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Coupures d'eau récurrentes et prolongées, le ras-le-bol des citoyens
Oran
Publié dans Le Soir d'Algérie le 13 - 07 - 2020

Sans eau depuis 5 jours, 10 jours, voire 15 jours, à travers différents quartiers de la wilaya d'Oran, les citoyens n'en peuvent plus. Ils ne cessent d'exprimer leur mécontentement auprès de la Seor et exigent non seulement des explications mais surtout le rétablissement de la distribution du précieux liquide en ces temps de pandémie et de chaleur.
Hier, dimanche, par la voix de son directeur, M. Mohamed Berrahma, la Seor rassure ses abonnés et apporte son éclairage quant aux coupures de ces derniers jours. Lors d'un point de presse, il est mis en avant la dépendance de la wilaya d'Oran pour son approvisionnement en eau potable, auprès de trois stations. Actuellement, elle est alimentée à 80% à partir d'El-Mactaâ, de Kahrama et de Chatt-Hilal (Aïn-Témouchent), à hauteur de 560 00 m3. Le directeur explique que la perturbation a commencé le 16 avril lorsque la station d'El-Macata qui alimentait Oran et Mascara avec 440 000 m3 a réduit cette quantité à 360 000 m3 d'où l'adoption d'un programme de distribution à la nouvelle quantité. Est venue par la suite se greffer à cette diminution dans la production qui a impacté sur la quantité distribuée, une période obligatoire de maintenance des installations. Alors que cette opération devait en principe avoir lieu au mois de mars, la Seor a préféré la retarder en raison de la période de confinement et de la forte demande qui a augmenté en cette période de 15%.
«Ne pouvant retarder davantage les travaux d'entretien de ces installations, une date a été fixée le 4 juillet au 15 juillet, ce qui a engendré ces coupures». Et comme si cela ne suffisait pas, ces trois derniers jours, une panne est survenue sur la station de Aïn-Témouchent qui alimente Oran par 100 000 m3. Ainsi, Oran a connu une phase de perturbation générale. «Toutefois, précise le directeur de la Seor, ces coupures nous ont donné l'occasion de réaliser des travaux utiles à Sid-El-Mansour, mais aussi au niveau du couloir Mao et Gargar, ce qui a permis d'amener une quantité supplémentaire de
60 000 m3 pour la wilaya. En plus des travaux de renforcement à Sid-El-Bachir, Hai-Es-Sabah, Hai-El-Yasmine et la région d'Oued-Tlilat et AADL nouveau pôle urbain».
L'information tant attendue par les abonnés demeure sans nul doute le jour et l'heure où l'eau coulera à nouveau dans les robinets et surtout qu'ils n'auront plus à subir de nouvelles interruptions.
La réponse du directeur de la Seor se veut rassurante. «Depuis samedi, les choses se stabilisent et on remplit peu à peu les réservoirs. De ce fait, la distribution va s'améliorer. Dans 24h, l'alimentation en eau sera quotidienne chez 85% des ménages, 14% profiteront de l'eau entre 14 h et 16 heures par jour, 8% un jour sur deux.» Tout en présentant ses excuses, la Seor demande à la population plus de rationalité dans l'utilisation de l'eau, sachant que beaucoup ont acquis des piscines gonflables en ces temps où l'eau connaît non seulement un manque dans la production, mais aussi une forte demande l'été, augmentée par la crise sanitaire.
Amel Bentolba

«De temps en temps, des images chocs peuvent constituer un électrochoc»
En 11 jours, la wilaya d'Oran a connu une hausse vertigineuse des cas positifs au Covid-19, un constat établi par le docteur Boudaa, directeur de la DSP d'Oran, lors de son passage, hier dimanche, dans une émission radio, entrant dans le cadre de la sensibilisation contre la propagation du coronavirus dans la wilaya d'Oran. L'intervenant a fait savoir que depuis l'apparition des premiers cas à Oran, au mois de mars, 4% de ces derniers étaient venus de l'étranger.
A la mi-avril, dit-il, «nous n'avions plus enregistré de cas venus de l'étranger, nous sommes entrés dans les cas enregistrés sur le plan autochtone. Ces cas sont allés en augmentant. Au mois de mars, nous étions à 51 cas, au mois d'avril à 177... juin/juillet, c'est autre chose, le nombre de cas continue d'augmenter». Pour l'intervenant, il s'agit là d'un problème de sécurité sanitaire et il faut, dit-il, que les gens en prennent conscience et qu'ils replacent cette pandémie à sa place. Pour l'heure, ajoutera le DSP d'Oran, les moyens existent, le traitement est disponible en quantité suffisante, les capacités d'accueil sont prévues, mais tout cela ne peut mener à vaincre le virus sans la contribution de la population. Il ne comprend pas que certains citoyens donnent l'impression de vivre «sur une autre planète, un autre pays, c'est très grave de dire qu'il n'y a pas de coronavirus en Algérie, alors que les plus grandes puissances du monde, les Etats-Unis, la Chine et l'Europe ont subi des dégâts de ce virus qui continue d'en faire». Le docteur Boudaa rappelle également que l'économie mondiale est en panne et que les grands pays sont en récession, leur économie à genoux, les usines fermées. C'est alors que la question d'user ou pas d'images chocs de cas de personnes atteintes du coronavirus lui a été posée comme l'une des possibilités de sensibilisation. A cela, il dira, «Je suis pour la sensibilisation mais de temps en temps il faut utiliser quelques petites images chocs, car moi je vois les chiffres et lorsque je reçois l'acte de décès d'un patient mort d'une grippe en été, cela me peine». Toutefois l'utilisation de ces images chocs des cas de malades du Covid-19 ne doit pas se faire sans la préservation de la dignité du malade, insiste l'intervenant.
«La personne est diminuée et si ces images devaient être utilisées, cela doit se faire avec l'accord du malade et dans un but pédagogique et en tant qu'électrochoc».
A. B.


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