Importation des véhicules neufs : « une approche alliant simplification et efficacité est nécessaire », selon le Président (communiqué)    Barça : Les joueurs font la queue pour une photo avec Messi (Vidéo)    Man United : Greenwood signe un doublé face à Burnley    Responsable sahraoui : "Nous saurons faire face aux drones israéliens utilisés par le Maroc"    La Conférence de Bandung, début de la participation algérienne dans les fora internationaux    DGSN : installation de nouveaux chefs de Sûreté de wilayas    La phase de déploiement de la stratégie Sonelgaz-horizon 2035 sera bientôt entamée    Coronavirus: 156 nouveaux cas, 111 guérisons et 3 décès    Législatives du 12 juin: dernier délai pour le dépôt des dossiers de candidature, jeudi à minuit    Coupe de la Ligue : les matchs de mardi avancés à 15h30    Tribunal de Tipaza : Kamel Chikhi, dit «El Boucher», condamné à deux ans de prison ferme    Fédération algérienne de football : la passation de consignes Zetchi – Amara mardi    Vaccins anti-Covid : Les risques dus aux effets secondaires sont «négligeables», selon le Pr Mahiaoui    Enseignement supérieur : le recrutement direct des diplômés de doctorat «impossible », selon le ministre    Dangereuses menaces sur la Mosquée d'Al-Aqsa    «La présence de 1 588 containers en zones de stockage n'est pas logique»    Chranou explique les raisons du départ de l'entraîneur Sahraoui    Agressions contre le foncier public    Tadjine aux épinards    Les restaurants Errahma sont de retour    «Le Printemps berbère n'était pas venu spontanément»    Sale temps pour le Mouloudia    Des citoyens bloquent le centre-ville    Le scénario du groupe bancaire Crédit Agricole    Marche à Montréal pour célébrer le Printemps berbère    Forte mobilisation malgré le jeûne    L'Ahaggar, la bataille des territoires    Le Conseil de sécurité approuve le déploiement d'observateurs    Les Kabyles mettent le cap sur Garoua    Coronavirus: plus de 3 millions de morts dans le monde, course à la vaccination    Béchar : La pénurie du lait en sachet réapparaît    Théâtre régional de Mostaganem : Riche programme artistique et culturel    Fin de mission ou redéploiement ?    Dossier de la mémoire: «La pandémie est venue retarder les pourparlers»    Quand la vie se résume à un poème    El Tarf: Un riche programme culturel et artistique    L'Abef allège le recours au Credoc    À quoi joue la Turquie?    Plusieurs responsables américains interdits d'entrer en Russie    Le pic de l'inconscience    L'appareil sécuritaire toujours prêt face à la menace terroriste    «Les législatives sont un objectif stratégique»    Tebboune préside la réunion périodique    Renouvellement du bâtonnat de Boumerdès    «Nous souhaitons aller vers de nouveaux services»    Le premier martyr du Mouvement national    «El Aqaïd» de Abdelhamid Benbadis    Un cocktail culturel varié    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Incertitudes sur le rituel du sacrifice du mouton
A moins d'un mois de l'Aïd-El-Adha :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 05 - 07 - 2020

La célébration de la fête de l'Aïd-el-Fitr avait été particulière, celle de l'Aïd-el-Adha risque de l'être davantage. La situation épidémiologique caractérisée par une flambée des contaminations au Covid-19 va imposer la prise de décisions inédites. Si aucune n'a pour le moment été annoncée, la réflexion est bel et bien ouverte. Plusieurs pistes sont à l'étude, mais une certitude : le rituel du sacrifice ne pourra certainement pas être pratiqué comme de tradition dans les quartiers.
Nawal Imés- Alger (Le Soir)- A moins d'un mois de la célébration de l'Aïd-el-Adha , les incertitudes autour de sa possible célébration se transforment en quasi certitudes. La situation épidémiologique prévalant depuis quelques semaines a fini par emporter les espoirs de ceux qui se voyaient déjà égorgeant le mouton comme le veut la tradition.
Depuis quelques jours déjà, la question préoccupe autant les autorités sanitaires que ceux devant émettre un avis religieux sur la pratique du sacrifice du mouton. Pour plusieurs membres du comité scientifique chargé du suivi du Covid-19, le débat est tranché : la cérémonie du sacrifice du mouton telle que pratiquée chaque année est de l'ordre de l'impossible, même si la décision finale ne revient pas au dit comité. Les raisons ? Elle donne lieu à d'inévitables regroupements au cours desquels le respect de la distanciation physique est quasi impossible.
Difficile en effet de s'entraider sans qu'il y ait de contacts entre voisins. Pour l'Aïd el-Fitr, les autorités sanitaires avaient préconisé un confinement total, deux jours durant pour éviter les déplacements et les visites familiales. Pour l'Aïd-el-Adha , ces mesures s'avéreront insuffisantes puisqu'il s'agira de limiter les contacts au sein d'un même quartier ou de cités.
Pour le Dr Bekkat Berkani, membre du comité scientifique ,la question qui se pose est «est ce que les préparatifs peuvent se faire dans le respect de la distanciation physique ? Est-ce que les gens vont pouvoir acheter leurs moutons de manière ordonnée ? La réponse est non». Partant de ce principe, il estime que sur un plan purement épidémiologique, il n'est pas possible dans cette situation d'organiser la vente du mouton, considérant que «les marchés aux bestiaux sont de véritables foyers de transmission du virus».
Il tient néanmoins à préciser que le comité scientifique a pour vocation d'émettre des avis sur la situation sanitaire, à charge aux autorités religieuses de se prononcer.
Que comptent faire ces dernières ? Pour le moment, le comité chargé d'émettre des fetwas n'a encore émis aucune recommandation. Une source du ministère des Affaires religieuses assure que la réflexion est en cours pour arrêter une position. Le sujet est jugé «délicat». L'association des Oulémas musulmans semble moins frileuse à ce sujet.
Elle aura à se positionner publiquement sur le sujet, mais on sait d'ores et déjà qu'elle n'hésitera pas à appuyer les décisions des pouvoirs publics au regard du danger réel que constitueraient les regroupements au cours de l'Aïd-el-Adha.
Plusieurs scénarios sont envisageables à ce stade. Deux tendances s'affrontent pour le moment. La première consistant à tout simplement interdire le sacrifice du mouton. Une autre, plus conciliante et qui préconiserait plutôt d'imposer pour le sacrifice de l'Aïd des mesures visant à obliger les personnes ayant fait le choix de sacrifier le mouton, soit de le faire à l'intérieur des domiciles soit au niveau des abattoirs, où des mesures seront mises en place.
L'évolution de la situation épidémiologique dans les deux semaines à venir sera décisive pour la prise de décision.
N. I.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.