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La Cnas dit non, les syndicats insistent
Classification du Covid-19 maladie professionnelle
Publié dans Le Soir d'Algérie le 16 - 08 - 2020

Ni maladie professionnelle, ni accident de travail. C'est la réponse de la Cnas aux professionnels de santé au sujet de la classification du Covid-19. De nombreuses Directions de la santé publique ont saisi les directeurs des établissements hospitaliers pour leur notifier cette décision. Les syndicats du secteur maintiennent intactes leurs revendications. Le SNPSP saisit le président de la République, et le Syndicat des médecins libéraux demande audience au ministre du Travail.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Depuis plusieurs mois déjà, de nombreux syndicats du secteur de la santé réclament la classification du Covid-19 comme maladie professionnelle. La réponse ne leur est pas parvenue de la part du premier concerné, à savoir la Cnas, mais de manière indirecte.
Des DSP ont écrit aux gestionnaires des établissements publics pour faire référence à un courrier émanant de la Cnas et dans lequel il est dit que le coronavirus ne pouvait être considéré comme une maladie professionnelle, et que tout congé pris en raison d'une contamination devait être considéré comme un congé de maladie, avec certificat de maladie faisant foi.
Pourtant, il y a quelques jours, en recevant quatre syndicats du secteur (Snechu, SNPSP, SAP et SNML), le ministre de la Santé affirmait avoir déjà formulé une demande dans ce sens auprès du ministère du Travail, ajoutant que la doléance des syndicats fera l'objet d'une commission ad hoc. Depuis, plus de nouvelles.
Pourtant, assure le Dr Lyès Merabet, il s'agit d'une « question revêtant un caractère urgent ». Le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) explique : « Nous avons fait un écrit au Premier ministre, aux ministres de la Santé et du Travail avant de déposer un courrier au niveau de la présidence de la République pour soulever ce problème et bien d'autres, y compris le parcours de soins qui aurait dû être dédié au personnel de santé lorsqu'il est contaminé .» Il fait état de situations intenables rencontrées par le personnel de santé contaminé puisque, dit-il, « lorsqu'on est malade on est confiné 14 jours, puis on prolonge d'un mois dans certains cas, ce qui fait 45 jours ou plus sans salaires.
Les personnels de santé ne dépendent que de leurs salaires, et beaucoup de collègues ont été contraints d'arrêter le congé de maladie pour prendre leurs congés annuels, alors qu'on demande qu'ils puissent bénéficier d'un congé spécial et qu'ils gardent leur salaire tout en reconnaissant la maladie comme maladie professionnelle .»
Hormis la bureaucratie, dit-il, rien n'empêche le gouvernement d'agir dans ce sens, comme l'ont fait de nombreux pays qui ont reconnu le Covid-19 comme maladie professionnelle. Même revendication du côté du Syndicat national des médecins libéraux (SNML) qui a introduit une demande afin que le Covid-19 soit inscrit comme maladie professionnelle et indemnisable, considérant qu'à « situation exceptionnelle, loi exceptionnelle ». Une demande d'audience a été déposée au niveau du ministère du Travail.
Le Syndicat national algérien des psychologues (Snapsy) appelle également à une intervention du Premier ministre pour clarifier la situation, s'étonnant que le personnel de santé, contaminé pendant l'exercice de ses fonctions, ne puisse pas bénéficier de protection.
Sur le plan des textes, la classification des maladies professionnelles est régie par la loi 83-13 du 2 juillet 1983.
Dans son article 63, il est dit que « sont considérées comme maladies professionnelles, les intoxications, infections et affections, présumées d'origine professionnelle particulière ».
L'article 64 précise que « la liste des maladies présumées d'origine professionnelle probable, ainsi que la liste des travaux susceptibles de les engendrer et la durée d'exposition aux risques correspondant à ces travaux, seront fixées par voie réglementaire ».
N. I.


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