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Le coup de gueule de Tebboune
Il ordonne une enquête sur les inondations
Publié dans Le Soir d'Algérie le 10 - 09 - 2020

C'est un Abdelmadjid Tebboune en colère qui a réagi aux ravages causés par les pluies diluviennes de ce mardi 8 septembre dans certaines grandes villes du pays, dont la capitale : routes coupées, trémies inondées, etc. Trop, c'est trop.
À chaque fin de saison estivale, le même scénario se répète avec les conséquences que nous lui connaissons : énormes pertes matérielles, pire, des victimes emportées par les eaux furieuses, des familles endeuillées. Le chef de l'Etat est interpellé, il veut tout savoir sur les responsables de ces catastrophes, et ordonne des enquêtes pour déterminer les causes et situer les responsabilités.
C'est la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) qui est chargée d'enquêter, nous apprend un communiqué émis, mardi, par la présidence de la République, sur «l'élévation anormale des eaux de pluie dans certaines routes et trémies dans le pays». Mais s'il est aisé d'arriver très vite à savoir que le curage des avaloirs – à temps — est négligé, ce n'est là que la partie apparente des principales causes des inondations. Ce problème qui ne date pas d'aujourd'hui est récurrent et tend à prendre un caractère cyclique. Si les médias crient à l'unisson aux dangers induits par ces pluies somme toute saisonnières, cela ne nous épargne pas de nouveaux malheurs.
Alger, la capitale, vitrine du pays, subit de façon régulière la colère des éléments. «Alger noyée» est le titre qui revient à chaque fois, c'était le cas en 1980. Cela a valu à feu Chadli Bendjedid et à la délégation qui l'accompagnait de quitter précipitamment El-Asnam (aujourd'hui, Chlef), où ils étaient venus s'enquérir des conséquences du séisme dévastateur. Mais c'est sans doute la catastrophe des inondations de Bab-El-Oued en 2001 qui auront marqué le plus les esprits au vu des dégâts humains et matériels causés.
Le président du moment, Abdelaziz Bouteflika, qui avait réagi avec beaucoup de retard, invoquait en vain la fatalité. Il n'échappa pas à la grogne populaire et aux virulentes attaques quant à sa responsabilité et celle de son gouvernement. Et ce n'est pas tout, car la même année, c'est au tour d'El-Bayadh de connaître ce type de drame, puis Sidi-Bel-Abbès (2006), Ghardaïa (2008). Dès lors, que peut-on attendre des enquêtes diligentées par la DGSN dans la mesure où cela relève de la gestion des structures de base de l'Etat et, notamment, les collectivités locales. Il ne faut pas se voiler la face, tout le pays est mal géré, en pilotage à vue. De nombreuses études et des thèses de doctorat ont été consacrées à ce fléau qui frappe les villes. Et à ce propos, on a oublié d'accorder suffisamment d'attention à la gestion des grandes ou des moyennes agglomérations. L'explosion démographique doublée d'une croissance anarchique des villes ont défiguré le paysage urbain. Les constructions, à tout-va, de nouvelles cités et résidences sont faites au mépris des infrastructures sanitaires indispensables. Les réseaux d'assainissement hérités de la période coloniale s'avèrent complètement dépassés, quand ils ne sont pas tout simplement obsolètes. Leur mauvaise gestion préfigure des calamités dans les régions nord au climat capricieux, avec ses bourrasques soudaines et ses pluies diluviennes brèves mais abondantes. La décennie noire suivie de 20 ans de règne de l'ancien Président ont produit l'innommable pour notre cadre de vie : des villes sales voire repoussantes, absence totale de civisme, les routes sont devenues des poubelles.
Des chantiers aux travaux inachevés laissent un amoncellement de sable, de briques cassées qui signent la mort des avaloirs. Au vu et au su de tout le monde, des responsables en particulier. «Cachez-moi ces horreurs que je ne saurai voir !» Ainsi, des cités, à chaque épisode de pluies, se transforment en patinoires au grand dam des résidents : caves inondées, routes défoncées et impraticables. Un quartier de la cité du 5-Juillet – rue parallèle au bureau de poste sur 300 m –, est régulièrement recouvert par la boue et les eaux stagnantes. Les avaloirs sont obstrués du fait des travaux de construction d'un splendide groupe scolaire. L'on s'attend au pire avec l'entrée de plain-pied de l'hiver. À plusieurs reprises, des doléances ont été transmises à l'APC de Bab-Ezzouar.
En vain. Il est temps qu'en haut lieu, on mette chacun devant ses responsabilités. Les collectivités locales et leurs élus ne peuvent indéfiniment se cacher derrière le manque de moyens. il y a des responsabilités à assumer, car Ils risquent de connaître le sort des responsables d'Algérie Télécom, de Seaal et de l'Algérienne des eaux (AE). Le toilettage ne doit pas s'arrêter là. Il ne s'agit pas aussi d'opérations main propre. C'est de la relation au travail et à la responsabilité dont il s'agit. Un travail en profondeur qui doit aller au-delà des mesures conjoncturelles. C'est là, le défi !
Brahim Taouchichet


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