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Même la précarité choisit ses victimes !
Publié dans Le Soir d'Algérie le 03 - 12 - 2020

Les prédateurs qui logent, gracieusement, en prison, pour avoir vidé les caisses du pays, dans une impunité totale, jusqu'à ce que le tonique Hirak sonne le glas de leur disgrâce, puisent-ils dans le temps consacré aux lamentations pour repenser aux crimes commis contre le pays ? Que ressent-on face à la gestion désastreuse imposée aux Algériens mais dont on refuse de reconnaître les effets, convaincus d'avoir plutôt servi leurs intérêts ?
Les exemples d'injustice sont innombrables. Comme celui d'avoir, un jour, à l'approche du Ramadhan, contraint ceux qui espéraient une aide de leur mairie de prouver qu'ils étaient pauvres. On les a, du coup, poussés à ne plus se montrer et encore moins à réclamer. «Comme si les mieux nantis avaient du temps à perdre à venir réclamer une aide», confiait, amère, une mère de famille, fragilisée par la vie. Elle qui en avait tellement besoin mais pas au point de subir l'humiliante contrainte de faire confirmer, par autrui, son mal à joindre les deux bouts.
Produire une attestation, la faire signer par des témoins et approuver par une structure officielle qui autorisera ou non l'aide à fournir au demandeur concerné.
La précarité et l'humiliation vont de paire avec l'absence de revenus. Pour se servir, sans avoir l'air de le faire, dans un budget, en principe réservé aux citoyens qui peinent à boucler les fins de mois, qui ne savent pas ce qu'est un revenu, ou même une fin de mois et un salaire, l'astuce était toute trouvée. On sait tout sur la direction que prennent les paniers du Ramadhan destinés aux foyers dans le besoin, sur les fausses factures et les montants gonflés à l'excès.
La presse en parle chaque année. Mais jamais aucun article n'a inquiété ces hauts responsables qui ont excellé dans le détournement des sommes hallucinantes dont ils ont privé un nombre impressionnant de foyers qui ne savent plus quelle aide solliciter. Comment remettre sur pied un pays mis en coupe réglée, récupérer les belles compétences devenues les otages d'institutions poussives, fermées aux attentes d'une Algérie longtemps gérée comme un territoire d'abord privatisé puis frappé d'incessibilité ?
M.B.


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