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Histoire d'une ville, côté oued, côté jardin
« Bordj-el-Qantra ou Maison-Carrée d'El-Harrach », de Ahmed Karim Labèche
Publié dans Le Soir d'Algérie le 07 - 12 - 2019

Après la parution de 25 monographies illustrées relatives à certaines villes implantées dans le fahs ou l'outane, l'auteur Ahmed Karim Labèche nous invite cette fois-ci à la découverte de l'ancien El-Harrach, autrefois hameau établi dans un territoire chevauchant deux régions naturelles : le Sahel algérois et la Mitidja.
Déjà disponible à Alger, cette monographie illustrée, consacrée à la ville (ou village) d'El-Harrach, faisant partie de l'admirable et enrichissante collection de l'auteur, Ahmed Karim Labèche, sera prochainement mise en vente dans les librairies du pays. Basé sur une recherche monographique, ce corpus historique intitulé «Bordj-el-Qantra ou Maison-carrée d'El-Harrach», est une invitation à la découverte du passé campagnard d'une ville qui n'était à l'origine qu'un lieu d'escale des voyageurs avant qu'ils n'entament leur grand périple vers l'est du pays. A travers ce grand saut dans le passé, le lecteur pourra découvrir, tour à tour, l'origine de la dénomination d'El-Harrach, les quartiers qui s'y sont développés au fil du temps, ses grandes écoles, ses routes, ses ruisseaux, ses places, ses édifices publics, ses saints marabouts, ses cimetières, ses premières tribus, ainsi que son pont historique qui avait permis aux troupes, à différentes périodes, la traversée de l'oued El-Harrach. Cette étude monographique fournit une foule de renseignements particulièrement précieux sur l'ancien El-Harrach, jadis le seul point où on pouvait franchir la rivière sur un viaduc, érigé la toute première fois par des Romains. Dans son livre, l'auteur nous invite au cœur d'El-Harrach (Alger), promenant son travelling sur ce fameux pont qui a vu défiler une bonne partie de l'histoire de la cité : on apprend que les janissaires l'empruntaient régulièrement pour rejoindre leur caserne perchée en haut d'une colline, juste à l'endroit où, quelque temps plus tard, apparaissait le quartier de Belfort. Au fil du texte, nous découvrons que d'autres convois sont aussi passés par là, comme ceux des exilés qui partaient vers la Nouvelle-Calédonie, ou encore ceux des éleveurs et leurs troupeaux de vaches et de moutons qui convergeaient jadis, au milieu d'une atmosphère chargée de poussière, vers le marché du vendredi, le souk El-Djemâa. L'importance des faits qui se sont produits à El-Harrach et ses environs les siècles précédents a amené l'écrivain à consacrer un chapitre tout entier au célèbre cours d'eau d'El-Harrach. Effectivement, peu de gens connaissent la genèse de ce cours d'eau, qui a beaucoup fait parler de lui, non seulement lors des expéditions européennes qui ont été dirigées contre la Régence d'Alger, mais aussi et surtout pour son odeur fétide qui constituait, longtemps durant, la seule ombre au tableau.
Dans un autre chapitre, l'écrivain s'est attelé longuement à décrire l'histoire du haouch du grand marabout Sidi Oulid Adda qui a laissé place à une vaste enceinte fortifiée à laquelle les autochtones attribuaient le nom de Bordj-el-Qantra (la tour du pont), un véritable morceau d'histoire qui était devenu, en quelques années, l'emblème de toute la région. Des détails précis et surprenants y ont été révélés sur l'existence de cette citadelle qui fut érigée par les Ottomans au beau milieu d'une nature sauvage, dominant le paysage au point culminant d'une colline autrefois vierge, abritant désormais des villas séduisantes à l'architecture contemporaine. En somme, une monographie qui vaut le détour, notamment pour les étudiants et les historiens.
Kader B.


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