamme, on est sûr de ne pas se tromper», plaisante sans complexe le curateur de 56 ans, qui découvrit Warhol pendant ses études, grâce à un professeur imperméable aux consignes idéologiques de l'époque communiste. Les sérigraphies qui seront exposées en août proviennent d'ailleurs de cet arrangement: les collectionneurs qui les prêtent sont tous de riches Slovaques «clients» de l'AWS, désireux de rester anonymes. A la centaine d'œuvres déjà présentées dans l'imposante Maison de la Culture en béton héritée du communisme s'ajouteront désormais des séries complètes, comme «Goethe», «Hans C. Andersen», «St George and the Dragon», «Ladies and Gentlemen» ou «Camouflages». A l'origine peu enthousiasmé par l'idée de dédier un musée à un artiste homosexuel américain jugé «décadent», la municipalité de Medzilaborce a fini par se convaincre du potentiel touristique pour une région pauvre, isolée et rongée par le chômage depuis le déclin industriel post-communiste. Quelque 30 millions de couronnes slovaques (1 millions d'euros) ont été dépensés dans l'espoir de transformer le village de 6.700 âmes en «Warhol City», avec aménagement des abords du musée, décoration de façades et abribus en style Pop art. Sans oublier, en mémoire des origines des Warhol, une réplique de village traditionnel ruthène — minorité russophone de rite uniate, dispersée entre Slovaquie, Ukraine, Pologne et Roumanie. A plus de huit heures de mauvaises routes de la capitale Bratislava, le musée Warhol attire à lui seul quelque 17.000 visiteurs par an, pour deux-tiers étrangers. Comme beaucoup, Hans, un touriste hollandais de passage, «a profité de son voyage en Slovaquie pour passer par Medzilaborce, pour Warhol». Pour convaincre les locaux de venir aussi, la direction vient de lancer une opération inédite: cet été, le billet d'entrée donne droit à des réductions d'achat dans le supermarché voisin. «Ca marche bien, certains viennent juste pour la réduction», ironise Miroslav Sirik. Cet artiste de 35 ans en charge des visites guidées au musée y voit «une forme de happening» en hommage à la récupération consumériste de Warhol

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