Les souscripteurs s'approprient les lieux    Après le choc, la colère !    "J'ai toujours été un fan de la JSK"    La fille des Aurès    L'infrangible lien...    Séisme à Mila: urger la réparation des pannes des réseaux AEP    Dispositif sur l'ouverture graduelle des plages et des lieux de détente à partir de samedi    Mila: le barrage de Béni Haroun est équipé d'installations parasismiques    Arrêt de la saison 2019-2020: la JSK conteste la décision de la FAF    EL TARF : Saisie de 3 pistolets automatiques et près de 680 cartouches    RESSORTISSANTS ALGERIENS RAPATRIES DE L'ETRANGER : L'Algérie réduit la période de quarantaine    RND: le dernier congrès, une "étape décisive" dans le parcours du parti    Médias-Pratiques anti-professionnelles: engager une réflexion collective    Séisme à Mila: la Libye entièrement solidaire avec l'Algérie    Accidents de la route: 6 morts et 371 blessés en 48 heures    CORONAVIRUS : Djerad annonce l'ouverture des mosquées le 15 août    ALGERIE - FRANCE : Une écriture commune de l'histoire "n'est pas possible"    583 nouveaux cas confirmés et 11 décès en Algérie    27 migrants morts    Le PAD tire à boulets rouges sur le pouvoir    Les 4 samedis    Vaste mouvement dans le corps des magistrats    Les mains de l'intérieur !    MCA-GSP, enfin le retour aux sources !    Ciccolini fier d'entraîner les Rouge et Noir    Fermeture de près de 5 400 commerces à Alger    Zakaria Draoui fait son come-back    5 août 1934 : du lieu-dit des pogroms au fantasme de la «tolérance»    Banni de Twitter pour antisémitisme, le rappeur Wiley défend ses publications    Moula Moula et d'autres contes, premier recueil du conteur Seddik Mahi    L'Algérie envoie quatre avions humanitaires à Beyrouth    21 morts dans une attaque dans le nord du pays    Des pays émergents risquent l'insolvabilité    Belkecir, Zendjabil et les réseaux de la drogue    Le wali d'Annaba retire sa plainte contre Mustapha Bendjama    Un militant du hirak placé sous mandat de dépôt    Amar Chouaki, nouveau directeur général    L'artiste peintre Hadjam Boucif n'est plus    "Tu n'as pas seulement été mon avocate, mais une grande sœur"    Lire en Algérie, dites-vous !    US Tébessa : Le président Khoulif Laamri n'est plus    Aïn Charchar (Skikda) : La pastèque se cultive dans la zone d'activité industrielle    L'opposition irritée par la candidature de Ouattara à un troisième mandat    Production de la pomme de terre à Tébessa : Des prévisions pour plus de 1,3 million de quintaux    Mohamed Belkheiria, premier condamné à mort exécuté    «Celia Algérie» sollicite l'intervention du wali de Blida: Le blocage de l'usine de Beni Tamou perdure    Djezzy: Hausse des investissements et des revenus    Après Mme Dalila, Mme Maya, voilà Mme Sabrina : «arnaque-party ?»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Des mesures, mais pour quoi faire ?
LE GOUVERNEMENT FACE À LA SITUATION ECONOMIQUE
Publié dans Le Soir d'Algérie le 25 - 08 - 2019

Apparemment, ce n'est pas durant cette semaine qui s'annonce que l'on verra entrer en application une stratégie claire pour ne serait-ce que limiter les dégâts d'une politique économique qui n'en finit pas de montrer ses limites tant tous les indicateurs sont au rouge depuis bien avant que les Algériens aient décidé de se soulever pour exiger le départ du système qui a mené le pays dans l'impasse économique où il se retrouve.
Comme chaque fin de semaine désormais, l'agence officielle annonce la tenue d'une réunion du gouvernement sous la férule du Premier ministre pour passer en revue l'état des lieux, notamment sur les questions ayant trait à la situation économique du pays qui, il est vrai, prête à toutes les inquiétudes. C'est dans cette optique que le ministre des Finances a été invité, encore une fois, à présenter un exposé, mercredi dernier, sur les mesures à prendre pour la résorption du déficit de la balance des paiements en vue de préserver les réserves de change du pays. Question d'urgence majeure eu égard à la situation d'abord héritée du dernier gouvernement Ouyahia, qui a brillé par une non-gestion dont il devrait rendre des comptes, puis des premiers résultats des six mois de son exercice du pouvoir exécutif qui, sur le plan économique, suscite un tas d'interrogations, les solutions présentées par Noureddine Bedoui par le biais de son ministre des Finances et son pair du Commerce n'ayant pas le don de rassurer quiconque parmi les spécialistes des questions économiques.
L'on a appris, donc, par le biais de l'agence officielle que Mohamed Loukal a présenté un exposé — un autre — sur les mesures à prendre pour la résorption du déficit de la balance des paiements en vue de préserver les réserves de change du pays. Ainsi, il est dit que l'exposé par le ministre des Finances a porté sur les mesures pratiques engagées par les secteurs concernés en application des décisions adoptées par le gouvernement lors de sa réunion du 7 août, décisions relatives à la régulation du secteur des services, notamment à travers la consécration de la priorité à la flotte maritime nationale en matière de transport des importations de blé et de lait, et ce, à travers la signature d'une convention entre le Groupe de transport maritime (Gatma), l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) et l'Office national interprofessionnel du lait (Onil), et l'accélération de l'opération d'acquisition des nouveaux navires restant du programme d'investissement du groupe Gatma en parallèle à l'autorisation d'acquisition de conteneurs usagés pour réduire les coûts de transport.
L'état des lieux dressé par Mohamed Loukal a également porté sur le thème éculé des mesures prises et encore à prendre pour parvenir à la rationalisation des importations et la garantie du stock stratégique en blé tendre, notamment à travers le parachèvement du programme de réalisation de silos de blé sur tout le territoire national et la réorganisation de l'OAIC. On n'en saura pas plus sur ces fameuses mesures, mais il est certain que ce n'est pas en plein second semestre d'un exercice aussi trouble que l'on arrivera à remédier à quoi que ce soit, du moins pas à l'aide de «mesurettes», surtout lorsqu'on se retrouve face à un déséquilibre aussi flagrant qu'inquiétant de la balance commerciale du pays, dont les résultats à l'issue du premier semestre disent tout de la situation marquée, entre autres, par les désengagements des investisseurs et la panne dans la stratégie destinée à booster l'exportation, un des thèmes favoris du ministre du Commerce depuis l'année dernière notamment, et pour quels résultats ! Situation hautement alarmante, selon de nombreux économistes du pays dont l'avis ne semble pas trop peser pour que le Premier ministre les sollicite pour par exemple réfléchir comment en finir avec ce modèle économique qui absorbe plus de devises et qui ne permet pas, en contrepartie, à ses produits de se positionner sur les marchés internationaux, comme le faisait comprendre l'expert Mustapha Mekideche, la semaine dernière à travers le canal de l'APS, pour appuyer son argumentation sur les tares du modèle économique en vigueur avant de proposer l'idée consistant à «aller sérieusement vers des assises nationales sur l'économie, et ouvrir ce dossier loin de tout populisme ou toute surenchère, car une telle situation ne peut continuer».
Azedine Maktour


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.