Nabni : Les chantiers de la refondation    Tourisme chez l'habitant : La réglementation ignorée    Propos de Trump sur le Golan occupé : La Syrie et des pays arabes dénoncent la position américaine    Une feuille de route morte et enterrée    Aéroport Ahmed Benbella: Saisie de 108 cartouches de cigarettes    Chlef: Le commerce informel fait toujours parler de lui    Vendredi «5»    Alors que les manifestants contestent toute ingérence étrangère: Paris émerveillée, Moscou prudente    Mohamed Mebtoul à Médiapart: «Bouteflika et sa clientèle continuent de mentir au peuple»    Conflit OM-JSK: La FAF appelle les deux présidents à la sagesse    CAN-2019 (U23) : Guinée Equatoriale - Algérie: Aujourd'hui à 18h00 - Les Algériens pour prendre option    LFP - Programmation: La Ligue face à ses responsabilités    Un jeune de 20 ans tué par un train de voyageurs    Intempéries: Des inondations et des routes coupées    CHU d'Oran: Lancement des travaux de rénovation du réseau AEP    Une autre étape du processus du règlement du conflit    La Ligue arabe dénonce la saisie des recettes d'impôts par l'occupant israélien    La solution de classe mondiale pérenne et performante pour l'efficacité énergétique des bâtiments AIRIUM    Prenez votre envol avec la technologie intelligente de LG    La FNAI alerte contre des transactions immobilières douteuses    La Guinée Bissau croit en la qualification    L'Algérie décroche 37 médailles dont 9 en or    Contrat de partenariat entre la Fédération algérienne et BP jusqu'en 2020    Meeting du Front El Moustkbal à Aïn Temouchent    Manifestations populaires et perspectives    Une cache contenant des armes et des munitions découverte à Tamanrasset    Plantation de plus de 2.000 arbustes à Ghardaïa    L'étanchéité déjà défectueuse    Protestation de dizaines de citoyens de la commune d'El Mehmel    Une production d'oeuvres sur fond de contestations    Un match de Gala face Red Star ce soir    La mobilisation populaire au rendez-vous    L'Algérie est devenue un "exemple à suivre"    Des magistrats et des avocats d'Alger dénoncent    Une "conférence nationale" en avril pour dresser une "feuille de route"    Les explications de l'ambassade US    "C'est l'Algérie qui décide de son avenir"    Des familles évacuées et plusieurs routes coupées    Benzia et Slimani s'entraînent hors du groupe    Création prochaine de la 1re école de musique militaire en Afrique    Pour se repositionner sur le marché des céréales.. La Russie expédie une cargaison-test en Algérie    En possession de 4 kg de Cannabis.. Quatre dealers arrêtés à Draâ Ben-Khedda    Spectacle pour enfants.. Journées théâtrales du 24 mars au 4 avril    Considéré comme étant le premier romancier Kabyle.. Taguemount-Azouz rend hommage à Rachid Aliche    Baromètre.. En hausse : Jacinda Ardern    L'équipe de TF1 chassée par les manifestants    Hommage à Jean-Luc Einaudi, historien du 17 octobre 1961 et combattant de la vérité, décédé le 22 mars 2014    Ghardaïa, la 51e édition de la fête du tapis reportée sine die    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Rachid Mokhtari publie La Guerre d'Algérie dans le roman français
Edition
Publié dans Le Soir d'Algérie le 20 - 02 - 2019

Un essai appuyé sur une lecture critique d'une centaine de romans d'auteurs français sur la guerre d'Algérie a été publié récemment par Rachid Mokhtari, sous le titre «La guerre d'Algérie dans le roman français». L'ouvrage est édité en deux tomes, Esthétique du bourreau et Elégie pour une terre perdue, par Chihab.
Dans le premier tome, Esthétique du bourreau (461 pages), l'auteur — pour qui le terme «guerre d'Algérie» renvoie à toute la période coloniale (1830-1962) — s'intéresse d'abord aux écrits ayant accompagné la colonisation de l'Algérie, particulièrement à l'œuvre d'Eugène Fromentin, artiste peintre et auteur d'Un été dans le Sahara (1857), et celle d'André Gide auteur de Les nourritures terrestres (1897).
Rachid Mokhtari compare ces deux ouvrages et croit déceler une volonté de «poétiser la conquête», c'est-à-dire la colonisation de l'Algérie.
Il souligne également le contraste entre deux grandes sagas de la littérature française : Les chevaux du soleil publiée en six volumes par Jules Roy à partir de 1967 et la trilogie C'était notre terre (2008), Les vieux fous (2011) et Un faux pas dans la vie d'Emma Picard (2015) publiée par Mathieu Belezi, pour confronter des conceptions différentes d'une de ce qu'il appelle «la fresque de l'Algérie pré-1954». Un autre chapitre est également dédié à «la victime en uniforme», l'image littéraire du militaire français (engagé volontaire, parachutiste, appelé du contingent...) qui «se donne à lire dans sa misère de victime de guerre».
Dans le même ordre d'idées, l'universitaire s'intéresse à l'image littéraire du parachutiste français, antithèse du soldat du contingent. Une image passant du «spécialiste de la gégène» au «symbole de l'honneur de la nation» donnant naissance au «mythe du para», «une nébuleuse qui entrave le témoignage des victimes au profit des propos fantasques du bourreau».
Le second tome de cet essai, Elégie pour une terre perdue (288 pages), se penche sur les écrits de pieds-noirs qui ont entamé des retours, réels ou imaginaires au «paradis perdu». Dans ces écrits, «la guerre s'efface pour ne devenir qu'un écho», analyse l'auteur. Rachid Mokhtari évoque la «nostalgérie du pied-noir» et le traumatisme de «l'exode de 1962» à travers Au pays de mes racines (1980) de Marie Cardinal, un roman qu'il qualifie d'«autoanalyse thérapeutique» où la romancière revient «à la rencontre d'une nouvelle Algérie». Ce concept se décline de manière plus «nostalgique et inconsolable», comme dans le «roman-complainte», Maman la blanche (1982) d'Alain Vircondelet, écrit l'auteur. Dans cette production d'écrivains pieds-noirs, l'universitaire signale les rares écrits évoquant la guerre et les horreurs dont les auteurs étaient les témoins directs et parfois impliqués eux-mêmes, à l'image de Jean-Noël Pancrazi et de Marie-Christine Saragosse. Rachid Mokhtari a également sélectionné deux autres groupes de romans, les carnets de retour en Algérie et les récits de «retour généalogique» sur les parcours intimes de familles pieds-noirs. Universitaire, romancier et journaliste, Rachid Mokhtari a publié plusieurs ouvrages consacrés à la littérature algérienne dont Tahar Djaout, un écrivain pérenne, Le nouveau souffle du roman algérien ou encore La graphie de l'horreur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.