Un panel qui n'aura pas de sens si le mouvement populaire n'obtient pas satisfaction sur ses préalables    Pouvoir-opposition: Dialogue de sourds, divergences et risque de statuquo    A quand le «provisoire» de ce «gouvernement» ?    Des points de vente pour l'approvisionnement des boulangers: 33 minoteries fermées à Oran    Chlef: Du nouveau pour les chemins communaux    Doit-on s'inquiéter du mode de gouvernance de Sonatrach ?    Un bien détestable président    LE JUSTE MILIEU    Finale de la CAN 2019: Algérie-Sénégal, vendredi à 20h00: Rendez-vous avec l'histoire    ASMO - Malgré les instructions du wali: Le bricolage se poursuit    Des habitants tirent la sonnette d'alarme: Oran impuissante face aux chiens errants !    Neuf individus arrêtés: Un trafic de véhicules et de faux et usage de faux démantelé    Remchi: 71 familles recasées dans le cadre du RHP    Le Hirak : ne pas brouiller son message nationaliste !    La footballisation des esprits ou la défaite de la pensée    Algérie : «Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir»*    M. Chahar Boulakhras, P-DG de la Sonelgaz, à la Radio : "Nous avons connu un pic historique de 15 133 mégawatts"    CAN-2021: Tirage au sort ce jeudi au Caire    Récompense : Des tablettes des avancées technologiques du jeu remises aux quarts-de-finaliste    Niqab en Tunisie: "Montrez-moi patte blanche ou je n'ouvrirai point"    Saisie en 2012 : L'OMC donne raison à la Chine contre les USA    Syrie : Les combats s'intensifient à Idleb aggravant la situation humanitaire    Utilisation en ligne des techniques de sensibilisation à la protection de l'environnement: 30 étudiants de l'Est du pays en formation à El-Tarf    Alors que les citoyens dénoncent la suspension de l'AEP durant cette période caniculaire : Les responsables concernés restent imperturbables !    Sahel : Bamako salue le rôle «éminent» de l'Algérie    Banques : Wells Fargo accroît son bénéfice, la marge d'intérêts sous pression    Pour accompagner la dynamique nationale de développement : Nécessité de renforcer la production de l'énergie électrique    Le calvaire des usagers    Les Verts en quête d'une 2e étoile    Les résultats connus aujourd'hui    Création d'un comité de suivi    Mahdjoub Bedda placé sous mandat de dépôt    Les 13 personnalités du Forum civil    Les élues démocrates répondent à Trump    Constantine : les lauréats du concours Cheikh Abdelhamid-Benbadis récompensés    Real : Zidane sur le point de perdre 3 de ses joueurs favoris ?    MAHIEDDINE TAHKOUT : Zoukh de nouveau devant la Cour Suprême    Les C400X et C400GT arrivent    Ils seront plus de onze millions à la rentrée prochaine    Les étudiants résistent    Du 28 au 30 septembre à Tébessa    ACTUCULT    Une nouvelle initiative de dialogue lancée    Une statistique qui profite à l'Algérie avant la finale    Une médiation morte avant de commencer    Baisse drastique des réserves de change    Exposition collective d'arts plastiques    30 wilayas au Salon national des arts traditionnels et cultures populaires    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Un voyage à travers 600 ans d'art universel
Musée national des Beaux-arts d'Alger
Publié dans Le Soir d'Algérie le 26 - 06 - 2019

Dans un environnement idyllique niché entre le complexe Riadh El-feth et le Jardin d'essai d'El-Hamma, le musée national des beaux-arts propose à ses visiteurs un voyage à travers six siècles d'histoire de l'art universel, à la faveur d'un nouveau parcours muséal, dans une bâtisse bientôt centenaire renfermant l'une des plus importantes collections du continent.
Pas moins de 8 000 œuvres d'art, peintures, sculptures, livres anciens, moulages et autre mobilier constituent la collection de cet imposant musée de style art-déco conçu en quatre étages et ouvert en 1930 par les autorités coloniales françaises en célébration du «centenaire de la prise d'Alger».
Le musée propose une exposition permanente intitulée «Histoire de l'art universel». Il s'agit d'un nouveau parcours remontant l'histoire de l'art depuis la plus ancienne œuvre de la collection, Le baptême du Christ (1367) du peintre italien Barnaba Da Modena (1328-1386).
Le visiteur découvre par la suite le Salon carré où les œuvres de Rembrandt représentent l'école hollandaise à côté de l'académie royale de peinture, ou encore des peintures de l'école italienne accrochées dans un salon authentique, dont le Portrait de Alexandre de Medicis de l'Italien Pontormo, datée du XVIe et restauré en 2010 dans le laboratoire du musée. De salle en salle, le visiteur voit l'évolution des grandes écoles d'art à travers les œuvres de leurs fondateurs, le classicisme d'Antoine-Jean Gros, l'impressionnisme de Claude Monet auteur d'une des œuvres majeures du musée, Les rochers de Belle-Ile (1886) ou encore les courants des symbolistes et des fauvistes. Le parcours est coupé par une halte sculpture avec entre autres grand noms Auguste Rodin et Charles Despiau avant de continuer le parcours jusqu'à l'école du cubisme et les fameux croquis de Pablo Picasso.
L'installation de ce nouveau parcours a été motivée par la volonté de mettre à la disposition du public un parcours «didactique et chronologique, balisé par une nouvelle signalétique». Cependant le musée ne dispose pas de guide ni d'audio guide pour les visiteurs. Avec la même conception, la salle Bachir-Yelles abrite l'exposition «L'épopée» retraçant l'histoire d'Alger. Cet espace donne accès à la pergola, où sont exposés de nombreuses sculptures — un des atouts majeurs du musée — une grande terrasse avec une vue imprenable sur le Jardin d'essai et la baie d'Alger.
L'œuvre de l'Italien Barnaba Da Modena, reproduisant des scènes bibliques, représente le plus ancien trésor de cette bâtisse. Daté de 1367, ce tableau est exposé dans une vitrine en verre.
Connu pour être un des fondateurs du courant impressionniste Jean-Baptiste Camille Corot propose ces deux toiles intitulées «Paysages d'Ile de France», d'apparence anodines, elles puisent leur particularité dans leur histoire. Le peintre avait exécuté ces dessins sur les murs d'un kiosque, avant que les peintures ne soient transposées sur la toile. Dans le même courant artistique le musée expose fièrement la pièce maîtresse de sa collection, Les rochers de Belle-île de Claude Monet, une œuvre majeure de l'impressionnisme.
Dans le Cabinet des estampes trône l'œuvre majeure de la miniature algérienne, L'histoire de l'Islam, signée des mains d'un des plus grands noms de la miniature mondiale Mohamed Racim, alors que dans la galerie des bronzes, une imposante sculpture, dédiée au héros de la mythologie grecque, Héraclès, happe tous les regards.
Réalisée par Antoine Bourdelle (1861-1929) dans les années 1910, Héraclès archer s'inspire d'un des douze travaux d'Héraclès et a été installée avant de finaliser la construction des murs.
Deux géants de la peinture algérienne se partagent un espace d'exposition avec des peintures d'Asie centrale, M'hamed Issiakhem (1928-1985) et le peintre du signe Mohamed Khadda (1930-1991). A eux deux, ils représentent les fondements de la peinture algérienne contemporaine, avec une «éclosion du signe» (...) et une «récupération des bruns, des roux, des ocres et des bleus de sa terre», écrivait Jean Sénac sur les oeuvres de Khadda. La mendiante de M'hamed Issiakhem réconcilie le visiteur avec une peinture algérienne profondément ancrée dans la terre, la souffrance, et la mère. En plus de cette collection, une bibliothèque riche de plus de 10 000 ouvrages dédiés à l'histoire de l'art, à l'archéologie, aux arts et à l'architecture, est également ouverte à la demande. Inaugurée en 1942, elle conserve son mobilier d'origine.Dans cette bibliothèque, dont le plus ancien ouvrage remonte au XVIIIe, les livres sont rangés dans des meubles hauts comportant des escaliers et des échelles en bois.
Autre petit musée, le «Cabinet des estampes». Baptisé également salle Mohamed Racim, il renferme 1 500 œuvres sur papier (esquisses, documents, manuscrits...) qui font l'objet d'un effort de conservation particulier dans les laboratoires du musée. D'autres salles sont également réservées au courant orientaliste et proposent des œuvres de peintres de renom à l'instar de Eugène Delacroix, de Hippolyte Lazerges ou encore les dernières acquisitions du musée, signées Etienne Dinet.
Le musée offre également aux visiteurs, en plus de la terrasse, des espaces de détente dans une végétation luxuriante et invite ses hôtes à continuer ce parcours en regagnant la grotte Cervantès et le jardin d'essai au pied de ce haut lieu de la culture.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.