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Basculement clinique dans la mythologie du « tout-DRS »
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 08 - 04 - 2013


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7/04/2013 2:31
In Algérie-Focus
Qui enquête sur qui ? C'est l'un des sujets fascinants de la philosophie politique en Algérie. Pour le moment, c'est le DRS dit-on. Pourquoi ? Parce que tout le reste est fictif et que le DRS est réel et le pays est forfait. Aussi parce que les autres institutions émanent des « services » dit-on ou du moins, de leurs enquêtes, avis ou fiches ou attachés ou mythologies politiques. Du coup, pour enquêter sur la corruption, on revient à l'institution suprême, celle qui pense-t-on, décide ou possède encore une cohésion de secte. On le pense parce que c'est vrai, parce que c'est un mythe politique encore opérant ou parce qu'on n'a pas le choix. Mais pour le pays, cela n'apporte rien de bon : cela prouve qu'on n'a rien bâti de valable comme institutions, que toutes les institutions ont été vidées de leur pouvoirs et sens, et confiance ou que finalement on est passé de l'ALN à l'ANP au DRS sans rien bâtir à côté sauf des APC.
Sauf que c'est aussi une impasse : si le régime n'enquête pas, il est accusé. Et s'il veut enquêter en s'appuyant sur sa seule armée possible, il est dans le délit de la contradiction : on n'enquête pas sur soi-même et sur les siens et sur ses propres mains. Avec en sus, l'autre problème : c'est aux « services » que l'on prête le pouvoir des enquêtes d'habilitations des cadres et des hauts fonctionnaires et donc la décision finale du choix des hommes. Cela veut dire que ces enquêtes sont mauvaises et donc il y a délit. Ou ces enquêtes sont inutiles et donc il y a problème. Ou que ces enquêtes sont un mensonge et donc il y a complicité. Ou que ces enquêtes sont de la farine, juste pour s'assurer la vassalité.
On peut continuer à l'infini sur ce genre de paradoxes des régimes unicellulaires. Sauf qu'il y a la réalité quand on sort de la mythologie algérienne politique : une vérité nue, affreuse, bouddhiste presque, et qui étonne : plus on grimpe dans la hiérarchie plus on s'aperçoit de cet effet d'optique fantastique : le Régime et sa complexité n'existent souvent que dans le regard de celui qui les fixe ou s'en préoccupe, ou en a peur. Quand on s'approche du cercle central, on découvre le vide, une sorte de méga APC avec un vieux maire muet et quelques vice-Présidents et au loin, une armée ou des « services » pour surveiller les frontières intérieures.
Le Pouvoir, sa mythologie, son apparence, ses cortèges et inaugurations sont juste une doctrine et de l'abus d'obéissance. Une doctrine vieillie, démodée, encore vigilante et soupçonneuse mais déjà inopérante et qui fascine l'esprit faible et qui use de la violence. L'un des rites algérois les plus connus chez certains ministres ou hauts fonctionnaires fraîchement nommés est d'aller visiter les « Services » pour faire acte d'allégeance « alors qu'on ne leur demande rien » nous dit une source. C'est vous dire que le mythe est puissant et que la servilité l'est autant.
Le régime algérien est donc coincé il a fait le vide autour de lui-même et, du coup, ce vide, devient son essence et sa prison et son impasse, lorsqu'il s'agit d'opérer des ruptures ou de capturer des corrompus. Qui doit enquêter sur Qui ? On devine les immenses migraines que cela doit provoquer. Et on devine la facture d'échec politique que suppose ce recours aux « services » pour remplacer la justice et la police et les Chambres et le jugement dernier qu'on n'a pas réussi à consolider. Car mis à part l'armée et les martyrs, tout le reste est blablas ou vols de moutons, pense (ou est poussé à penser) le pays de lui-même.
Même fausse, l'information sur un retour au « Tout-DRS » pour lutter contre la corruption, est déjà un signe clinique profond et la preuve d'une psychologie de fatalisme collective qui se généralise. Le peuple croit qu'il est l'ennemi de lui-même et qu'il ne peut être gouverné que par un maquis et une doctrine de suprématie et de surveillance. Le DRS devient alors le messie de cette religion sans os ni confiance en soi et sa mythologie imprègne toute la vie politique du pays. Drame d'un pays qui croit trouver son remède dans son mal essentiel : le DRS pour enquêter sur les corruptions alors que les corruptions ne sont possibles que parce que les « Services » ne laissent rien d'autre exister qu'eux-mêmes comme institutions puissantes et opérantes et médiatrices.
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